Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404083

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a jugé que la décision de refus de la Maison Départementale des Personnes Handicapées de l'Eure était légale, car l'état de la requérante, dont le périmètre de marche est d'environ 200 mètres, ne remplissait pas le critère légal d'un périmètre inférieur à 200 mètres exigé par l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIES

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404231

Sujet principal : Recours contre des décisions de mise en recouvrement d'indu de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles, prime d'activité). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette les requêtes, considérant que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les décisions étaient suffisamment motivées. Textes appliqués : Code de l'action sociale et des familles (notamment articles R. 262-5 et L. 262-46) et Code de justice administrative (article L. 761-1).

Avocat : DESFARGES

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500223

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la remise d'indus de prestations sociales (RSA, prime d'activité et primes exceptionnelles). La juridiction a jugé que les indus, résultant de fausses déclarations réitérées de ressources, excluaient la bonne foi de la requérante et rendaient inopérante sa situation de précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui régissent la récupération et la remise possible des paiements indues de RSA.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502528

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, rejette l'opposition formée par Mme B... A... à une contrainte émise pour le recouvrement d'indus de prime d'activité. Le tribunal rappelle que, si l'opposition à la contrainte elle-même n'est pas soumise à un recours administratif préalable, le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu devant le juge que s'il a préalablement exercé un recours auprès de la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En l'espèce, la requérante n'ayant pas démontré avoir exercé ce recours administratif obligatoire, le juge ne peut examiner le fond de ses arguments sur la régularité des indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502660

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du département du Calvados lui réclamant le remboursement d'indus de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que l'organisme payeur avait respecté son obligation d'information préalable en vertu de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, permettant à l'allocataire de discuter les éléments retenus contre lui. Il a également estimé que les règles de calcul et de recouvrement des indus, prévues notamment aux articles L. 553-2 et D. 553-1 du même code, avaient été correctement appliquées au cas de l'intéressé.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503146

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de remise d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière du requérant, malgré des charges importantes, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale relatifs à la récupération et à la possible remise des paiements indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503239

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'enrochement Pignochet à Saint-Jean-le-Thomas. L'expertise, demandée par la communauté d'agglomération Mont Saint-Michel Normandie, vise à déterminer l'origine des désordres de l'ouvrage et son impact sur l'érosion côtière, dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction au regard de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARC

24 mars 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400134

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande principale de Mme C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Haute Comté pour des fautes médicales présumées lors de l'accouchement de son fils. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'expertise de la commission de conciliation et d'indemnisation, étaient suffisants pour statuer sans ordonner une nouvelle expertise. Les conclusions subsidiaires dirigées contre l'ONIAM ont également été rejetées, le tribunal considérant que les conditions d'indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas remplies.

Avocat : TAMBURINI-BONNFOY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600573

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension en référé présentée par un agent hospitalier contestant le refus de reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la baisse de rémunération et la demande de remboursement, et qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie.

Avocat : BREY CELINE

24 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504604

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative (référé-mesure). **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile pour éclairer les conditions de la prise en charge médicale et les préjudices subis, dans la perspective d'un litige en réparation qui n'est pas manifestement insusceptible de relever de la compétence administrative. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : COHEN-TAPIA

24 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303050

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une praticienne hospitalière visant à annuler le refus du CHU de Bordeaux de lui restituer des documents personnels et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé ses conclusions en annulation irrecevables, la restitution ayant déjà eu lieu avant l'introduction de la requête, les privant ainsi d'objet. Sur le plan indemnitaire, il a estimé que le préjudice allégué, lié à la perte d'œuvres et de données, n'était pas établi et que le CHU n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.

Avocat : LE PRADO

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306002

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande d'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de rétablissement d'un chemin rural et d'une demande d'indemnisation. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de la requête concernant un chemin d'exploitation, relevant de la compétence du juge judiciaire en vertu de l'article L. 162-2 du code rural et de la pêche maritime. Il a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de demande préalable et a annulé la décision implicite de rejet, enjoignant au maire de statuer à nouveau sur la demande de rétablissement du chemin rural.

Avocat : LEVI - EGEA - LEVI

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306325

Sujet principal : Recours en indemnité d'une fonctionnaire estimant avoir subi un préjudice du fait de son absence de promotion au grade d'ingénieur divisionnaire pour l'année 2022, en raison de l'application d'un critère de date pour sa mobilité. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux. Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de Mme A..., considérant que l'administration n'avait pas commis de faute dans l'établissement du tableau d'avancement et que l'agent ne justifiait pas d'une perte de chance réelle de promotion pour l'année litigieuse. Textes appliqués : Code général de la fonction publique (notamment les articles relatifs à l'avancement et à la mobilité) et Code de justice administrative (pour la procédure et l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).

Avocat : SELARL BESTAUX BONVOISIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306838

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un litige contractuel opposant la société HEBRAS GARCIA à l'EHPAD des Coteaux, suite à la résiliation pour motif d'intérêt général d'un marché public de travaux. Le tribunal a rejeté la demande principale d'indemnisation de l'entreprise, considérant que la résiliation était régulière et que l'indemnité forfaitaire prévue par l'article 46.4 du CCAG Travaux s'appliquait. La décision s'appuie sur les stipulations du Code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés de travaux.

Avocat : SELARL CADRAJURIS

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203653

Le Tribunal Administratif de Grenoble a jugé une requête en annulation de titres de perception de la taxe d'aménagement. L'association requérante, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, invoquait une exonération au titre d'association cultuelle construisant un lieu de culte, fondée sur les articles L. 331-7 et R. 331-4 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, la déclarant irrecevable pour défaut de délai, le recours ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant le rejet implicite de sa réclamation préalable.

Avocat : SELARL AVOCATS ROLL

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510567

**Sujet principal** : Demande d'une nouvelle mesure d'expertise médicale dans le cadre d'un recours indemnitaire pour aggravation de l'état de santé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande en ordonnant une expertise médicale complémentaire, estimant qu'elle est utile pour réévaluer les préjudices liés à l'aggravation de l'état de santé de la requérante depuis une précédente expertise de 2016. Il rejette en revanche la demande de provision de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 532-1 (prescription de mesures d'instruction utiles), R. 621-1-1 (désignation d'un magistrat chargé de l'expertise), R. 621-2 et R. 621-13 (règles de procédure et frais d'expertise) du code de justice administrative. La mission de l'expert se réfère à la nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices.

Avocat : LAURENT

24 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511397

Le Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés) a rejeté la demande d'expertise présentée par la société SASU CDG. Le juge a estimé que la société n'avait pas justifié l'utilité d'une telle mesure à ce stade, alors qu'une instance au fond était déjà engagée sur le même litige fiscal. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 621-1-1 du code de justice administrative, qui régissent les mesures d'instruction en référé.

Avocat : SELAS RTA AVOCATS

24 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206294

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de requérants estimant avoir subi un préjudice du fait du refus initial de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a jugé que le délai d'examen de la demande par le consulat n'était pas anormalement long et n'était donc pas constitutif d'une faute de l'État. Il a également estimé que les préjudices matériel et moral allégués n'étaient pas établis de manière certaine et directe. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : POLLONO

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309903

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné une demande en responsabilité de l'État suite au refus illégal de visas de réunification familiale pour les enfants d'une réfugiée. Le tribunal a retenu la faute de l'administration, engageant sa responsabilité à compter du premier refus implicite du 18 juin 2020. Il a cependant rejeté la demande d'indemnisation au principal, estimant que les requérants n'avaient pas apporté la preuve d'un préjudice certain résultant directement de cette illégalité, conformément aux principes généraux du droit de la responsabilité administrative.

Avocat : PRONOST

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311117

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, l'omission de déclarer deux enfants étant constitutive d'une fausse déclaration. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation pour refuser une naturalisation en cas de renseignements défavorables sur le comportement du postulant.

Avocat : SELARL 333

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13