Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410537
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juridiction a jugé que le silence de la préfecture du Val-de-Marne méconnaissait les articles L. 424-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas contesté que l'intéressé remplissait toujours les conditions. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410547
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par la préfète du Val-de-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant marocain. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERREBI-WIZMAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410598
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés (défaut d'examen particulier, insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve que son état de santé, à la date de la décision, remplissait les conditions strictes prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413619
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant congolais sur le fondement de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que le requérant, majeur depuis moins d'un an, justifiait d'une résidence habituelle en France depuis l'âge de cinq ans avec sa mère, remplissant ainsi les conditions légales. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Avocat : NGELEKA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602178
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 17 février 2026, considérant que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte l'ensemble des éléments de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment l'existence de son enfant français et sa qualité de travailleur handicapé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602289
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale, car le requérant, interpellé pour détention de stupéfiants, ne pouvait justifier d'un séjour régulier en France, ce qui constitue un cas prévu par l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'assignation à résidence et à la proportionnalité des mesures, ont été écartés sans qu'il soit nécessaire de les examiner.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602301
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de M. A... visant à suspendre et à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requête est jugée irrecevable car elle présente conjointement des conclusions en annulation et en suspension, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge estime par ailleurs que le moyen tiré d'une prétendue irrégularité de notification n'est pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, appliquant les articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
Avocat : LAMIRAND
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601190
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture provisoire d'un salon de coiffure. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition nécessaire pour prononcer une mesure de suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation de l'État aux frais est également rejetée, conformément aux dispositions de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : HOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515724
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision, qui se référait expressément aux critères légaux, était suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600219
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) prononcé par l'OFII. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle du demandeur d'asile, qui avait refusé une orientation en région. La décision s'appuie sur les articles L. 551-9, L. 551-3 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600407
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance des droits de la défense. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601355
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un référé-suspension concernant l'opposition du maire de Saint Jeannet à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. Le juge a ordonné la suspension de l'arrêté municipal, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant au motif tiré du principe de continuité de l'urbanisation en montagne, inapplicable aux réseaux de communications électroniques selon l'article L.122-3 du code de l'urbanisme. La décision s'appuie sur les articles L.521-1 et L.511-2 du code de justice administrative.
Avocat : KATAM Avocats
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601383
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision municipale s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation d'une pergola. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, n'était pas caractérisée en l'espèce, les arguments de la société (échéance fiscale et atteinte à la valorisation du bien) n'étant pas suffisants. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600176
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté attribuant des autorisations de transport sanitaire. La requête, présentée par sept sociétés d'ambulances, a été jugée irrecevable car elle ne respectait pas la procédure de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, faute d'avoir joint une copie de la requête au fond. En conséquence, le juge n'a pas examiné le fond des arguments relatifs à l'urgence ou à la légalité de l'arrêté contesté.
Avocat : OSCAR LUANA
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600193
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la demande de suspension en référé de la société S.C.T.I. visant l'arrêté préfectoral retirant son autorisation de transporteur. La juridiction constate que la requête est irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de la demande.
Avocat : OSCAR LUANA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600444
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la qualification de menace grave à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300076
**Sujet principal** : Recours contre la décision de l'Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG) limitant à 6 000 euros une aide financière attribuée à un enfant de harki. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, estimant que la décision de l'ONaCVG n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. L'administration a légalement pris en compte la situation personnelle du requérant, la durée de son séjour en camp de forestage, ses ressources et la limite des crédits budgétaires alloués. **Textes appliqués** : Décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 instituant le dispositif d'aide, et instruction interne de l'ONaCVG définissant ses modalités d'application.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300581
Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC. Le tribunal a constaté que la carte avait finalement été délivrée au requérant le 31 janvier 2023, avant même l'enregistrement de sa requête. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci étant devenue sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code des transports relatives à la délivrance des cartes professionnelles.
Avocat : PELGRIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300934
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'effacement du fichier FINIADA. Le tribunal estime que l'administration, saisie d'une demande de levée d'inscription alors que l'intéressé faisait toujours l'objet d'une interdiction de détention d'armes, était en situation de compétence liée pour la rejeter. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, notamment l'article L. 312-16, qui impose l'inscription au FINIADA en cas d'interdiction.
Avocat : IKHLEF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301123
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de l'agent public qui demandait l'annulation du refus d'indemnisation pour harcèlement moral et la condamnation de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à verser 62 660 euros. Le tribunal a jugé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'existence de faits répétés de harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique). Il a également estimé que les préjudices allégués (psychologique, de carrière et financier) n'étaient pas démontrés ou n'étaient pas imputables à une faute de l'administration.
Avocat : LAZAUD