Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301914

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable à une formation d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le CNAPS, en se fondant sur une enquête administrative révélant plusieurs mises en cause pour des faits de violence et d'outrage, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant le comportement de l'intéressé incompatible avec l'exercice de cette profession. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : TAGUELMINT

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302115

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision de la métropole Aix-Marseille-Provence mettant fin à la prise en charge des arrêts de travail d'un agent et fixant son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) à 5% suite à un accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation concernant la fixation du taux d'IPP à 5%, estimant que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'appuyant sur l'expertise médicale. En revanche, il annule la décision en tant qu'elle met fin à la prise en charge des arrêts de travail, car l'administration n'a pas motivé cette partie de sa décision. **Textes appliqués** : Décret n°2005-442 du 2 mai 2005 relatif à l'allocation temporaire d'invalidité (articles 2 et 6) et principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation de motivation des décisions individuelles défavorables.

Avocat : RIFFARD

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302560

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société RJBA visant à annuler le refus de transfert de son officine de pharmacie. Le tribunal a jugé que l'arrêté contesté, pris par le directeur général adjoint de l'ARS PACA agissant par délégation, était régulier en la forme. Sur le fond, il a estimé que le transfert, en modifiant substantiellement la localisation de l'officine, ne répondait pas aux conditions légales prévues par les articles L. 5125-3 et suivants du code de la santé publique pour garantir la desserte pharmaceutique de la population.

Avocat : SCP AMIEL - SUSINI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302624

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute d'un accident de service. L'agent, victime d'un accident reconnu imputable en 2019, demandait cette reconnaissance pour un arrêt de travail en 2022. Le tribunal a annulé la décision municipale, considérant qu'une rechute, en tant que conséquence exclusive de l'accident d'origine, ouvre droit à la prise en charge par l'administration. La solution s'appuie sur les articles 57 de la loi du 26 janvier 1984 et 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, ainsi que sur la jurisprudence relative aux rechutes.

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302965

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus du maire d'abroger un titre exécutoire émis pour le recouvrement de frais de relogement. Le tribunal estime que la requérante ne démontre pas de changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de l'acte, condition nécessaire pour obtenir son abrogation sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont écartées.

Avocat : BOUTEILLER

18 mars 2026• 8è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302970

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande d'abrogation d'une interdiction administrative de détenir des armes et de son inscription au FINIADA. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue d'abroger la décision de 2018, car l'interdiction prononcée par le préfet, fondée sur l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure (condamnation à une peine d'interdiction de détenir une arme), demeurait légale malgré l'expiration de la peine judiciaire de trois ans. La juridiction a ainsi considéré que les conditions légales pour une abrogation, prévue par l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, n'étaient pas remplies.

Avocat : CAVIGLIOLI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303225

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale visant à annuler les décisions la plaçant en congé de maladie ordinaire et à demi-traitement, et à obtenir la reconnaissance d'une invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que l'avis du conseil médical, qui fixait la date de consolidation de son état de santé suite à un accident reconnu imputable au service, n'était pas entaché d'irrégularité et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés pour invalidité temporaire imputable au service.

Avocat : NOÛS AVOCATS

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310529

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de Mme C... B... visant à annuler plusieurs arrêtés la plaçant en congé de maladie ordinaire et à obtenir l'application du régime des accidents de service. Le tribunal a jugé que les arrêtés contestés, fondés sur des décisions antérieures fixant la date de consolidation de son état de santé, n'étaient pas entachés d'illégalité, notamment au regard des vices d'incompétence, d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de procédure invoqués. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et aux accidents de service.

Avocat : LAZAUD

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508322

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d'une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, respectait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au conseil du requérant.

Avocat : PITIOT

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509527

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que l'arrêté, pris par une autorité compétente par délégation, est suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il considère également que l'administration a procédé à l'examen particulier de la situation du requérant, notamment de ses liens familiaux.

Avocat : ZOUAOUI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509531

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant l'éloignement d'un ressortissant marocain. La juridiction a retenu que le requérant, présent en France depuis plus de dix ans depuis son entrée à l'âge de 13 ans et intégré dans la famille de sa sœur par un acte de kafala, bénéficiait d'une protection au titre de sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de l'intensité de ses liens en France.

Avocat : GONAND

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509536

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car tardif, considérant que la notification de l'arrêté était régulière malgré les allégations d'un dysfonctionnement postal. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de recours.

Avocat : GONAND

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509539

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant vietnamien. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant la situation personnelle du requérant, justifiant d'une présence continue en France et d'une vie familiale stable avec une conjointe titulaire d'un titre de séjour et un enfant né en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

Avocat : PACCARD

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509540

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement. La juridiction a jugé que l'arrêté était régulièrement signé par un fonctionnaire délégataire et que le requérant, en ne justifiant plus d'un droit au séjour, pouvait légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 234-1, L. 251-1 et L. 251-2.

Avocat : GONAND

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509542

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant libanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet du Nord. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le requérant, dont le contrat de travail avait pris fin, ne justifiait plus d'une situation régulière au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601957

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des désordres (dysfonctionnement de la régie son) affectant la salle des fêtes de Miramas suite à des travaux de réhabilitation. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action future au fond. L'expertise contradictoire impliquera la commune et les différentes entreprises ayant participé aux travaux pour déterminer les causes, les solutions et l'évaluation des préjudices.

Avocat : SCP FOURNIER & ASSOCIES

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602316

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone à partir du 10 décembre 2024. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer une future action en réparation de préjudices liés à des complications post-opératoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602463

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger la requérante, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 200 euros au titre du préjudice, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHAMPEAU

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602617

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant tunisien, invoquait l'urgence due à sa précarité administrative et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que l'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valide couvrant la période litigieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602666

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un étudiant mexicain demandant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour et lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née au terme du délai de 90 jours prévu par les articles R. 422-5 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La demande d'indemnisation est également écartée car elle n'entre pas dans le champ des mesures provisoires du référé prévu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

18 mars 2026