Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603096
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un rejet de visa pour regroupement familial. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (dont la motivation de la décision et le respect de la vie privée) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : SOUIDI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603158
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant tunisien en vue de son éloignement. Le juge estime que les modalités de l'assignation (périmètre, obligation de pointage quotidien et plage horaire de présence au domicile) sont adaptées, nécessaires et proportionnées à l'objectif de garantir le respect de la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 733-1, L. 733-2 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEDJBER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603449
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un demandeur d'asile syrien en vue de son transfert vers la Croatie. La juridiction estime que la décision, fondée sur l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est régulière, suffisamment motivée et proportionnée, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut d'examen individuel, illégalité du transfert) ne sont pas fondés. Le tribunal écarte également le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603451
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que les modalités de cette mesure (interdiction de quitter Nantes, obligations de pointage et d'astreinte à domicile) étaient adaptées, nécessaires et proportionnées à l'objectif d'assurer l'exécution de son obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 733-1, L. 733-2 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : POINSIGNON D
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603485
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité des décisions préfectorales. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LARGY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603486
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la CEDH, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. Par conséquent, sans avoir à examiner la condition d'urgence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LARGY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603491
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un refus de renouvellement de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions préfectorales attaquées. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LARGY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603685
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite d'enregistrement d'une demande de titre de séjour et de délivrance d'un récépissé. Le juge a constaté que le préfet avait pris une décision expresse de rejet postérieurement à l'introduction de la requête, rendant ainsi la demande de suspension sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en suspension et en injonction, et a rejeté la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre des frais irrépétibles.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300217
**Sujet principal** : Recours en annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par la commune de Saint-Cyr-sur-Loire, pour la construction d'une maison individuelle, pour des motifs de non-conformité au droit de l'urbanisme. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler les permis de construire contestés. Il estime que les moyens soulevés par les requérants (voisins) ne sont pas fondés, notamment ceux relatifs au raccordement aux réseaux, à l'implantation en zone d'aléa ou en pente, et au respect du plan local d'urbanisme (PLU). **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 431-9, R. 111-2, R. 111-11, ainsi que sur les règles du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
Avocat : CABINET CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401104
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de production de la décision attaquée, en application des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa requête, n'avait pas produit l'arrêté du 15 mars 2024 dans les délais impartis.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401586
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil (CMA). Le tribunal a jugé que la décision était légale, car Mme A... n'avait pas fourni les informations nécessaires à l'instruction de sa demande d'asile, malgré une mise en demeure, ce qui constitue un motif légal de cessation des CMA au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également considéré que l'absence d'évaluation de vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-1 du même code, n'était pas constitutive d'une illégalité dans ce cas.
Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401706
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 mars 2024 refusant son titre de séjour "Vie privée et familiale" et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que son PACS, conclu alors qu'elle était en situation irrégulière, ne créait pas un droit au séjour et que son éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ATTALI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402070
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié" et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé la décision du préfet du Cher, estimant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et des difficultés de recrutement dans le métier et la zone concernés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1 et L. 421-4) et de l'arrêté du 21 mai 2025 sur les métiers en tension.
Avocat : LARMANJAT
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600434
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a enjoint au préfet de délivrer un rendez-vous à la requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée, de sa présence prolongée sur le territoire depuis 2016 et de sa situation familiale. La décision s'appuie sur la jurisprudence relative au droit pour un étranger de voir sa situation examinée dans un délai raisonnable.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509534
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que ce refus, au regard des liens familiaux stables et anciens du requérant (mariage et deux enfants nés en France), portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOCHNAKIAN & LARRIEU-SANS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509541
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé les arrêtés préfectoraux du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants albanais. Le juge a retenu que l'arrêté était insuffisamment motivé, notamment en ne justifiant pas pourquoi la situation des requérants ne permettait pas la délivrance d'un titre de séjour, et qu'il n'établissait pas la compétence de son signataire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603464
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'une étudiante algérienne demandant l'injonction au préfet de délivrer un document provisoire de séjour ou de statuer sur son renouvellement. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande, formulée en septembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet au plus tard en janvier 2025. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative qui interdit au juge des référés de faire obstacle à une telle décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603849
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-liberté concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600362
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté municipal du 19 décembre 2025 qui n'avait pas opposé d'opposition à la création d'une aire de camping agricole. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, relatifs notamment au non-respect des règles d'urbanisme et de consultation, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600785
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un campement illégal de gens du voyage installé sur un parking relais appartenant au domaine public de la commune de Beaune. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au regard des risques pour la salubrité, la sécurité publiques et l'environnement, l'occupation ne faisant l'objet d'aucune contestation sérieuse. La juridiction a cependant déclaré irrecevable la demande de la commune visant à être autorisée à requérir le concours de la force publique, estimant que cela n'entrait pas dans le cadre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative sur lequel elle fondait sa décision.