Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309289

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande au regard de l'insuffisance des ressources de la requérante. La décision attaquée est donc légale.

Avocat : SCP RIVIERE & GAULT ASSOCIES

18 mars 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310299

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la décision initiale contestée a été définitivement retirée et remplacée par un classement sans suite, lequel a été légalement prononcé en application de l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, l'intéressé n'ayant pas produit les documents exigés dans le délai imparti.

Avocat : HELEINE

18 mars 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310844

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'insuffisance des ressources professionnelles du requérant pour apprécier son degré d'insertion, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles du code civil et du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions d'octroi de la naturalisation.

18 mars 2026• 5ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413057

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, estimant que la motivation était suffisante et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle. Il a également considéré, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet disposait d'un large pouvoir d'appréciation pour refuser une régularisation au titre de considérations humanitaires ou exceptionnelles, pouvoir dont il n'avait pas fait un usage entaché d'erreur manifeste.

Avocat : T. G. MAFOUA-BADINGA

18 mars 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603067

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un référé-suspension contre le refus de délivrance d'un visa long séjour. Le juge constate que l'administration a donné instruction de délivrer le visa sollicité avant son prononcé, rendant la demande de suspension sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais l'État est condamné à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : DANET

18 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603257

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa. Le sujet principal est devenu sans objet car l'administration a, postérieurement à la requête, donné instruction de délivrer le visa sollicité. Le juge applique les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et met à la charge de l'État des frais de procédure au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : DANET

18 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601319

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que les décisions litigieuses (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) n'étaient entachées d'aucune illégalité. Le tribunal a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que la procédure suivie était régulière et que les mesures étaient justifiées par la situation de l'intéressé.

Avocat : DIOP

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501882

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que son état de santé (polyarthrite rhumatoïde, gonarthrose, discopathie) ne remplissait pas les critères légaux, car son périmètre de marche n'était pas établi comme inférieur à 200 mètres et qu'elle ne nécessitait pas systématiquement d'aide humaine pour ses déplacements extérieurs. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600324

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir de la requérante visant l'annulation d'une décision de la commission de médiation. Le juge a estimé que la commission avait légalement rejeté la demande de logement au titre du droit au logement opposable (DALO), car la requérante, déjà locataire d'un logement social, ne se trouvait pas dans l'une des situations d'urgence prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande relevait ainsi d'une procédure de mutation interne à traiter avec son bailleur et non du dispositif DALO.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600489

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de logement au titre du Droit au Logement Opposable (DALO) et l'injonction à la préfète de lui attribuer un logement. Le juge a estimé que la commission de médiation avait légalement rejeté la demande, car l'ensemble des membres du foyer (son épouse et son fils majeur) ne remplissait pas les conditions de séjour régulier et de résidence permanente exigées par les articles L. 300-1, R. 300-2 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande de condamnation de l'Etat aux dépens a également été rejetée.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601838

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ghanéen, qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF), le refus de délai de départ volontaire, la fixation du Ghana comme pays de destination, l'interdiction de retour et son maintien en rétention administrative. La juridiction a jugé que le préfet du Pas-de-Calais était compétent pour prendre ces décisions et que les griefs d'insuffisance de motivation, de méconnaissance du droit d'être entendu et de violation du principe de non-refoulement (article 33 de la Convention de Genève) n'étaient pas fondés. Le tribunal a notamment considéré que la demande d'asile, formulée après l'interpellation, était dilatoire et ne faisait pas obstacle à la procédure d'éloignement, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602109

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. C..., un ressortissant algérien, visant l'annulation de plusieurs décisions préfectorales (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation de l'Algérie comme pays de destination et interdiction de retour de trois ans). La juridiction a estimé que le signataire des décisions était compétent en vertu d'une délégation préfectorale, que la motivation était suffisante, et que la situation personnelle de l'intéressé (entrée irrégulière récente, absence d'attaches familiales et d'intégration en France) ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation. Les décisions sont donc légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VANCAUWENBERGHE

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302505

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête d'un personnel de direction de l'éducation nationale contestant son affectation et le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé la demande irrecevable pour défaut d'intérêt à agir, considérant que le requérant ne pouvait contester une décision ayant fait droit à l'un de ses vœux de mutation, même classé en seizième position. La juridiction s'est appuyée sur la jurisprudence du Conseil d'État et a également rejeté les demandes subsidiaires d'injonction et de remboursement de frais.

Avocat : HARTMANN

18 mars 2026• CHAMBRE 3
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400174

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Parentis-en-Born. Le tribunal a jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, avaient bien un intérêt à agir, mais que leurs moyens contestant la régularité de l'arrêté (notamment au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU) n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation.

Avocat : SCP CASADEBAIG & ASSOCIES

18 mars 2026• CHAMBRE 3
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402496

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un demandeur d'asile débouté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté préfectoral. Il écarte les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de compétence et le défaut de motivation, et estime que les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour sont légales. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code des relations entre le public et l'administration (CRPA), Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).

Avocat : LESCARRET

18 mars 2026• CHAMBRE 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601679

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence. Le juge estime que la décision préfectorale est légale, notamment car l'éloignement du requérant, déjà visé par une obligation de quitter le territoire français, constitue une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, dont un tiré de l'incompétence et un autre d'une erreur d'appréciation, sont écartés.

Avocat : GAUDRON

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601714

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, prise en application de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée ni d'incompétence, ni d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Les autres moyens, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.

Avocat : L'ILL LEGAL

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601966

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d’une décision de refus de conditions matérielles d’accueil notifiée par l’OFII. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (demande de réexamen d’asile), était légal, notamment au regard de l’absence de situation de particulière vulnérabilité démontrée par la requérante. Il a toutefois admis celle-ci à l’aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l’urgence.

Avocat : CORSIGLIA

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600904

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) qui lui avait été opposé. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai légal de 90 jours, n'était pas justifié par un motif légitime. Il a également estimé que les allégations de vulnérabilité de la requérante n'étaient pas suffisamment étayées. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAILLY

18 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603008

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation, notamment l'exercice d'une activité professionnelle sans autorisation de travail. Elle a également jugé que le requérant, célibataire et sans charge de famille en France, n'avait pas établi que son éloignement porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BEN HAMIDANE

18 mars 2026• ELOIGNEMENT