Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604755

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale de clôture d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, car le préfet avait délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction postérieurement à la requête, maintenant ainsi les droits de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Avocat : BENANE

18 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604757

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution du rejet implicite de la demande de titre de séjour de la requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative créée, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également accordé l'aide juridictionnelle à titre provisoire à la requérante.

Avocat : LYROS AVOCATS

18 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604768

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au sous-préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration après quatre mois, ce qui est contraire à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante conserve la possibilité de demander la suspension de cette décision implicite de rejet sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.

Avocat : LASSOUED

18 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604770

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un rendez-vous et l'enregistrement d'une demande de renouvellement de titre de séjour, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer le requérant et d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de 15 jours, sous astreinte. Il a rejeté la demande d'autorisation provisoire de séjour. **Textes appliqués** : La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"). Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée pour une demande de renouvellement et que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous justifiait l'injonction.

Avocat : CLAROU

18 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604919

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a assorti d'une astreinte de 100 euros par jour l'injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A... et de lui délivrer un document provisoire. Cette décision, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, vise à contraindre l'administration à exécuter la mesure initiale.

Avocat : ADRIEN MÉLANIE

18 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502550

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de la société CPV sun 40 qui demandait l'annulation du refus de permis de construire pour une centrale solaire. Le juge estime que le préfet de Vaucluse a légalement fondé son refus sur l'incompatibilité du projet avec les dispositions de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme et du règlement de la zone agricole (A) du PLU, car il ne permettait pas le maintien d'une activité agricole significative sur les parcelles concernées. La décision confirme également que le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du même code était justifié.

Avocat : SK & PARTNER

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504771

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation d'un classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le requérant invoquait un dysfonctionnement de la plateforme en ligne pour justifier son défaut de production de documents. Le tribunal estime que la décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief, le dossier étant incomplet, et que les textes (décret de 1993 et arrêté de 2023) prévoient des solutions d'accompagnement en cas de difficulté avec le téléservice que le demandeur n'a pas utilisées.

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603475

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à modifier une précédente ordonnance en raison de la non-exécution par le préfet d'une injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. Le juge a retenu que l'absence d'exécution constituait un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant de compléter la mesure initiale. La solution retenue a été d'assortir l'injonction initiale d'une astreinte pour en assurer l'exécution, en application des articles L. 521-2 et L. 521-4 du même code.

Avocat : YOUCHENKO

17 mars 2026
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504495

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête d'une ressortissante congolaise visant à annuler un arrêté préfectoral de refus d'asile et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour, considérant cette mesure superfétatoire en l'absence de demande sur un autre fondement que l'asile. Par conséquent, les moyens d'illégalité invoqués contre les mesures d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont été écartés, et les demandes d'injonction et de condamnation aux frais rejetées.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

17 mars 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600915

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet du Gard visant à expulser Mme A... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de la présence d'un jeune enfant et de la saison, et que le maintien de Mme A... dans les lieux ne faisait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIAGNE

17 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503782

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la communauté d'agglomération de Carcassonne pour ordonner une expertise concernant des désordres survenus sur un centre aquatique. Le juge a ordonné l'expertise sollicitée, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle était utile pour éclairer un litige potentiel. Il a rejeté les demandes de condamnations pécuniaires fondées sur l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SCP SANGUINEDE DI FRENNA & ASSOCIES

17 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501429

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire du requérant pour six mois. Le juge a retenu un **défaut de motivation** de la décision administrative, car celle-ci ne précisait ni son fondement légal exact (article L. 224-2 du code de la route) ni les raisons justifiant la durée maximale de la sanction. La décision est donc annulée pour violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : JOSSEAUME

17 mars 2026• Juge unique 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501767

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la suspension de son permis de conduire. Le juge a jugé le recours irrecevable car il a été déposé après l'expiration du délai légal de deux mois suivant la notification de la décision préfectorale. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, qui régissent les délais de recours contentieux.

Avocat : GUYON

17 mars 2026• Juge unique 3
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214491

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure demandant l'annulation d'un titre de perception émis pour recouvrer un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions visant à faire diligenter des enquêtes administratives et à condamner la rectrice, estimant que ces demandes excèdent les pouvoirs du juge administratif. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux limites de la compétence juridictionnelle en la matière.

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408740

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait confirmé le refus de visa de long séjour "visiteur" opposé à une ressortissante camerounaise. Le tribunal a jugé que la décision de la commission était suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de justification de la nécessité du séjour, et que sa composition était régulière. Il a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif au fonctionnement de la commission.

Avocat : PRONOST

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502552

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un visa de réunification familiale pour une enfant. Le tribunal a annulé la décision de la commission de recours, jugeant qu'elle avait commis une erreur de droit en appliquant une condition d'âge de dix-huit ans. La juridiction a rappelé que, pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire, le droit à la réunification familiale, prévu par l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'applique aux enfants non mariés âgés de moins de dix-neuf ans.

Avocat : SCP ROBIN-VERNET

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506392

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante ivoirienne, visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire, un sous-préfet dûment habilité par délégation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : BEARNAIS

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604896

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant suite à l'obtention de son agrément, mettant ainsi fin à la procédure. Le juge constate que le désistement pur et simple, intervenu après l'engagement de la procédure de référé-suspension, rend sans objet l'examen des demandes initiales (suspension d'un refus de renouvellement de carte professionnelle et injonction de délivrance d'agrément). La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative applicables en cas de désistement.

Avocat : GUILLOU

17 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434221

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la décharge de la majoration de taxe d’habitation sur sa résidence secondaire. Le tribunal a jugé que le local, utilisé comme siège d'une association, ne remplissait pas les conditions légales d'exonération prévues à l'article 1407 ter du code général des impôts. Les moyens invoqués, fondés sur des textes pénaux et la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants pour contester l'assiette de l'impôt.

Avocat : FELLOUS

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506816

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 7 000 € à la requérante pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence causés par sa carence fautive à la reloger dans le délai légal. Il rejette la demande d'allocation de frais d'avocat. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (procédure de relogement urgent) et les dispositions jurisprudentielles sur la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une telle décision.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

17 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13