Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603796
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre son arrêté d'expulsion. Le juge estime que, malgré la présomption d'urgence liée à une mesure d'éloignement, le requérant n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GAFSIA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603831
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale de retrait de titre de séjour et d'éloignement. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions concernant les mesures d'éloignement, car leur contestation relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 614-1), et non de la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour a également été rejetée.
Avocat : MALTERRE - DIETSCH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603862
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus d'inscription d'un élève handicapé aux épreuves anticipées de français du baccalauréat 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, relevant un délai important dans l'introduction des recours. Il a également considéré qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative contestée, fondée sur les dispositions du code de l'éducation.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400601
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne ayant refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de leur demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation, avait légalement suspendu l'examen de leur dossier en raison de l'absence de pièces justificatives obligatoires, et que les requérants n'avaient pas démontré que cette suspension était entachée d'une erreur de droit ou de fait. La demande d'injonction et la demande de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : AD PUBLICA AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404318
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que le requérant, bien que menacé d'avoir à quitter son logement, ne démontrait pas remplir l'ensemble des conditions légales cumulatives pour bénéficier de cette qualification, notamment celles prévues à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, en particulier les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404604
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait déclaré sans objet le recours amiable de M. A... concernant sa demande de logement prioritaire. La juridiction a jugé que la commission avait méconnu les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, en ne procédant pas à l'examen de la situation actuelle du requérant, qui se trouve sans logement, au motif qu'une précédente décision favorable avait été rendue par une commission d'un autre département. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404696
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet, par la commission de médiation de l'Essonne, d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a annulé la décision de la commission, considérant que le requérant, père d'un enfant handicapé et vivant dans un logement manifestement sur-occupé, relevait bien des cas de saisine sans condition de délai prévus par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie sur ce texte ainsi que sur les dispositions réglementaires relatives à la procédure de recours amiable.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404735
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la commission de médiation des Yvelines qui avait rejeté la demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a jugé que le requérant, hébergé en logement de transition depuis plus de dix-huit mois, remplissait les conditions légales prévues aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, la commission de médiation devait reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405269
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné un recours pour excès de pouvoir visant à annuler une décision de la commission de médiation de l'Essonne ayant rejeté la demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. La requérante, occupant un studio de 22 m² avec ses deux enfants, invoquait une situation de suroccupation. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la surface de son logement, bien qu'étroite, n'était pas inférieure aux seuils légaux de suroccupation définis par l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation, et que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405467
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait rejeté la demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas correctement apprécié la situation de la requérante, qui se trouvait menacée d'expulsion sans relogement suite à son divorce, une situation relevant du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La juridiction a ainsi fait application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du même code, qui encadrent la désignation des demandes prioritaires.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406098
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de la commission de médiation des Yvelines qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que le seul dépassement du délai d'attente de trois ans, sans autres éléments probants, ne suffisait pas à établir que son logement actuel était impropre ou insalubre au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, la commission de médiation n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant son recours.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602253
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête en référé d'un ressortissant marocain demandant l'injonction à la préfète de l'Essonne de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, le délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers étant écoulé, la demande était réputée implicitement rejetée, et qu'une injonction de statuer ferait donc obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant conserve la possibilité de contester directement cette décision implicite de rejet par la voie du recours pour excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602265
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer une ressortissante brésilienne à un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, et de lui délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du CESEDA si son dossier est complet. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée par le risque imminent de perte d'emploi de la requérante, lié à l'absence de régularisation de son séjour. La demande d'astreinte a été rejetée.
Avocat : DIAS MARTINS DE PAIVA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2201565
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEA La Ferme du Destel visant à annuler l'arrêté du maire du Lavandou retirant un permis de construire. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour retirer l'autorisation, notamment en raison d'un vice de forme lié à l'absence de transmission au préfet, et que le retrait était justifié par la méconnaissance des règles d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.
Avocat : CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500423
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager pour un lotissement. Le juge a estimé que le maire pouvait légalement refuser le permis au regard des règles d'urbanisme (PLU) et des risques environnementaux, notamment concernant l'assainissement et le risque incendie en zone boisée. La demande d'injonction de délivrer le permis et la condamnation pécuniaire de la commune ont également été rejetées.
Avocat : FERCHICHE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501399
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié", lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article 3 de l'accord franco-tunisien de 1988, qui subordonne la délivrance du titre à un contrôle médical et à un contrat de travail visé, conditions non remplies par le requérant. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux tirés d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : LAPORTE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501869
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante algérienne, épouse d'un Français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il estime que le préfet du Var n'a pas commis d'erreur de droit en refusant le titre de séjour, car au moment de la décision attaquée, le mariage célébré à l'étranger n'était pas encore transcrit sur les registres de l'état civil français, condition exigée par l'accord applicable. **Textes appliqués** : L'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (conditions de délivrance du certificat de résidence pour conjoint de Français) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601095
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté une demande de référé-suspension visant à suspendre l'exécution d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable et d'un permis de construire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment parce que les travaux liés à la déclaration préalable étaient achevés. Concernant le permis de construire, le tribunal a considéré que l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité n'était pas établie, notamment au regard des règles d'urbanisme du PLU invoquées (articles UC 4 A et UC 4 B).
Avocat : CABINET FOURMEAUX LAMBERT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400722
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi de deux requêtes concernant M. A... B..., un étranger contestant le renouvellement de son assignation à résidence et le rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Vienne. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions préfectorales n'étaient pas entachées d'illégalité. Les juges ont notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et ont estimé que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation.
Avocat : DESROCHES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600745
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé-liberté d'une décision d'expulsion. Le juge estime que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral ne sont pas réunies. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON