Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301799
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la demande de réduction d'impôt sur le revenu d'un contribuable qui revendiquait le statut de parent isolé (demi-part supplémentaire). Le juge estime que le moyen principal, tiré d'une prétendue interprétation restrictive par l'administration de l'article 194 du code général des impôts, est inopérant, car l'administration a appliqué la même interprétation que celle défendue par le requérant. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 194 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302609
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties. Le juge estime que les requérants n'apportent pas les précisions nécessaires pour bénéficier des exonérations prévues aux articles 1391 B et 1390 du code général des impôts, notamment concernant le non-dépassement des plafonds de revenus. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour défaut de précisions suffisantes dans les moyens invoqués.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507944
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté les requêtes de Mme A... B... qui demandaient la décharge d'une obligation de paiement liée à une saisie administrative. La juridiction a jugé ces requêtes manifestement irrecevables car elles étaient illisibles, inintelligibles et ne contenaient ni conclusions précises ni moyens juridiques. Cette décision est fondée sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relatif au rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602354
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM) mise à sa charge. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, considérant que ce service, financé par une redevance calculée en fonction du service rendu, revêt un caractère industriel et commercial. Par conséquent, la compétence pour juger ce contentieux relève de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales et 1520 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600415
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme C... pour irrecevabilité. La requérante, qui demandait une injonction au préfet pour son relogement, n'a pas produit l'intégralité de la décision de la commission de médiation, malgré une mise en demeure. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour constater ce défaut de régularisation procédurale.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600762
La requête de Mme C... visant à obtenir son relogement a été rejetée par le Tribunal Administratif de Nice pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation, pièce nécessaire à l'examen de son recours. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui exigent le dépôt de l'acte attaqué et permettent le rejet des requêtes non régularisées.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600866
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de M. A... en ordonnance de référé. Le sujet principal est la demande d'injonction au préfet de procéder à un relogement d'urgence. La juridiction a retenu l'irrecevabilité manifeste de la requête car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation, pièce obligatoire en vertu des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1, 4°, du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307597
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure des écoles demandant réparation et un reclassement rétroactif pour défaut de prise en compte de ses services antérieurs lors de sa titularisation en 2007. La juridiction a jugé que sa demande d'indemnisation était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir en 2007, date à laquelle elle a eu connaissance de son classement. Les conclusions aux fins d'injonction ont également été déclarées irrecevables.
Avocat : CHARLES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410277
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, en l'occurrence ceux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision confirme que l'octroi de cette carte est subordonné à la démonstration d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre répondant aux conditions strictes fixées par ces textes.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406628
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères stricts de mobilité pédestre réduite définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative, fondée sur l'avis de la commission départementale, est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602199
**Sujet principal** : Le Tribunal Administratif de Rennes statue sur une requête contestant les résultats des élections municipales de 2026 à Landudal et rejetant des "plaintes" connexes. **Juridiction & Solution** : Par ordonnance, le tribunal rejette l'ensemble de la requête. Il déclare incompétent pour connaître des "plaintes" à caractère pénal, qui relèvent de la juridiction judiciaire. Concernant le contentieux électoral, il rejette la contestation comme irrecevable pour tardiveté (délai de recours expiré) et infondée, notamment parce que les allégations d'inéligibilité (liées à des "fautes lourdes" ou des "faux") ne correspondent à aucune cause d'inéligibilité prévue par le code électoral. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 du code de justice administrative (pour le rejet par ordonnance) et les articles L. 252, L. 260 et L. 258 du code électoral (pour les règles applicables aux élections municipales dans les communes de moins de 1000 habitants).
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602165
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple formé par le requérant dans le cadre d'un recours en annulation d'une élection municipale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202966
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une société exploitant un hôtel-restaurant contre une commune, pour préjudice économique lié à l'interdiction d'accès à un sentier touristique (chute de la Druise) et au maintien de barrières après la levée de l'interdiction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation. Il considère que la société ne démontre pas le lien de causalité entre les mesures prises par la commune (arrêtés d'interdiction et barrières) et la baisse de son chiffre d'affaires, cette dernière pouvant s'expliquer par d'autres facteurs comme la crise sanitaire. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde sur les principes généraux de la responsabilité administrative, exigeant la preuve d'un préjudice certain et d'un lien de causalité direct, sans référence à un texte spécifique de rupture d'égalité devant les charges publiques dans les motifs essentiels.
Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507439
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait, par la voie du recours pour excès de pouvoir, des décisions fiscales (une acceptation partielle de réclamation et une mise en demeure de payer). Le tribunal rappelle que ces actes, non détachables des procédures d'imposition et de recouvrement, ne sont pas susceptibles d'un tel recours et relèvent des voies de contentieux spécifiques prévues par le livre des procédures fiscales. La décision s'appuie sur les articles L. 190 et suivants et L. 281 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLEVIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307226
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision de la CAF de l'Hérault réclamant un indu de RSA de 3 109,77 € à un allocataire pour la période du 1er janvier au 31 mars 2017. Le tribunal a jugé que le maintien de cet indu, calculé sur la base des revenus de sous-location, méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à une décision antérieure du Conseil d'État du 1er février 2024. Cette décision du Conseil d'État avait déchargé l'allocataire d'un indu antérieur, considérant que les sous-loyers perçus, inférieurs à son propre loyer, ne constituaient pas des ressources au sens de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406153
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné une demande d'indemnisation suite à l'annulation d'un refus de délivrance de carte professionnelle par le CNAPS. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, l'illégalité de la décision initiale étant établie par l'autorité de la chose jugée. Concernant les préjudices, il a rejeté la demande liée au festival de Cannes par manque de preuves, mais a admis le principe d'une indemnisation pour perte de salaire entre mai et août 2022, dont le montant sera liquidé ultérieurement.
Avocat : SCP BLAZY ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307335
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante auprès de l'ONIAM. Le juge a considéré que les préjudices allégués relevaient d'un échec thérapeutique et non d'un accident médical non fautif ouvrant droit à la solidarité nationale au sens des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Les conclusions visant à faire homologuer un rapport d'expertise ont également été déclarées irrecevables, cette demande n'étant pas de la compétence du juge administratif.
Avocat : DE SCHRYVER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402370
**Sujet principal** : Demande en responsabilité contre une commune suite à un accident de la circulation causé par des plaques métalliques sur la chaussée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre, magistrat statuant seul). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par la commune et met hors de cause la communauté d'agglomération. Il retient la responsabilité de la commune d'Avignon, considérant que le lien de causalité entre l'ouvrage public (plaques métalliques) et le dommage est établi, et que la commune n'apporte pas la preuve d'un entretien normal de la chaussée ou d'une faute de la victime. **Textes appliqués** : Article R. 411-1 du code de justice administrative (règles de recevabilité de la requête) et principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (charge de la preuve).
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500686
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance et d'action de la Grand Belfort Communauté d'Agglomération dans son litige contre Groupama Grand Est relatif à un sinistre de grêle. La juridiction a rejeté la demande de Groupama Grand Est de voir condamner la collectivité à lui verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui permet au juge de constater un désistement et de statuer sur les seules questions résiduelles de frais.
Avocat : DA ROS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600664
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Corte de désigner une experte. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité et à proposer des mesures pour y remédier. La mission d'expertise, régie par les articles R. 531-1 et suivants du code de justice administrative, doit être réalisée dans un délai de vingt-quatre heures.