Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316535
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de la mère d'un détenu décédé par suicide. Le tribunal a estimé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute, ayant pris les mesures de surveillance et d'évaluation du risque suicidaire requises compte tenu des informations dont elle disposait, notamment sur les antécédents psychiatriques du détenu. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives à la protection de l'intégrité physique des personnes détenues.
Avocat : JERUSALEMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303442
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler la décision de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger mettant fin aux majorations familiales pour sa fille. La juridiction a jugé que la condition de "charge effective et permanente" de l'enfant, définie par l'article L. 513-1 du code de la sécurité sociale et l'article 4 du décret du 4 janvier 2002, n'était pas remplie, car la garde effective de l'enfant n'était pas assurée par le requérant. La décision administrative est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510852
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à l'ONIAM de verser une provision de 500 000 euros au patient. Le juge a estimé que la tétraplégie survenue après une intervention chirurgicale constituait un accident médical non fautif indemnisable au titre de la solidarité nationale, car le dommage présentait un caractère d'anormalité au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La juridiction a également condamné l'ONIAM à payer 1 200 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505878
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B... la somme de 7 900 euros en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat distincts.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504629
Le Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours contre la suppression de son allocation logement par la CAF du Rhône. La juridiction met ainsi fin à l'instance sans examen du fond du litige. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510234
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'injonction, assortie d'une astreinte, pour faire exécuter une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant le requérant comme prioritaire pour un logement T1-T2. La juridiction constate que le requérant a accepté une proposition de logement conforme à ses besoins le 19 février 2026, ce qui prive sa requête de son objet. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours.
Avocat : COUPAS LAURENCE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500252
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande principale de la société Perrin visant à obtenir le paiement de travaux supplémentaires et une indemnisation pour imprévision. La juridiction a considéré que l'entrepreneur n'apportait pas la preuve que les retards ou les surcoûts allégués étaient imputables au département du Jura ou constituaient des sujétions imprévisibles, notamment en lien avec la pandémie de Covid-19. La décision s'appuie sur les règles du code de la commande publique et les principes régissant l'exécution des marchés publics.
Avocat : GERMAIN PERREY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500824
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale présentée par une victime d'accident de la circulation. Le juge estime que la mesure n'est pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car les éléments du dossier ne permettent pas d'établir de manière suffisante l'existence d'un fait générateur (défaut d'entretien de la voie publique) susceptible d'engager la responsabilité de la collectivité mise en cause. La demande de condamnation de la requérante aux frais d'instance est également rejetée.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601199
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Alpes-Maritimes à délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, car l'intéressé avait entre-temps été convoqué pour obtenir une carte de séjour temporaire. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande principale, mais a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIASPARRA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604618
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est née au terme du délai légal de quatre mois, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401750
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la demande de décharge d'impôt sur le revenu pour l'année 1999 et l'indemnisation associée. Il juge que la créance fiscale n'est pas prescrite, considérant que l'administration a régulièrement procédé à des actes interruptifs de prescription, notamment une saisie à tiers détenteur en 2010. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives à la prescription et à son interruption.
Avocat : SCP LINCETTO - COHEN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602204
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la commune de Lavérune de réinstaller un grillage dans sa configuration d'origine. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui visait à rétablir une situation ancienne, n'était ni provisoire ni conservatoire et se heurtait à une contestation sérieuse, ne relevant donc pas du pouvoir d'injonction du juge des référés prévu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la condamnation aux frais a été écartée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600388
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B... visant à suspendre la reprise du recouvrement d'indus par la caisse d'allocations familiales. La juridiction a constaté que la décision attaquée du 31 décembre 2025 avait été implicitement abrogée par une décision ultérieure de la caisse du 14 janvier 2026, qui avait suspendu le recouvrement et restitué les sommes retenues, faisant ainsi disparaître l'objet du litige.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504828
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours visant à annuler la récupération d'un indu d'allocation de rentrée scolaire et d'un indu d'allocation de logement familial. Concernant l'allocation de rentrée scolaire, le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive du juge judiciaire (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). Pour l'indu d'allocation de logement familial, il n'a pas été statué au fond, la caisse ayant régularisé la situation et annulé la dette avant le jugement, rendant la demande sans objet.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608131
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en référé d'un locataire demandant à son bailleur social, Paris Habitat, un hébergement temporaire et une mutation prioritaire pour raison de handicap. La juridiction estime que le litige, portant sur les relations contractuelles entre un locataire et son bailleur, relève de la compétence des tribunaux judiciaires et non du juge administratif. Elle fonde son rejet sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet d'écarter une demande manifestement incompétente.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513208
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation provisionnelle par la veuve d'un patient décédé suite à des manquements dans sa prise en charge par les Hospices civils de Lyon (HCL), concernant des préjudices réservés dans une transaction antérieure et un préjudice de deuil pathologique distinct. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par les HCL, considérant que la transaction partielle du 12 mai 2022 n'éteint pas les demandes relatives aux postes de préjudices qu'elle a explicitement réservés. Il ordonnera vraisemblablement l'examen au fond de la demande de provision sur ces préjudices et du chef distinct de deuil pathologique. **Textes appliqués** : Article 2044 du code civil (définition de la transaction) et dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé (R. 541-1 CJA) et aux frais irrépétibles (L. 761-1 CJA).
Avocat : ARCADIO ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600180
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale aux fins d'évaluer l'étendue des préjudices résultant d'un accident de service reconnu imputable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande d'expertise, estimant qu'elle présente un caractère utile pour déterminer les conséquences de l'accident, mais rejette la demande de mise immédiate des frais à la charge de l'État. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative (mesure d'instruction utile) et article R. 621-13 du même code (régime des dépens).
Avocat : SELARL DNL AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503466
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans les délais légaux. Le tribunal a retenu la faute de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation et l'a condamné à verser 500 euros en réparation du préjudice subi.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503728
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. S'appuyant sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a retenu la faute de l'État pour n'avoir pas proposé de logement dans le délai légal, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser 1 500 euros en réparation du préjudice et 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ALTALEXIS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504750
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire. Il a condamné l'État à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, en tenant compte de la persistance de la sur-occupation et des désordres du logement, pour la période courant depuis le 29 mai 2025.
Avocat : MOMMESSIN