Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601470

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un agent public visant à suspendre son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante, notamment au regard du délai écoulé, et ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code général de la fonction publique.

17 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601759

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension d'une décision refusant le maintien en activité d'une fonctionnaire territoriale au-delà de sa limite d'âge. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'argument d'une perte de revenus substantielle, et qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision de rejet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 556-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP BLAZY ET ASSOCIES

17 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601926

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné l'expulsion des occupants sans titre du parc-relais « Gare de Pessac Alouette » à Pessac. Le juge a considéré que l'occupation, caractérisée par des branchements électriques dangereux, constituait un risque pour la sécurité publique et entravait le fonctionnement du service public de transport. La société Kéolis Bordeaux Métropole Mobilités, en tant que concessionnaire, était recevable à agir pour protéger cette dépendance du domaine public, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL CABINET JOFFE ET ASSOCIES

17 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508241

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme C... par le centre hospitalier de Carcassonne, estimant cette mesure utile pour un éventuel futur litige. La juridiction a rejeté la demande de mise à charge immédiate des frais d'expertise sur l'établissement, relevant que cette décision relève d'une ordonnance ultérieure de taxation. Elle a également rejeté la demande d'allocation de 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS

17 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601222

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension d'une décision de suspension du versement du RSA. Le juge des référés estime que le requérant n'a pas produit tous les justificatifs demandés par le département du Finistère dans le cadre d'un contrôle, ce qui justifie légalement la suspension de la prestation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles.

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601252

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet du Morbihan d'expulser en référé un couple et leurs enfants mineurs d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de la présence d'enfants mineurs et de l'état de santé de la mère, et que la demande se heurtait à une contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VAILLANT

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601253

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet du Morbihan d'expulser sans délai deux personnes d'un centre d'asile (CADA). Le juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu des circonstances personnelles exposées par l'une des occupantes, notamment la scolarité et la situation médicale d'un frère. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601262

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit un logement CROUS. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, l'occupation irrégulière privant d'autres étudiants d'un accès au service public du logement. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant une mesure utile en cas d'urgence pour assurer la continuité du service public.

Avocat : SELARL ARES

17 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601265

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser une occupante d'un logement universitaire. Le juge a considéré que l'occupation sans titre, faute de justification de la qualité d'étudiante pour l'année universitaire 2025-2026, et le non-paiement de l'indemnité d'occupation, portaient atteinte au fonctionnement normal du service public du logement étudiant. La décision, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sous astreinte, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies en l'absence de contestation sérieuse de la part de l'occupante.

Avocat : SELARL ARES

17 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601266

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser un occupant sans titre d'un logement universitaire. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par l'occupation irrégulière du logement après l'échéance du contrat et par la forte demande étudiante non satisfaite, ce qui portait atteinte au fonctionnement normal du service public du logement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions relatives à la gestion du domaine public et du service public de l'éducation.

Avocat : SELARL ARES

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601370

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire. Les requérants, voisins du projet, invoquaient un doute sérieux sur sa légalité au regard du règlement de lotissement, du PLUi et des règles de sécurité incendie. Le juge des référés a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux justifiant la suspension, notamment concernant la conformité aux prescriptions du SDIS et la gestion des eaux pluviales.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP

17 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601770

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant syrien contre un arrêté préfectoral prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment car l'autorité préfectorale avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressé. Il a écarté l'ensemble des moyens, dont le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la mesure était justifiée par le comportement de l'intéressé, défavorablement connu des services de police pour des vols en réunion, et par la faiblesse de ses attaches en France.

Avocat : CIMADE

17 mars 2026• Eloignement urgent
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201343

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus d'abroger un Plan Local d'Urbanisme Intercommunal (PLUi). Le juge a estimé que le classement des parcelles litigieuses en zone agricole n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des objectifs du PLUi et des dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Considérant que l'illégalité des délibérations approuvant le PLUi n'était pas établie, le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'obligation d'abrogation prévue par l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202145

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire d'Aix-les-Bains. Les requérants alléguaient de nombreuses irrégularités de procédure et des violations du PLUi et du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés ou ne pouvaient être utilement invoqués par des tiers, et a rejeté la demande de condamnation de la commune aux dépens.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202566

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire initial et un permis modificatif pour une villa. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier initial, notamment concernant la surface de plancher et l'obligation de recourir à un architecte, avaient été régularisées par le permis modificatif, qui assurait le respect des règles d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la régularisation des permis (L. 600-5 et suivants) et aux règles du plan local d'urbanisme (PLU).

Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105916

Le Tribunal Administratif de Grenoble a jugé une demande d'indemnisation pour faute médicale contre le CHU de Grenoble, concernant un retard de diagnostic et de prise en charge thérapeutique ayant causé une perte de chance. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital et a ordonné l'indemnisation des ayants droit de la victime, en appliquant un taux de perte de chance pour le calcul des préjudices. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité médicale et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200374

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus de permis de construire opposé à un requérant par la commune de Pralognan-la-Vanoise. La juridiction a jugé que le projet de chalet, bien que d'architecture moderne, s'intégrait dans un environnement bâti dépourvu d'unité architecturale et respectait les prescriptions du plan local d'urbanisme (article Ua 11). Le tribunal a en conséquence ordonné une nouvelle instruction de la demande.

Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200377

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande principale de Mme C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Valence pour un dommage lié à une intervention chirurgicale. La juridiction a estimé que la rupture du guide d'alésage, incident technique rare, ne constituait pas en elle-même une faute, et qu'aucun manquement dans l'entretien du matériel ou dans la réalisation du geste opératoire n'était établi. Elle a également jugé que le défaut d'information allégué sur les risques n'était pas caractérisé et que, de toute façon, il n'avait pas privé la patiente d'une chance d'éviter l'intervention, laquelle était nécessaire.

Avocat : TOLLIS

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400931

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un syndicat de copropriétaires contre un permis de construire et son permis modificatif. Le tribunal a jugé que le syndicat, en tant que voisin immédiat, avait bien un intérêt à agir pour contester le projet, mais a estimé que ses moyens, notamment ceux relatifs à la consultation de l'architecte des Bâtiments de France et au respect du règlement du plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article L. 600-1-2 relatif à l'intérêt à agir.

Avocat : SCP MERMET & ASSOCIES

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405143

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour quinze maisons individuelles à Sevrier. Le tribunal a jugé que les requérants avaient un intérêt à agir, mais a rejeté l'ensemble de leurs moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance présumée du règlement du PLU (articles 3 U, 7.2 U, 10 U, 12 U) et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, les estimant infondés. La demande de condamnation à des frais a également été rejetée.

Avocat : PUBLICALP AVOCATS

17 mars 2026• 2ème Chambre