Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603760
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté une demande de référé-suspension et d'injonction visant à obtenir un visa de regroupement familial pour un enfant. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la durée de la procédure, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du refus de visa n'était caractérisé, celui-ci étant justifié par des incertitudes persistantes sur l'identité et la filiation de l'enfant malgré la production de plusieurs actes d'état civil. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit au respect de la vie familiale.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603981
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet de visas de réunification familiale pour une famille résidant en Ouganda. Le juge des référés a constaté que le ministre de l'intérieur avait, en cours d'instance, donné instruction de délivrer les visas sollicités. Par conséquent, la demande de suspension est devenue sans objet, conduisant à une décision de non-lieu à statuer sur le principal de la requête. La procédure s'appuyait sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et concernait le respect du droit au respect de la vie familiale.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604039
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par la requérante ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ABDENNOUR
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604045
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande visant à suspendre le refus de visa de regroupement familial opposé à une mère et son enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (dont la composition de la commission, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit au respect de la vie familiale) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : TAELMAN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601178
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de l'ARS Centre-Val de Loire refusant une autorisation d'activité de soins de médecine nucléaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la continuité de la prise en charge des patients. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601182
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, a été saisi par une clinique pour suspendre une autorisation d'activité de soins de médecine nucléaire accordée à un concurrent. Le juge constate le désistement pur et simple du requérant après l'engagement de la procédure contradictoire. Il donne acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans avoir à statuer sur le fond de la demande de suspension.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601228
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen attentif et particulier de la situation de l'intéressé, conformément aux dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment concernant l'application mécanique de la liste des métiers en tension, n'étaient pas fondés.
Avocat : SCHAUTEN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601407
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à statuer par ordonnance en cas de désistement, sans qu'une audience publique ne soit nécessaire. La procédure est donc close sans examen du fond de la requête initiale qui visait à annuler une consultation pour un accord-cadre de travaux.
Avocat : CABINET COUDRAY
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504057
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité contre deux établissements hospitaliers pour une prise en charge présumée défectueuse suite à une blessure à la main. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande et ordonne une expertise médicale. Il désigne un chirurgien orthopédiste pour évaluer la conformité des soins aux règles de l'art et déterminer l'existence éventuelle de fautes, d'un retard de diagnostic ou d'une perte de chance. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise, même en l'absence de décision administrative préalable, dès lors qu'elle se rattache à un litige futur relevant de sa compétence.
Avocat : SCP SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2504228
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable et de condamnation aux frais irrépétibles dans le cadre d'un litige relatif à la prise en charge hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne une expertise médicale (confiée à un chirurgien orthopédiste) pour déterminer si les soins prodigués par le centre hospitalier étaient conformes aux règles de l'art, mais rejette la demande de condamnation de l'hôpital au paiement de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles. **Textes appliqués** : L'expertise est ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code est rejetée, le juge estimant qu'il n'y a pas lieu, en l'espèce, de condamner l'hôpital à ces frais.
Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600761
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la perte d'emploi et de la précarité économique de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. En conséquence, il a ordonné la suspension des effets de la décision de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante, en appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600765
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société SNCF Réseau en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, visait à établir un constat préalable de l'état des immeubles riverains avant des travaux publics de démolition. La juridiction a estimé que cette mesure d'expertise préventive était utile et entrait dans le champ d'application de ce texte, permettant de documenter l'état des lieux avant le début des chantiers.
Avocat : SELARL OPTHÉMIS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600096
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la demande d'une ressortissante syrienne visant à enjoindre au préfet des Vosges de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande, présentée en juin 2025, a fait naître une décision implicite de rejet. Cette décision implicite est intervenue car son dossier était incomplet, notamment en l'absence de justificatif d'identité et d'acte d'engagement, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600419
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande de suspension en référé d'une décision d'affectation professionnelle. La requérante, une monitrice éducatrice reconnue travailleur handicapé, contestait son affectation rétroactive à un institut médico-éducatif (IME) qu'elle estimait pathogène pour sa santé. Le juge des référés a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était établi, notamment au regard de l'obligation de sécurité de l'employeur public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600427
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé d'un étudiant marocain demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, en cours d'instance, délivré une attestation de prolongation d'instruction valable, régularisant ainsi la situation du requérant. La demande a donc été jugée sans utilité et sans caractère d'urgence suffisant, au regard des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600428
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) concernant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de titre de séjour. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais a considéré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'injonction, le préfet ayant délivré le titre de séjour avant l'ordonnance, ce qui rendait la demande sans objet. La demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat a été rejetée.
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600704
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. B... visant à annuler son maintien en rétention administrative. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation, à la notification et au caractère dilatoire de la demande d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 754-3.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601796
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers l'Espagne, État membre responsable selon le règlement Dublin III. Le tribunal a annulé la décision de transfert, considérant que le préfet du Nord avait méconnu les obligations procédurales imposées par le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, notamment le droit à l'information et à un entretien individuel. Il a enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile en procédure normale et de délivrer un dossier à l'intéressé pour saisir l'OFPRA.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601797
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que les autorités françaises avaient correctement appliqué les critères de ce règlement, notamment après l'enregistrement Eurodac en Italie, et a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs aux conditions d'accueil en Italie et à la situation personnelle de la requérante, n'étaient pas fondés. La demande d'injonction d'enregistrer la demande d'asile en France a également été rejetée.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601798
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé présentée par Mme B... concernant le rejet implicite du renouvellement de sa carte de séjour « passeport-talent-chercheur », de son attestation de prolongation d'instruction et de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'absence de mesure d'éloignement et de la possibilité de déposer une nouvelle demande complète. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : ZAMBO MVENG