Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602011

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment sur la méconnaissance des droits de la défense ou des articles L. 732-7 et R. 732-5 du CESEDA, étaient inopérants ou sans incidence sur sa légalité. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le rejet étant également lié au rejet préalable du recours contre la décision d'éloignement.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602064

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un candidat déclaré inapte au recrutement comme gardien de la paix. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions administratives contestées, lesquelles s'appuient sur des avis médicaux successifs et réguliers. La condition d'urgence n'est par ailleurs pas caractérisée, l'intégration en école n'étant pas immédiate.

Avocat : POTIER

17 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602080

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite puis expresse de refus de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'état de santé de la requérante, et que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MBOGNING

17 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602107

Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien du territoire français, avec refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille. Solution retenue : Le tribunal rejette les fins de non-recevoir soulevées par le préfet et examine le fond de la requête. Il écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, considérant que l'arrêté contesté est suffisamment motivé. Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 311-1, L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10, L. 721-4) et Convention européenne des droits de l'homme (articles 3 et 8).

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602158

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant égyptien. Le tribunal a annulé la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures connexes, au motif d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation personnelle du requérant, notamment en raison d'une confusion sur son identité. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602369

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Nord était compétent pour prendre cette mesure d'éloignement et que les griefs tirés d'un défaut de motivation ou d'une méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZAIRI

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500359

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par une association sportive contestant la décision de la commission de recours de la Fédération Tahitienne de Football (FTF) ayant validé la reprogrammation unilatérale d'un match de championnat U18. Le tribunal a jugé la requête recevable et a annulé la décision attaquée, considérant que la commission de recours était irrégulièrement composée, méconnaissant ainsi les statuts de la FTF et portant atteinte aux droits de la défense. La décision s'appuie sur les statuts et règlements généraux de la FTF ainsi que sur les principes généraux du droit.

Avocat : FROMENT - MEURICE & ASSOCIÉS

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500365

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé un recours en plein contentieux relatif à une contravention de grande voirie pour occupation irrégulière du domaine public maritime. La juridiction a rejeté les moyens du requérant, M. G... C..., et a condamné ce dernier à une amende, aux frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les constatations matérielles d'empiètement, indépendantes de l'intention ou d'une éventuelle remise en état ultérieure.

Avocat : NEUFFER

17 mars 2026• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500418

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de dégrèvement de l'imposition forfaitaire des très petites entreprises. Le tribunal a jugé irrecevable son recours en annulation, estimant que la lettre de rejet du 26 juin 2025 ne constituait pas un acte détachable de la procédure d'imposition et n'était donc pas susceptible d'être attaqué par la voie de l'excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner le fond de la demande au titre de l'exonération pour entreprise nouvelle.

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500429

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à faire annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base des mesures de surveillance disponibles, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure au seuil de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500456

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler la décision du CIVEN rejetant sa demande d'indemnisation au titre des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la méthodologie du CIVEN, fondée sur l'étude du CEA de 2014 et la délibération n°2020-1, était conforme au cadre légal. Il a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée pouvait être renversée si la dose reçue était inférieure à 1 mSv, ce qui était le cas en l'espèce.

Avocat : MARCHAND

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500466

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un permis de construire délivré pour un projet immobilier à Moorea-Maiao. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'un vice substantiel, à savoir le non-respect des règles du plan général d'aménagement (PGA) concernant l'aménagement d'une aire de retournement pour les engins de secours dans une voie en impasse. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer et a accordé un délai de trois mois pour la régularisation de cette illégalité.

Avocat : JACQUET

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500484

Sujet principal : Recours d'une enseignante contractuelle demandant la transformation de ses contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) et réparation de préjudices. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'enseignante ne justifie pas d'une durée de services de six ans auprès de la même autorité publique (le vice-rectorat), condition posée par l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique pour prétendre à un CDI, car une partie de ses services a été accomplie pour le ministère polynésien de l'éducation. Textes appliqués : Article L. 332-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 ; arrêté n° 5376-2023 VR du 19 juillet 2023.

Avocat : CURT

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600194

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre la prolongation de sa suspension conservatoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que cette mesure provisoire, prise dans l'attente d'une décision définitive sur sa situation, ne cause pas un préjudice suffisamment grave et immédiate à sa carrière ou à ses intérêts. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de l'urgence.

Avocat : MASSENGO LACAVE MYRIAM

17 mars 2026
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600287

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de suspension en référé d'un licenciement prononcé par l'ARCOM. Le juge a estimé que, malgré l'urgence caractérisée par la perte d'emploi, les moyens soulevés (notamment sur l'incompétence du signataire et le vice de procédure) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).

Avocat : BAZIN & CAZELLES AVOCATS ASSOCIES

17 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600440

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de sa condamnation pénale pour des faits compromettant la santé de son enfant. Les textes invoqués, tels que les articles L.423-7 et L.423-8 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été jugés méconnus en l'espèce.

Avocat : PIERRE

17 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600739

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant comorien demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous de remise de titre de séjour ou une attestation provisoire de travail. Le juge constate que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré au requérant un récépissé valable, ce qui fait disparaître l'urgence et prive la demande de son objet. En conséquence, il est déclaré qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale, le surplus de la requête étant rejeté, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600754

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer un récépissé et une carte de résident à un étranger. Le juge constate que la convocation pour la remise du récépissé ayant été délivrée après l'introduction de la requête, la demande principale a perdu son objet, conduisant à un non-lieu à statuer. La demande de condamnation de l'État aux dépens est également rejetée, l'urgence n'étant plus caractérisée et le requérant ne justifiant d'aucun frais exposé.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507161

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné la demande de provision de Mme B... pour les préjudices liés à l'accident de service de son époux, décédé. Le tribunal a jugé que l'obligation de réparation du centre hospitalier d'Allauch n'était pas sérieusement contestable dans son principe, l'accident ayant été reconnu imputable au service. Cependant, il a rejeté la demande de provision de 33 255 euros, estimant que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour justifier le montant réclamé au titre des souffrances endurées et du déficit fonctionnel temporaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : FREICHET

17 mars 2026
TA13Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602934

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté d'expulsion. Le juge a considéré que l'urgence était établie, mais qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'était caractérisé en l'état de l'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge ayant soulevé d'office la substitution de la base légale de l'article L. 631-1 à celle de l'article L. 631-3.

Avocat : BACHTLI

17 mars 2026