Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603009

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, suspend l'exécution du refus implicite de renouvellement de la carte de séjour "vie privée et familiale" d'un ressortissant pakistanais. Le juge retient la condition d'urgence, présumée en matière de refus de titre de séjour, et estime qu'existe un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale du requérant en France. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : RIOU

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603231

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande en référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) visant à suspendre un arrêté d'expulsion et un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce. En revanche, il a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement du certificat de résidence, considérant l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : BELOTTI

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603314

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de voyage à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que le retard dans la délivrance du titre portait une atteinte grave et urgente à sa liberté d'aller et venir, justifiant une injonction sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au titre d'identité et de voyage.

Avocat : BALLU

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603349

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé-liberté d'un ressortissant algérien demandant une injonction au préfet pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière depuis 2017 et sollicitant un premier titre, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur la jurisprudence selon laquelle l'urgence n'est pas automatique pour une première demande et nécessite la démonstration de circonstances particulières, lesquelles n'étaient pas caractérisées en l'espèce.

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603370

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet à permettre le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et à délivrer un récépissé. Le juge a rejeté la requête, estimant que le requérant, qui rencontrait des difficultés avec le téléservice ANEF, n'avait pas préalablement épuisé les voies d'accompagnement et de substitution prévues par les articles R. 431-2 du CESEDA et les arrêtés d'application de 2021 et 2023. La juridiction a ainsi considéré que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'il n'appartenait pas au juge des référés de se substituer à l'administration dans l'application de ces procédures.

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603413

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de séjour étudiant à un ressortissant marocain. Le juge a estimé que le délai anormalement long entre la décision favorable (mars 2025) et la non-délivrance effective du titre créait une situation d'urgence justifiant une mesure utile. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les articles R. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ordonnant la convocation du requérant dans un délai de quinze jours.

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603446

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'éloignement, l'étranger ne justifiant pas d'un droit au séjour et n'ayant pas établi que sa demande de titre était en cours d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exigeant une motivation et un examen de la situation individuelle.

Avocat : CANDAR

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603719

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une fermeture administrative de six mois d'un débit de boissons. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que les difficultés financières alléguées par l'exploitant n'étaient pas suffisamment graves et immédiates pour justifier la suspension avant l'examen au fond. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.

Avocat : MICHEL

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603995

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les conclusions relatives à l'OQTF et à l'interdiction de retour sont irrecevables, car le recours au fond contre ces mesures est suspensif de leur exécution (articles L. 722-7 et L. 722-8 du CESEDA). Pour le refus de titre de séjour, le juge considère que la condition d'urgence n'est pas remplie ou que la demande est manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction (article L. 522-3 du CJA). **Textes appliqués** : Code de justice administrative (articles L. 521-1 et L. 522-3) ; Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 722-7 et L. 722-8).

Avocat : MCL AVOCATS

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604306

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour et d'injonction de délivrance. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une mesure provisoire, malgré ses allégations concernant sa situation professionnelle et de logement. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MERIENNE

17 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604324

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de carte de séjour temporaire portant la mention « recherche d'emploi ou création d'entreprise ». Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le requérant, ancien étudiant, n'était pas dans une situation de renouvellement de titre et ne démontrait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de décision implicite.

Avocat : SECK

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604455

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande n'est pas recevable car elle fait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande manifestement mal fondée), et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois).

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604459

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé pour sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 20 janvier 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 20 mai 2025. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge estimant ne pouvoir faire obstacle à cette décision implicite.

17 mars 2026
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503146

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour prononcés à l'encontre d'une ressortissante ivoirienne. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte la demande d'asile déposée au nom de l'enfant mineur de la requérante, ce qui constitue un défaut d'examen complet de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des étrangers, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens invoqués tels que la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ROTHDIENER GAËTAN

17 mars 2026• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503228

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle de la requérante (âge, durée de séjour, intégration limitée et absence de problème de santé avéré à la date de la décision). Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ont été écartés car la demande de titre de séjour n'avait pas été formulée sur ces bases légales.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503779

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que son recours, formé plus d'un an après la date à laquelle elle a eu connaissance de la décision implicite, était tardif, au regard du principe de sécurité juridique. La juridiction a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et les principes généraux du droit relatifs aux délais de recours.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504040

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant le code général de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), alors que la demande d'un titre "salarié" devait être examinée exclusivement au regard des dispositions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a également rejeté les autres moyens du requérant, notamment ceux relatifs à la motivation de la décision et au titre "vie privée et familiale".

Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA

17 mars 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504569

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l'erreur de droit, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BREY CÉLINE

17 mars 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504588

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation et respectait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

17 mars 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504692

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante ivoirienne, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour, prise sur le fondement des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale compte tenu de la durée très récente du séjour de la requérante en France et de l'absence de liens anciens, stables et intenses avec le pays.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

17 mars 2026• 2ème chambre