Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602514

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour l'examen d'une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il constate que la délivrance d'une attestation valable jusqu'au 10 mai 2026 rend la première demande sans objet. Concernant l'injonction d'examiner le dossier, il estime que la requérante ne démontre plus l'urgence, cette attestation lui permettant de travailler et levant le risque immédiat de rupture de son contrat. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles").

17 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602079

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment au regard des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui autorise une telle mesure lorsque l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée. Les moyens soulevés, dont l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (Convention internationale des droits de l'enfant), ont été écartés.

Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN

17 mars 2026• Etrangers urgents
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601681

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant pakistanais visant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour prendre cette mesure, laquelle était conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 733-1 à L. 733-4 et R. 733-1). Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que l'atteinte à sa liberté d'aller et venir était disproportionnée par rapport à l'objectif d'exécution de son obligation de quitter le territoire français.

Avocat : AHMAD

17 mars 2026• Etrangers urgents
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511488

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé une décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant sri-lankais. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu son obligation de motivation après une demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CLORIS

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509160

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, ne comportait pas d'erreur de fait dans l'examen des pièces professionnelles, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Les textes invoqués, notamment l'article 8 de la CEDH et l'accord franco-algérien, n'ont pas été jugés méconnus.

Avocat : ABDENNOUR

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507973

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et entaché d'une erreur de droit, notamment quant à l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation de ce refus entraîne celle des mesures d'éloignement qui en découlaient.

Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410656

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour les années 2021 et 2022. La requérante soutenait que le bien constituait sa résidence secondaire occupée, mais le tribunal a constaté l'absence de preuves d'une occupation effective pendant au moins 90 jours consécutifs au cours des périodes de référence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts définissant les conditions d'assujettissement à cette taxe.

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316681

La décision concerne un recours en plein contentieux contre des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour la société O'Dada. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête, la déclarant irrecevable pour tardiveté, car elle a été introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond des arguments de la société sur la méthode de reconstitution des recettes ou la pénalité appliquée.

Avocat : CREAC'H

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312525

La décision concerne un litige fiscal opposant la société Familia à l'administration concernant des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que des pénalités, pour les exercices 2017 et 2018. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que la société, dont la comptabilité avait été rejetée, n'avait pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions établies d'office, conformément aux articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, et a considéré que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration était régulière.

Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312389

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de son obligation de payer des créances fiscales, invoquant la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal a jugé que le moyen de prescription n'était pas recevable, car il aurait dû être soulevé dans un délai de deux mois suivant la notification du premier acte de poursuite, conformément à l'article R. 281-3-1 du Livre des Procédures Fiscales. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux délais de contestation des actes de poursuite.

Avocat : THEIA AVOCATS

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308100

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Europa Kimache qui contestait la remise en cause par l'administration fiscale de son crédit d'impôt recherche (CIR) au titre des années 2018 à 2021. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était régulière, car suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a estimé que l'activité de la société ne relevait pas du champ d'application de l'article 244 quater B du code général des impôts ouvrant droit au CIR pour le secteur textile.

Avocat : WATRIN

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2216126

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté de débet de 17 509 euros émis par le ministre de l'économie et des finances. Le tribunal a jugé que l'autorité de la chose jugée au pénal établissait sa qualité de régisseur, et que l'arrêté, qui détaillait les bases de liquidation du déficit total de 79 416,94 euros, était conforme aux exigences de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à la prescription, ont été écartés.

Avocat : ABADIE

17 mars 2026• 2ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604659

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré les risques évoqués par le requérant, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction lui confère un titre provisoire régulier. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

17 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604422

Sujet principal : Demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés suspend l'exécution de la décision de refus et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant à travailler, sous astreinte. Il admet également la requérante à l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Textes appliqués : Articles L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), L. 432-13 du CESEDA (défaut de saisine de la commission du titre de séjour), et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire).

Avocat : MIRTCHEV

17 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604381

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de la requérante. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, étaient remplies, notamment au regard des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en outre enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail, et a condamné l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BEDAD

17 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604199

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident d'un réfugié. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également enjoint à l'administration de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois.

Avocat : CLORIS

17 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603161

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2026 était suffisamment motivé et qu'il constituait légalement un second renouvellement, et non un troisième, au regard de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, considérant que ce texte n'avait pas, en l'espèce, de valeur contraignante dans l'ordre juridique interne.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• Pôle Urgences (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602164

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à la requérante pour la remise de son titre de voyage de réfugiée, déjà accordé mais non remis. Le juge a estimé que le retard de l'administration portait une atteinte grave et immédiate à sa liberté d'aller et venir, satisfaisant ainsi aux conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le droit à un titre de voyage pour les réfugiés, garanti par l'article L. 561-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DODIER

17 mars 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602141

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande d'une ressortissante ghanéenne visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté un dysfonctionnement persistant du site ANEF l'empêchant de déposer sa demande en ligne, ce qui justifiait l'urgence. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer la requérante pour un rendez-vous dans un délai de trois semaines afin d'enregistrer sa demande complète.

Avocat : AMZALLAG

17 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600530

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet pour la délivrance d'un récépissé pendant l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant avait finalement reçu le récépissé sollicité, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il n'a pas été statué sur le fond de la requête, qui était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

17 mars 2026