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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405517

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de Mme A... contestant la réduction de son allocation de revenu de solidarité active (RSA). La décision de réduction, prise par le président du conseil départemental du Nord, est fondée sur le défaut d'actualisation de sa situation auprès de Pôle Emploi, nécessaire à l'élaboration d'un projet personnalisé d'accès à l'emploi. Le juge unique estime que les problèmes de santé invoqués par la requérante ne constituent pas un motif légitime l'empêchant de satisfaire à cette obligation, au sens de l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

25 novembre 2025• juge unique (2)
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2208712

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la SMACL, jugeant que le litige, opposant deux assureurs de collectivités publiques, relève de la compétence de la juridiction administrative car le contrat d'assurance de la ville de Colmar est un contrat administratif. Le tribunal a sursis à statuer sur le fond du litige, qui concerne l'indemnisation des dommages causés par un incendie dont l'origine serait un camion-benne de la communauté d'agglomération de Colmar. Il a estimé que la solution du litige dépend d'une question préjudicielle relevant de la compétence judiciaire, à savoir la détermination de la responsabilité de la communauté d'agglomération de Colmar dans la survenance de l'incendie. En conséquence, le tribunal a renvoyé les parties à saisir la juridiction judiciaire compétente sur cette question préalable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL LE DISCORDE - DELEAU

25 novembre 2025• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508724

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant handicapé afin d'obtenir une injonction à l'encontre du recteur de l'académie de Strasbourg pour la mise à disposition d'un accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) à temps plein, conformément à son projet personnalisé de scolarisation (PPS). Le tribunal a constaté que l'enfant bénéficiait déjà d'un accompagnement individualisé depuis le 17 novembre 2025, ce qui rendait la demande d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête.

Avocat : PERREY

25 novembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309399

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. C... visant à obtenir le remboursement des prélèvements forfaitaires non libératoires acquittés en 2019 et 2021, estimant que les sommes perçues constituaient des remboursements de prime d'émission non imposables en application de l'article 112, 1° du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant que le requérant pouvait contester les impositions mises à sa charge. Sur le fond, il a jugé que les distributions litigieuses, intervenues avant l'affectation des bénéfices par l'assemblée générale, devaient être qualifiées de remboursements de prime d'émission et non de revenus distribués, et a donc prononcé la décharge des prélèvements contestés.

Avocat : DOS SANTOS

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303583

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir de l'ONIAM l'indemnisation de préjudices résultant d'une atteinte du nerf sciatique survenue après une opération chirurgicale en 2019. L'ONIAM contestait sa mise en cause, arguant que le seuil de gravité requis par le II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique n'était pas atteint, le taux d'incapacité permanente étant inférieur à 24%. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le taux d'incapacité permanente de Mme B... était de 19%, ce qui ne remplissait pas la condition de gravité nécessaire pour engager la solidarité nationale. En conséquence, l'ONIAM a été mis hors de cause et les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées.

Avocat : FOUILLAND-MILLERET

25 novembre 2025• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400077

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de l’association Life Sport Futsal Academy Villefranche-sur-Saône, qui contestait les décisions du maire de Villefranche-sur-Saône lui accordant 12 heures et 30 minutes de créneaux sportifs pour les saisons 2023/2024 et 2024/2025, et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l’article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales ni le principe d’égalité de traitement, en l’absence de discrimination établie. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur une faute de la commune ont été rejetées, faute d’illégalité fautive. Les demandes d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : CABINET PIERSON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400078

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de l'association Life Sport Futsal Academy Villefranche-sur-Saône contestant les décisions du président de la communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône lui accordant un créneau hebdomadaire de 5 heures au palais omnisport de l'Escale pour les saisons 2023/2024 et 2024/2025, ainsi que ses demandes indemnitaires. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, considérant que l'association, ayant obtenu un créneau, ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre une décision qui lui donnait satisfaction. Aucune illégalité n'ayant été retenue, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SELARL PAILLAT CONTI BORY

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400089

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... et Mme D... d’une demande de décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu au titre de l’année 2016, consécutive à la remise en cause d’une réduction d’impôt pour investissements outre-mer (article 199 undecies C du code général des impôts). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le produit de la souscription n’avait pas été intégralement investi dans les dix-huit mois suivant la clôture de celle-ci, condition impérative pour bénéficier du dispositif. La solution retenue s’appuie sur une interprétation stricte des dispositions dérogatoires de l’article 199 undecies C du code général des impôts.

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2305716

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête du GAEC des Chabaudières. Le requérant demandait l'enlèvement d'une canalisation d'eaux pluviales et usées qu'il estimait implantée irrégulièrement sur sa parcelle, ou à défaut, une indemnisation de 10 000 euros pour le préjudice subi. Le tribunal a jugé, sur la base d'un constat d'huissier, que l'extrémité de la canalisation se trouvait sur l'accotement du domaine public et non sur la propriété privée. En l'absence d'emprise irrégulière, la demande d'injonction et la demande indemnitaire ont été rejetées.

Avocat : SCP AXIOJURIS

25 novembre 2025• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400604

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des rappels d'impôt sur le revenu et de TVA pour 2018-2019, issus d'une activité occulte de commerce en ligne exercée par leur fils mineur. Le tribunal a jugé que les ventes en ligne, avec livraison directe depuis la Chine aux clients français, constituent des livraisons de biens imposables en France au titre de la TVA, conformément aux articles 256, 258 et 291 du code général des impôts. Il a également estimé que le taux de charges de 10% retenu par l'administration était justifié et que la majoration de 80% pour activité occulte était fondée, faute de déclaration préalable. La charge de la preuve incombant aux requérants, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré des impositions, la demande de décharge a été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400609

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne les litiges fiscaux de M. B..., qui contestait des rappels de TVA et une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour l'année 2020, liés à son activité de vente en ligne via des fournisseurs chinois. Le tribunal a partiellement donné raison à l'administration en prononçant un non-lieu à statuer sur une partie des rappels de TVA suite à un dégrèvement de 60 945 euros accordé en cours d'instance. La solution retenue repose sur l'application des règles de charge de la preuve issues du livre des procédures fiscales (articles L. 193 et R. 193-1), le contribuable n'ayant pas démontré le bien-fondé de ses demandes de décharge pour le surplus.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401559

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de 2018. L'administration fiscale avait imposé, sur le fondement de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts, une somme de 259 496 euros découverte au domicile de la requérante, présumée être le produit d'un trafic de stupéfiants de son compagnon. Le tribunal a jugé que Mme B..., qui avait la libre disposition de cette somme, ne rapportait pas la preuve contraire en soutenant simplement en ignorer l'existence et l'origine délictuelle. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SELARL DELAMBRE ET ASSOCIES

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403128

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour du 21 juillet 2025. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien de 1968, mais n'a pas justifié de sa résidence habituelle en France pendant plus de dix ans en raison de périodes non documentées. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de saisine de la commission du titre de séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404453

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. E..., ressortissant indonésien, qui demandait réparation des préjudices subis en raison du délai anormalement long d'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de l'illégalité de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que ces fautes engageaient la responsabilité de l'État, en application des articles L.423-1 et L.423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Il a condamné l'État à verser à M. E... une somme totale de 5 000 euros, incluant 1 500 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence, et 3 500 euros pour le préjudice professionnel, avec intérêts au taux légal à compter du 27 février 2024.

Avocat : POCHARD

25 novembre 2025• 4ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301567

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2010 à 2017. Le requérant contestait la régularité de la procédure de contrôle sur pièces et d'évaluation d'office de ses bénéfices non commerciaux, invoquant un défaut de garanties prévues aux articles L. 12 et L. 47 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en ce qui concerne la demande de communication des relevés bancaires, et a confirmé la qualification d'« agent de commerce » retenue par l'administration, écartant le statut de VRP. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SIRAT

25 novembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304302

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de la commune de Bordeaux pour carence fautive du maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police face à des nuisances sonores. Le juge a estimé que la commune avait pris des mesures suffisantes (contrôles, mises en demeure, procès-verbaux) pour faire cesser les troubles, et qu'aucune faute de nature à engager sa responsabilité n'était établie. La solution s’appuie sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales relatifs aux pouvoirs de police du maire.

Avocat : SELAS ELIGE ACTION

25 novembre 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508126

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. D.... Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des désordres affectant sa propriété, imputés à des travaux publics de branchement au réseau d'eau potable réalisés par la société Suez Eau France pour le compte de la commune de Saint-Rambert-D'Albon. Le tribunal a jugé la demande utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité. Un expert a été désigné avec pour mission d'évaluer les dégradations, leurs causes, les travaux nécessaires et les responsabilités encourues.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

25 novembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510299

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme D... qui sollicitait une nouvelle expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait que l'ONIAM soit mis en cause pour évaluer les préjudices subis après une intervention chirurgicale en 2018. Le juge a estimé que cette mesure n'était pas utile, une première expertise contradictoire ayant déjà été réalisée par le même expert, sans qu'aucun élément médical nouveau ne soit produit. La solution retenue est le rejet de la requête, faute de démonstration de l'utilité d'une nouvelle expertise.

Avocat : ALEXO AVOCATS

25 novembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518261

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par la commune de Château-Gontier-sur-Mayenne d’une demande d’expertise afin de constater l’état des immeubles voisins avant des travaux de démolition. Sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a fait droit à cette demande, estimant la mesure utile pour prévenir d’éventuels litiges. Il a désigné un expert pour réaliser un état des lieux contradictoire avant le début des travaux, et a fixé les modalités de sa mission et du dépôt de son rapport.

25 novembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520358

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Dompierre-sur-Yon. Celle-ci sollicitait une expertise préventive afin de constater l’état des immeubles voisins avant des travaux de désamiantage et de démolition, et d’identifier d’éventuels désordres. Le juge a estimé la mesure utile compte tenu de la nature des travaux et de leur impact potentiel. En revanche, il a rejeté les conclusions de la commune visant à imposer à l’expert la rédaction d’un pré-rapport et à anticiper la charge des dépens, ces points relevant respectivement de la libre appréciation de l’expert et d’une décision ultérieure du président de la juridiction.

Avocat : BARDOUL

25 novembre 2025