Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602729

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre à la préfète de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car l'article L. 422-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que la carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" n'est pas renouvelable. Par conséquent, la mesure sollicitée n'était pas utile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative invoqué.

Avocat : NAILI

17 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516456

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision préfectorale ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas de risques particuliers en cas de retour dans son pays d'origine.

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501566

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision a été signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation et que le requérant n'apporte pas la preuve de liens familiaux stables en France méconnaissant l'article 8 de la CEDH. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : NAILI

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401879

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour délivré par la préfète du Rhône. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en considérant que la situation personnelle et familiale du requérant, ainsi que les risques allégués en cas de retour en Albanie, ne justifiaient pas la délivrance d'un titre. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.

Avocat : FRERY

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401878

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour délivré par la préfète du Rhône. Le tribunal a estimé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale, et que les risques allégués en cas de retour en Albanie n'étaient pas suffisamment établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FRERY

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400196

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société La News, éditrice d'un site de presse en ligne, qui contestait la décision du préfet du Rhône de publier les annonces légales de l'État dans deux journaux lyonnais spécifiques. Le tribunal a jugé que le choix du support de publication, régi par la loi du 4 janvier 1955, ne constitue pas un contrat de la commande publique soumis aux principes de mise en concurrence du code de la commande publique, mais relève de la libre décision de l'autorité administrative. Par conséquent, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en exerçant ce choix discrétionnaire, et le principe du pluralisme de la presse n'est pas méconnu.

Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309790

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté municipal du 13 juin 2023 s'opposant à une déclaration préalable de travaux et le rejet du recours gracieux subséquent. Le juge a estimé que le maire avait commis une erreur de droit en considérant que le projet d'extension d'un logement de gardien entraînait un changement de destination vers l'habitat, alors que le permis de construire originel de 1979 lui attribuait déjà cette destination. La décision s'appuie sur les articles R. 151-29 et R. 421-14 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 600-4-1 du même code, et enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition.

Avocat : PILLONEL

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301763

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Six Neuf Médias, éditrice du site Rue89lyon.fr, qui contestait le refus de la préfecture du Rhône de publier des annonces légales sur son support. La juridiction a jugé la requête irrecevable, considérant que le choix d'un support pour la diffusion d'annonces légales constitue un contrat de la commande publique, et qu'un candidat évincé ne peut attaquer ce choix que par un recours de pleine juridiction, et non par un recours pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et de la loi du 4 janvier 1955 relative aux annonces judiciaires et légales.

Avocat : BECHAUX

17 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305934

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un ancien agent de l'Eurométropole demandant l'indemnisation de congés annuels non pris entre 2017 et 2022 et des dommages-intérêts. La juridiction a jugé que la demande d'indemnisation pécuniaire était irrecevable, faute de demande préalable et de chiffrage précis, et que le droit au report des congés pour maladie n'était pas illimité. La décision s'appuie sur l'article 7 de la directive 2003/88/CE et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

17 mars 2026• 6ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304838

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de renouvellement de ses habilitations en tant que membre de jury pour deux titres professionnels. La juridiction a jugé que l'administration avait correctement apprécié que la requérante ne justifiait pas d'une expérience professionnelle continue et récente de trois ans dans les métiers précis de secrétaire comptable et de comptable assistant, comme l'exigent les articles 5 et 6 de l'arrêté du 22 décembre 2015. Le tribunal a ainsi estimé que le rejet de sa demande n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation.

17 mars 2026• 6ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300376

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une demande d'un agent communal visant l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de la commune à des dommages-intérêts pour préjudice lié à une radiation illégale pour abandon de poste. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la reconstitution de carrière effectuée par la commune était régulière et que les préjudices allégués (financier, moral, troubles dans les conditions d'existence) n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.

Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIÉS

17 mars 2026• 6ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401724

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 juin 2024 qui rejetait sa demande de titre de séjour et lui imposait une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixait un pays de destination. Le tribunal a jugé que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était irrecevable, car elle n'avait pas été présentée dans les délais requis par l'article L. 614-4 du CESEDA, et a estimé que les moyens soulevés contre la légalité de l'OQTF n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BEDOURET

17 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400034

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour, ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et fixant un pays de destination. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance du droit d'être entendu. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale. Les textes applicables incluent les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : DERBALI

17 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400033

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2023 refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car il ne démontrait pas un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, ascendant d'une Française. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination, qui dépendaient de ce refus illégal, ont également été annulées.

Avocat : DERBALI

17 mars 2026• CHAMBRE 2
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602294

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée liée à une annulation antérieure, et n'avait pas procédé à un réexamen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard des dispositions de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : IDZIEJCZAK

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602034

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant gabonais. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté, qui fondait la mesure sur la situation irrégulière de l'intéressé, était suffisante et non stéréotypée, et a écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602025

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... C... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 412-5 du CESEDA, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été jugée caractérisée pour justifier la suspension.

Avocat : HOUINDO

17 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601795

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision préfectorale ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers l'Espagne, État membre responsable selon le règlement Dublin III. Le tribunal a annulé la décision de transfert, estimant que le préfet avait méconnu les obligations d'information et d'entretien individuel imposées par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, il a enjoint à l'administration d'enregistrer la demande d'asile en France.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601574

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son transfert vers les Pays-Bas au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que la décision préfectorale de reconduite à la frontière, fondée sur des empreintes enregistrées dans Eurodac, était régulière et que les vices de procédure allégués (défaut d'information et d'entretien individuel) n'étaient pas établis. Le tribunal a appliqué le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tout en admettant la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à titre provisoire.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401549

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette les demandes de provision présentées par une requérante contre le président du département du Pas-de-Calais. Le juge estime que l'existence de l'obligation de verser des sommes importantes au titre de préjudices liés à la radiation du RSA n'est pas suffisamment établie pour être considérée comme "non sérieusement contestable", condition posée par l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette appréciation s'appuie notamment sur un jugement définitif ayant déjà rejeté un recours contre la décision administrative réduisant son droit au RSA.

17 mars 2026