Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406532
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir formé par une SCI contre une contrainte émise pour recouvrer un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal a rejeté la requête de la SCI, considérant que la procédure de recouvrement suivie par la caisse d'allocations familiales était régulière. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 351-14 du code de la construction et de l'habitation et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la procédure de recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406541
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé le refus du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « stationnement pour personnes handicapées » à un enfant. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que l'enfant remplissait les conditions légales d'attribution, notamment au regard de la réduction importante et durable de son autonomie de déplacement. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406545
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... qui contestait un titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a estimé que le titre était régulier, le bordereau étant signé et les bases de liquidation de la créance (un trop-perçu de 1 492,50 euros pour la période janvier-mars 2022) étant indiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5) et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600923
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet du Gard visant à expulser M. A... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a considéré que la situation de grande vulnérabilité de l'intéressé, atteint de poliomyélite et nécessitant un fauteuil roulant, constituait une contestation sérieuse faisant obstacle à la mesure d'expulsion. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la fin de l'hébergement des demandeurs d'asile.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506238
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant algérien, marié à une Française et père d'un enfant français, et lui notifiant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en invoquant une menace à l'ordre public, au regard de la nature et de l'ancienneté des condamnations de l'intéressé, et que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie familiale. La solution s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501351
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir de la société Le Laisinant, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré à une société concurrente pour un hôtel-restaurant à Val d'Isère. La juridiction a jugé la requérante irrecevable, estimant qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, car un établissement commercial ne peut généralement contester un permis accordé à un concurrent. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme relatives aux conditions de recevabilité des recours.
Avocat : LAURENT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600403
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour statuer sur une demande de titre de séjour et délivrer un document provisoire autorisant le travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, estimant qu'il n'y a plus lieu de statuer. Il constate que la condition d'urgence n'est plus remplie depuis qu'une attestation de prolongation d'instruction a été délivrée à la requérante après l'introduction de sa demande. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif aux mesures d'urgence que peut ordonner le juge des référés.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600584
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande d'injonction, le juge a simplement donné acte de ce désistement. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, et le requérant a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601097
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire et d'une décision implicite de rejet concernant un PLU. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré que la réalisation des travaux était imminente ou qu'elle causerait un préjudice irréversible. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601098
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé d'un permis de construire. La requérante, propriétaire voisine, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que les moyens soulevés, notamment concernant les droits à construire et la conformité au plan local d'urbanisme, ne sont pas de nature à justifier la suspension en urgence.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601972
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a constaté qu'une décision favorable avait été délivrée au requérant avant l'audience, rendant sa demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et a rejeté les autres conclusions.
Avocat : BLANDIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602134
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant guinéen visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et le refus de lui délivrer un récépissé de travail. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Cependant, il a rejeté la demande de suspension au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estimant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées n'étaient pas réunies.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602481
**Sujet principal** : Demande de désignation d'un expert pour constater l'état d'une parcelle avant une occupation temporaire liée à des travaux publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande de la société AREA et désigne une experte pour dresser un constat d'état des lieux contradictoire de la parcelle avant le début des travaux. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 sur les dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics, qui encadrent la procédure d'occupation temporaire et de constat en cas de refus du propriétaire de signer l'état des lieux.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602815
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Montélimar en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure d'urgence en cas de péril imminent. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, vérifier l'existence d'un péril et proposer les mesures de sauvegarde nécessaires dans un délai contraint.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503997
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 suspendant son permis de conduire. Le juge estime que la décision, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route pour un excès de vitesse de plus de 40 km/h, a été prise par une autorité compétente (délégation régulière) et est suffisamment motivée au sens des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment le détournement de procédure et le vice de procédure, sont écartés.
Avocat : SELARL SAMSON & WEIL
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600886
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes de désigner un expert. Le juge a ordonné la désignation d'un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. Cette décision s'appuie sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505074
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. C... et Mme B... A... visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale", au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les décisions attaquées n'ont pas été reconnues comme méconnaissant les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CLAUSMANN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602242
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 4 février 2026 était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire, à sa motivation et à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3) relatives aux conditions et au renouvellement de l'assignation à résidence.
Avocat : PARAS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602556
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté de permis de construire modificatif. Le juge a donné acte du désistement pur et simple des requérants concernant leur demande principale de suspension, rendue sans objet. Il a en conséquence rejeté leur demande subsidiaire de condamnation aux dépens, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond de la légalité de l'arrêté contesté.
Avocat : SCP LEMOINE CLABEAUT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602572
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger pour obtenir l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a rejeté les autres demandes (délivrance d'un récépissé, fixation d'un délai pour statuer) et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : TRONQUET