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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306127

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la SASU Les services d’Emilie, qui contestait des rappels de TVA pour la période de novembre 2018 à janvier 2019. La société, exerçant en « mode mandataire », soutenait que ses prestations de services à la personne (entretien de la maison, assistance aux personnes âgées) relevaient des taux réduits de 5,5% et 10% prévus par le code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’article 86 de l’annexe III au code général des impôts, qui réserve ces taux réduits aux seules activités exercées en « mode prestataire », était applicable et ne méconnaissait pas le principe de neutralité fiscale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l’application du taux normal de TVA aux prestations réalisées en mode mandataire.

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

20 novembre 2025• 7éme chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310374

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de l'Essonne. Le préfet avait fondé sa décision sur le défaut de production d'un extrait de casier judiciaire des pays où elle avait résidé au cours des dix dernières années, conformément à l'article 37-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal estime que ce motif suffisait à lui seul à justifier légalement le classement sans suite, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le second motif relatif à la demande d'acte de concordance. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
20 novembre 2025• 7ème chambre - Juge unique
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401717

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations familiales d'un montant total de 18 724,24 euros, pour la période de septembre 2021 à novembre 2023. La requérante soutenait ne pas vivre en couple avec M. D..., mais le tribunal a estimé que les éléments du dossier établissaient l'existence d'une vie de couple stable et continue, conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3, L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles et à l'article 515-8 du code civil. Par conséquent, l'indu était fondé et la demande de remboursement des sommes précomptées a été rejetée.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301961

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. et Mme C... d’une requête en plein contentieux visant à contester la décision du comptable du pôle de recouvrement spécialisé de l’Aisne mettant fin à l’étalement de leur dette fiscale. En cours d’instance, les requérants ont informé le tribunal s’être acquittés de l’intégralité de leur dette et ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en application des dispositions du code de justice administrative. Par conséquent, il a donné acte du désistement et prononcé la clôture de l’instance.

Avocat : SCP BEJIN - CAMUS - BELOT

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302723

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2021, relatives à la plus-value réalisée lors de la cession d'un immeuble à Saint-Quentin. Le requérant invoquait l'exonération de plus-value pour résidence principale prévue à l'article 150 U du code général des impôts, mais n'a pas apporté la preuve, qui lui incombait en raison de la procédure de taxation d'office, de l'occupation effective et habituelle du bien à la date de la cession. Le tribunal a jugé que les pièces produites (factures, avis d'imposition) étaient insuffisantes pour établir cette occupation, compte tenu notamment de l'état du bien et du court délai entre l'acquisition et la revente. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions subsidiaires et celles relatives aux pénalités.

Avocat : SCP VIGNON ET ASSOCIES

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303212

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de la SARL FERM PRO, qui sollicitait la restitution de crédits d'impôt pour les métiers d'art au titre des exercices 2019 et 2020. La société, exerçant une activité de menuiserie bois et PVC, n'a pas démontré que ses salariés menuisiers exerçaient leur métier dans le domaine de l'architecture et des jardins, seul domaine où ce métier est éligible selon l'arrêté du 24 décembre 2015. Elle n'a pas non plus prouvé la création d'ouvrages uniques ou en petite série, condition requise par l'article 244 quater O du code général des impôts. Par conséquent, le tribunal a jugé que l'administration avait fait une exacte application de la loi fiscale.

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303274

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Greenfluid, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés résultant de la remise en cause partielle de son crédit d’impôt recherche (CIR) pour les exercices clos en 2020 et 2021. La société soutenait que l'administration avait méconnu l'article R. 45 B-1 du livre des procédures fiscales en ne sollicitant pas l'avis des services de la recherche sur l'éligibilité de ses projets R2 et R4. Le tribunal a jugé que cette saisine n'était qu'une faculté pour l'administration et non une obligation, et que les projets litigieux ne répondaient pas aux critères scientifiques requis pour ouvrir droit au CIR. Par conséquent, la demande de décharge des impositions a été rejetée.

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303522

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme B... épouse A... d'une demande d'indemnisation pour des préjudices résultant d'une intervention chirurgicale fautive au centre hospitalier de Saint-Quentin. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison du mauvais positionnement d'une prothèse au troisième doigt. Cependant, il a limité la réparation aux seuls préjudices esthétiques temporaire et permanent, estimant que les autres préjudices (notamment la raideur) étaient liés à l'état antérieur de la patiente et non à la faute. La solution retenue est donc une indemnisation partielle, conforme aux conclusions du centre hospitalier.

Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303523

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. et Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales (56 915 €) pour les années 2016 à 2018. Ces impositions faisaient suite à la requalification en revenus distribués, sur le fondement du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, de sommes issues de la société Gold Carrelage dont M. A... était gérant. Le tribunal a jugé que les requérants, qui n'avaient pas répondu à la proposition de rectification, ne rapportaient pas la preuve du caractère exagéré des impositions, leurs arguments sur une prétendue sous-évaluation des charges de la société étant trop généraux et non étayés.

Avocat : SCP BEJIN - CAMUS - BELOT

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2400198

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 18 196,43 euros pour la période du 1er juillet 2020 au 30 juin 2023, ainsi que des indus de prime d'activité et d'aides exceptionnelles. Le requérant invoquait son absence prolongée au Portugal en raison de la pandémie et la prescription partielle des sommes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les décisions de la présidente du conseil départemental de l'Oise et de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF). La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

Avocat : SCP DESJARDINS LE GAC PACAUD

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304163

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de la SCI Kale, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022 concernant un local commercial à Jaux. La requérante invoquait une méconnaissance des droits de la défense et une erreur de classement de son local en catégorie MAG 3 (magasins appartenant à un ensemble commercial). Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de respect des droits de la défense était inopérant, car la modification de la catégorie d'imposition ne remettait pas en cause les déclarations du contribuable. Sur le fond, le tribunal a estimé que le local relevait bien de la catégorie MAG 3, en application des articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II, et a rejeté la requête.

Avocat : SELARL VAUBAN

20 novembre 2025• JU2
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301575

Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné la requête de Mme D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 36 655,57 euros pour la période d’octobre 2018 à septembre 2021, ainsi qu’une amende de 6 856 euros pour fraude. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 21 octobre 2021, faute de recours préalable obligatoire exercé dans les conditions prévues à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. Sur le fond, la requérante n’a pas démontré son absence d’intention frauduleuse concernant la dissimulation de son domicile et de ses revenus. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.

Avocat : HOMEHR

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301960

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme A... d'un recours contre la décision du 5 décembre 2022 de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Aisne, qui lui avait reconnu la qualité de travailleur handicapé (RQTH) avec une orientation vers le marché du travail. Mme A... contestait cette orientation, soutenant que son état de santé l'empêchait d'occuper un emploi. Le tribunal a joint deux requêtes de l'intéressée et a rappelé que le recours est de pleine juridiction, l'obligeant à se prononcer sur les droits de la requérante au vu des circonstances de fait. Appliquant les articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail, ainsi que l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a examiné si ses possibilités d'obtenir ou conserver un emploi étaient effectivement réduites. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision a été rendue après audience publique et clôture de l'instruction.

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502535

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 100 euros présentée par M. A... contre la CAF du Var. Le requérant sollicitait cette somme pour payer une amende SNCF, qu'il imputait au défaut de versement de son RSA. Le juge a estimé que l'obligation de la CAF n'était pas sérieusement contestable, car l'amende résulte d'une infraction personnelle de M. A..., non directement imputable à un dysfonctionnement de la caisse. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la CAF.

20 novembre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301635

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... contestant une demande de paiement de 900 euros du CNED pour les frais d'inscription de ses enfants. Le tribunal a jugé que le courrier du 21 mars 2023 n'était qu'un simple rappel d'un titre exécutoire devenu définitif le 2 novembre 2020, rendant la requête tardive et irrecevable. Il a également estimé que la demande de résiliation des contrats, intervenue après le délai légal de rétractation, ne pouvait être justifiée par un cas de force majeure, le requérant ne rapportant pas la preuve de circonstances exceptionnelles. La décision s'appuie sur les conditions générales de vente du CNED et le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

20 novembre 2025• 2ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301685

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de Mme C... qui sollicitait la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement de 135 euros. La requérante n’a pas démontré être dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, faute de justifier de l’ensemble de ses ressources et charges. La bonne foi de Mme C... est supposée, mais cela ne suffit pas à obtenir la remise gracieuse. La décision est fondée sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : SCP BCJ

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301696

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de la CAF de la Vienne concernant des trop-perçus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. La requérante invoquait notamment le défaut de motivation des décisions, l'absence de saisine de la commission de recours amiable, et la méconnaissance du principe du contradictoire lors de l'enquête. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MOUTOUSSAMY

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301749

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a statué sur le recours de M. B..., exploitant agricole, contestant le recalcul de ses aides de la Politique Agricole Commune (PAC) pour la campagne 2022. Le préfet de la Vienne avait retiré de sa déclaration des parcelles déclarées en doublon avec un autre exploitant, générant un indu et une pénalité. Le tribunal a rejeté les requêtes de M. B..., jugeant que l'administration avait correctement appliqué les règlements européens (UE) n°1306/2013 et n°1307/2013, ainsi que le code rural, en vérifiant la régularité de l'exploitation des parcelles et non la seule effectivité. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : SCP KPL AVOCATS

20 novembre 2025• 2ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301832

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir une remise gracieuse supplémentaire sur un trop-perçu de revenu de solidarité active de 670,95 euros, après une remise partielle de 50% déjà accordée par le département de la Vienne. La requérante invoquait son incapacité financière, mais n'a fourni aucune précision sur ses ressources et charges pour établir une situation de précarité. La bonne foi de Mme B... n'étant pas contestée, le tribunal a estimé que les conditions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles n'étaient pas remplies pour accorder une remise supplémentaire.

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301846

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... demandant la remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 1 056,69 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et son incapacité financière à rembourser. Le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas une situation de précarité suffisante, faute de justificatifs de charges, et que sa bonne foi, à la supposer établie, ne suffisait pas à justifier une remise supplémentaire. La décision est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU