Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605208
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une décision dans un délai de quarante-huit heures au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il rappelle que la contestation de l'arrêté relève des voies de recours spécifiques prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DURAND-KASMI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514829
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. A... avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO le reconnaissant comme prioritaire. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour une offre de logement adapté était expiré.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515030
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en ordonnance de référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation DALO. La juridiction a constaté l'absence d'offre de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, en application de l'article L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515230
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande d'exécution d'une précédente injonction d'hébergement. Le juge constate le défaut d'exécution par la préfète mais estime qu'il n'y a pas lieu de prononcer une nouvelle injonction ni de majorer l'astreinte existante. Il rappelle que le régime spécifique de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation exclut l'application des dispositions générales du code de justice administrative et que l'astreinte est due au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600350
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à enjoindre la préfète du Rhône d'exécuter une décision de la commission de médiation DALO. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car introduit hors délai, celui-ci expirant le 26 décembre 2025. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505276
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Apave Sudeurope de son instance et de son action en paiement de factures impayées contre le ministre de la justice. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la demande initiale de condamnation de l'État au paiement d'une somme d'argent est éteinte.
Avocat : CABINET IMPLID AVOCATS (SELASU)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604797
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... A... B... visant à annuler le procès-verbal du premier tour des élections municipales d'Aix-en-Provence. La juridiction estime que la protestation électorale est manifestement irrecevable car elle est dirigée contre des opérations (premier tour) qui n'ont abouti à l'élection d'aucun candidat, et qu'elle est donc sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZAÏR NASSER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101390
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d'une demande en responsabilité de la Fédération française de football par les liquidateurs du Sporting Club de Bastia, s'est déclaré incompétent. Il a estimé que le fait générateur du dommage, une inaction administrative, relevait de la compétence du tribunal du lieu où ce fait s'est produit, en application de l'article R. 312-14 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il attribue le jugement à la juridiction compétente, invoquant l'article R. 351-8 du même code dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VEIL JOURDE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601172
**Sujet principal** : Contestation des résultats d'une élection municipale concernant la répartition des sièges dans une commune de moins de 1 000 habitants. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Rejet de la requête, la protestante se bornant à critiquer le mode de scrutin sans contester utilement les résultats. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance des moyens inopérants) et les règles du code électoral sur la répartition des sièges dans les petites communes.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600739
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de contribuables contestant une contrainte pour trop-perçu de prime d'activité. Le juge estime que la demande d'échelonnement du remboursement ne relève pas de son office, cette demande devant être adressée directement à la caisse d'allocations familiales. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600867
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le refus de délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a retenu que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, tel qu'exigé par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est fondé sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600931
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la caisse d'allocations familiales mettant fin à ses droits au RSA. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental. Cette solution est fondée sur l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, qui institue ce recours préalable obligatoire, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601200
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître des recours de la requérante. Le litige porte sur le refus d'attribuer une carte mobilité inclusion (mention "invalidité") et une prestation de compensation du handicap. Le tribunal a jugé que ces matières relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nîmes.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602360
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette par ordonnance la protestation de M. B... visant à annuler les élections municipales de Verdun-sur-Garonne. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car déposée avant la proclamation des résultats définitifs, la privant ainsi d'objet. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 119 du code électoral, qui régissent les délais et les conditions de saisine du juge de l'élection.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602373
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le juge estime que la demande, qui porte sur un contrôle préventif des opérations du second tour et sur des irrégularités alléguées lors du premier tour, ne constitue pas une protestation électorale valable au sens des articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La contestation devant le juge de l'élection n'est en effet recevable qu'à l'encontre de résultats proclamés, ce qui n'était pas le cas ici.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504199
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans le cadre d'un litige concernant le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide au logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer ce désistement. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602204
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance une requête contestant la distribution de boissons gratuites lors d'élections municipales. La juridiction estime la requête irrecevable car elle vise l'annulation d'un premier tour de scrutin qui n'a abouti à la proclamation d'aucun élu. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602205
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à rectifier les résultats du premier tour des élections municipales de Pujols. Il juge la requête irrecevable car elle ne tend pas à l'annulation des opérations électorales et que ce premier tour n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602208
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme irrecevable. Le requérant contestait des domiciliations lors d'élections municipales, mais sa demande ne visait pas l'annulation du scrutin et portait sur un premier tour n'ayant proclamé aucun élu. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601480
**Sujet principal** : Demande d'injonction de versement et de remboursement adressée à une caisse d'allocations familiales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car celle-ci a perdu son objet. L'instruction a révélé que les sommes réclamées avaient soit été versées, soit n'avaient jamais été prélevées, comme confirmé par une décision du médiateur administratif. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du Code de justice administrative, permettant de constater l'absence de lieu à statuer.