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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302321

Le Tribunal administratif de Versailles était saisi par M. A..., agent du SIAAP, de deux requêtes : l'une en indemnisation pour un accident de service survenu le 24 mars 2022, et l'autre en annulation de l'arrêté du 9 juin 2023 refusant de reconnaître cet accident comme imputable au service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes. Il a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de réclamation préalable. S'agissant de l'arrêté, le tribunal a estimé que le président du SIAAP était en situation de compétence liée pour refuser la reconnaissance de l'accident, la demande de M. A... n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration régulière. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la procédure de déclaration d'accident de service.

20 novembre 2025• 8ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309931

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation du refus implicite du maire de Savigny-sur-Orge de lui communiquer, en version dématérialisée non occultée, le bulletin d’adhésion de la commune au CAUE 91 et la convention d’objectifs afférente. En cours d’instance, la commune a transmis les documents demandés sous format dématérialisé, les seules occultations concernant des coordonnées bancaires protégées par le secret de la vie privée. Le tribunal a constaté que la demande de M. B... avait ainsi été satisfaite et a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. Il a également rappelé que la condamnation à une amende pour recours abusif relève du pouvoir propre du juge, sans faire droit à la demande de la commune.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
20 novembre 2025• Magistrat Gibelin
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302991

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... qui demandait la décharge de 9 521 euros de droits acquittés sur une plus-value immobilière réalisée en 2021. Le tribunal a jugé que les frais de commission d'agence (10 500 euros) étaient déjà pris en compte, que les frais de mainlevée d'hypothèque (4 987 euros) constituaient des frais de distribution non déductibles au sens de l'article 41 duovicies H de l'annexe III du CGI, et que les frais de 9 521 euros n'étaient pas justifiés comme frais déductibles. Les autres moyens, notamment la majoration du prix d'acquisition pour des travaux et la contestation de la constitutionnalité de la taxe, ont été implicitement écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'imposition initiale.

Avocat : TOMI

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2400205

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SARL Kabi, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2022. La société soutenait que la modification de la catégorie de son local commercial (classé en MAG3) avait méconnu les droits de la défense et que la procédure de réclamation était irrégulière. Le tribunal a jugé que le principe des droits de la défense n'avait pas été violé, car le changement de catégorie ne remettait pas en cause les déclarations du contribuable, et que les vices de procédure allégués étaient sans incidence sur la légalité de l'imposition. Sur le fond, la décision s'appuie sur les articles 1467 et 1498 du code général des impôts ainsi que sur l'article 310 Q de son annexe II pour valider le classement du local.

Avocat : SELARL VAUBAN

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401636

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a examiné la contestation de Mme A... F... relative à un indu d’Aide Personnalisée au Logement (APL) et de prime d’activité de 9 705,78 euros réclamé par la CAF de la Somme pour la période de janvier 2021 à janvier 2023. La requérante soutenait notamment que l’agent de contrôle n’était pas assermenté, qu’elle n’avait pas été informée de ses droits, et qu’elle ne vivait pas en concubinage. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’assermentation, l’agent étant régulièrement assermenté depuis 2012, et a rappelé les obligations d’information prévues à l’article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur les codes de la sécurité sociale, de la construction et de l’habitation, et de justice administrative pour statuer.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301163

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C... demandant la remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnelle au logement de 103,50 euros. La requérante n’a pas établi une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, malgré sa bonne foi non contestée. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301730

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, était saisi d’un recours contre le refus du département de la Charente d’accorder l’aide sociale à l’hébergement à Mme B..., résidente en EHPAD. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment la baisse des revenus de l’obligé alimentaire, la prise en compte des frais de mutuelle et le caractère temporaire des revenus locatifs, n’étaient pas fondés au regard des pièces du dossier. La solution retenue confirme la décision du département, appliquant les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives aux conditions d’octroi de l’aide sociale et à la détermination des ressources et charges du demandeur.

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301791

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., agissant en qualité de tuteur de sa mère, qui contestait la date d’ouverture des droits à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en établissement. Le département de la Charente-Maritime avait accordé cette aide à compter du 7 février 2023, date de dépôt d’un dossier complet, et non du 30 septembre 2022, date d’admission en établissement. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 232-14 et R. 232-23 du code de l’action sociale et des familles, les droits à l’APA sont ouverts à compter de la date d’enregistrement du dossier complet. Il a estimé que la circonstance que le tuteur n’ait pu compléter le dossier plus tôt en raison de la procédure de tutelle n’était pas opposable, dès lors qu’il disposait d’un jugement de tutelle depuis le 14 novembre 2022.

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302238

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 064,64 euros pour la période de janvier 2022 à janvier 2023. La requérante soutenait que les salaires déclarés ne correspondaient pas aux sommes réellement perçues, mais le tribunal a jugé que l'attestation fournie était insuffisante pour prouver cette différence. En application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, la caisse d'allocations familiales avait correctement rectifié les ressources sur la base des bulletins de paye. La décision de récupération de l'indu a donc été confirmée.

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2213517

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à la qualification de sommes distribuées par la société Holding JASP 1 comme des avantages occultes. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement fonder l'imposition sur le seul article 111 c) du code général des impôts, même en l'absence de bénéfice imposable pour la société distributrice. Enfin, la requérante n'ayant pas contesté le principe des rectifications lors de la procédure, il lui incombait de prouver qu'elle n'avait pas appréhendé les revenus, ce qu'elle n'a pas fait.

Avocat : WENISCH

20 novembre 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308138

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... épouse A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 16 janvier 2019, qui n'avait reçu aucune proposition de logement. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le maintien de la requérante dans un logement insalubre et suroccupé, avec son époux et leurs quatre enfants, lui avait causé des troubles dans ses conditions d'existence. En conséquence, il a condamné l'État à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation de ces préjudices.

Avocat : QUIENE

20 novembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308139

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation le 25 juin 2021, qui n'a pas reçu de proposition de relogement de la part de l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis. Il a constaté que M. A... a dû se loger par ses propres moyens à compter du 22 février 2023 dans un appartement de 19 m², insuffisant pour exercer son droit d'hébergement pour ses trois enfants, ce qui ne met pas fin à la situation d'urgence. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une indemnité de 8 000 euros en réparation de ses préjudices.

Avocat : QUIENE

20 novembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311031

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu de 4 809 euros pour 2018. Le requérant soutenait que la SAS Group Solid, dont il était associé, n'avait pas opté pour le régime des sociétés de personnes et devait être soumise à l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la société avait valablement exercé l'option prévue à l'article 239 bis AB du code général des impôts, la rendant imposable à l'impôt sur le revenu entre les mains des associés. Les autres moyens, tirés de vices de procédure et de la privation du crédit d'impôt de modernisation du recouvrement, ont également été écartés.

Avocat : WAN AVOCATS

20 novembre 2025• 7ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 488469

Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH

19 novembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:488469.20251119• 3ème et 8ème chambres réunies
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 509599

19 novembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:509599.20251119• Juge des référés
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 490444

Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET

19 novembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:490444.20251119• 3ème et 8ème chambres réunies
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401844

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 17,6 millions d'euros présentée par les sociétés Arev finance, Holding bretonne des casinos et Vikings-casinos. Ces sociétés, évincées d'une procédure de concession de service public pour un casino municipal, invoquaient des irrégularités dans la passation du contrat (méconnaissance des délais de l'article L. 1411-7 du CGCT, irrégularité de l'offre retenue, défaut d'information sur les critères) et des erreurs dans l'analyse des offres. Le juge a estimé que l'obligation de la commune d'Arnac-Pompadour à indemniser les requérantes n'était pas sérieusement contestable, rejetant ainsi la demande de provision.

Avocat : BRG

19 novembre 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502051

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande de provision de 180 000 euros présentée par M. A... contre l'État. Le requérant estimait que sa révocation prononcée en 2007 constituait un licenciement abusif lui ayant causé un préjudice. Le juge des référés, appliquant l'article R. 541-1 du code de justice administrative, constate que M. A... n'établit pas l'existence d'une obligation non sérieusement contestable, faute de démontrer l'illégalité de la décision de révocation ou une faute de l'administration. La demande est donc rejetée.

19 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302931

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Natixis. Celle-ci demandait la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés et l'augmentation de ses déficits reportables, en soutenant qu'une erreur comptable avait été commise lors de l'inscription de titres souscrits en 2015. Le tribunal a jugé que la moins-value réalisée sur la cession de ces titres n'était pas déductible en application du 2 bis de l'article 39 quaterdecies du code général des impôts, car les titres avaient été cédés moins de deux ans après leur émission. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de la société requérante.

19 novembre 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2217058

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par la SA Iliad de demandes de restitution de TVA, pour un total d'environ 102 millions d'euros, acquittée au titre de l'année 2019. La société contestait le traitement fiscal d'une remise de couplage accordée dans le cadre d'une offre conjointe avec la société Youboox, soutenant que cette remise devait être répartie au prorata du prix de chaque prestation pour déterminer l'assiette imposable. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la méthode de ventilation proposée par la société n'était pas fondée au regard des règles de la TVA. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la directive 2006/112/CE et du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

19 novembre 2025• 10ème chambre