Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605561
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de rectifier l'adresse erronée sur son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré les conséquences concrètes de cette erreur, notamment pour l'obtention d'un document de circulation pour son enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 414-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605543
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de M. A... qui sollicitait une injonction pour obtenir un récépissé de remise de son permis de conduire. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que son permis a été invalidé et restitué, et ne démontre pas le caractère urgent et utile de la mesure demandée au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par ordonnance selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605534
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la condition d'urgence n'est pas remplie. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (condition d'urgence non satisfaite) et article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (l'étranger conserve ses droits, dont celui de travailler, pendant trois mois après l'expiration de son titre en cas de demande de renouvellement).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2607331
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant turc visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'**urgence extrême** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une sauvegarde de liberté fondamentale, malgré ses allégations concernant son emploi. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'atteinte alléguée à ses libertés.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2607296
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une décision médicale de limitation ou d'arrêt des thérapeutiques actives concernant un patient. Le juge a estimé que la procédure collégiale prévue par le code de la santé publique avait été respectée et que la décision, fondée sur le refus de l'obstination déraisonnable, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie. La requête était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de la santé publique relatives à la fin de vie.
Avocat : HEURTON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606496
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait la suspension d'un refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car l'absence de dossier complet de la part du requérant empêche de caractériser l'existence même de la décision administrative contestée. La décision est rendue en application de la procédure accélérée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610235
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui sollicitait diverses mesures, dont une injonction à la Défenseure des droits et au ministre de la justice de répondre à ses demandes. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise pour une procédure de référé-liberté au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il y ait lieu de transmettre le dossier au Conseil d'État.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610236
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle d'incompatibilité avec un emploi chez Naval Group. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas apporté la preuve concrète de l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas de la réalité effective de sa mise à la retraite et de l'échéance imminente de sa promesse d'embauche. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610140
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à obtenir la mise en place immédiate d’une scolarisation adaptée avec un accompagnant AESH pour un enfant en situation de handicap. Le juge estime que la condition d’urgence particulière exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’est pas remplie, notamment parce que la rupture de scolarisation résulte d’une initiative unilatérale du requérant. La demande est donc rejetée par application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601228
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... A... qui demandait la réactivation immédiate de son droit de visite auprès de son fils détenu. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de démarches récentes auprès de l'administration ni d'une nécessité impérieuse de voir le détenu à très bref délai. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605665
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'une étudiante étrangère visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de carte de séjour. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas caractérisé une situation d'extrême urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures, condition nécessaire pour ce type de procédure. Le juge a rappelé que, contrairement à d'autres procédures de référé, l'urgence n'est pas présumée en matière de sauvegarde d'une liberté fondamentale et doit être démontrée objectivement.
Avocat : CAPDEFOSSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610120
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... B... qui demandait l'injonction au préfet de police de délivrer un titre de séjour à son père. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la fille n'avait pas la qualité pour agir au nom de son père devant la juridiction administrative, celui-ci n'étant pas placé sous tutelle. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 431-5 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et à la représentation des parties.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610211
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait une injonction contre le Préfet de Police pour obtenir un rendez-vous et un récépissé en vue du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas caractérisée. L'expiration du visa dans deux mois et les difficultés alléguées pour prendre rendez-vous ne justifiaient pas une mesure à prendre dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610295
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'inscription prioritaire sur une liste de rapatriement depuis Israël. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas apporté d'éléments concrets et propres à son cas pour caractériser l'urgence extrême requise par la procédure, notamment concernant la vulnérabilité psychologique de sa fille, l'urgence de sa rescolarisation ou un péril imminent pour son activité professionnelle. La demande a donc été jugée irrecevable pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605778
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande d’injonction de renouveler un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un apatride dont le récépissé a expiré, ne démontre pas l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté d’aller et de venir, justifiant une mesure d’urgence. La demande est jugée mal fondée au regard des conditions strictes du référé-liberté.
Avocat : BELOTTI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606885
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête d'un fils demandant l'urgence pour contraindre le ministre des affaires étrangères à réexaminer le refus de visa de son père. Le juge estime que les circonstances invoquées (âge et isolement du père) ne caractérisent pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il applique l'article L. 522-3 du même code, permettant le rejet sans instruction lorsque la demande ne présente pas ce caractère d'urgence.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603494
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour 4 mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation préjudiciable invoquée par le requérant (l'impossibilité d'exercer sa profession) résulte directement de son propre comportement (conduite avec alcoolémie et excès de vitesse important). La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602990
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une retenue opérée par la CAF sur le RSA du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence, nécessaire pour une procédure sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée. Il relève également que le requérant ne démontre pas que cette retenue porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527528
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment le défaut de motivation, l'absence d'examen particulier de sa situation et une erreur de droit, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIOP
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528124
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant un arrêté préfectoral de rejet de demande de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction donne acte du désistement de la requérante sur le fond et rejette sa demande de condamnation de l'Etat à payer des frais irrépétibles, au motif qu'elle n'en apporte pas la justification. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)