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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507141

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. C... et Mme A.... Celle-ci vise à déterminer les causes et conséquences des infiltrations d’eau affectant leur maison, consécutives à des travaux d’enfouissement de réseaux électriques réalisés par le SDES 73 et la société Colas France. Le tribunal a considéré la mesure utile pour un éventuel litige au fond, malgré les réserves du SDES 73. L’expert désigné devra notamment identifier l’origine des désordres, évaluer les travaux nécessaires et leur coût, et tenter une conciliation entre les parties.

Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES

18 novembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302221

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d'une demande de décharge de l'obligation de payer un trop-perçu de supplément familial de 14 402,11 euros pour la période 2021-2022. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du ministre, jugeant que le courrier du 12 décembre 2022 constituait une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a examiné les conditions d'attribution du supplément familial prévues par le décret n° 67-290 du 28 mars 1967, notamment la condition de rémunération brute totale annuelle du conjoint. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique et prise en compte des notes en délibéré.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
18 novembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305593

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser les requérants pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence résultant du refus illégal d'un visa de long séjour pour réunification familiale. L'illégalité de la décision de la commission de recours du 8 juillet 2020, annulée par un précédent jugement, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. La période de responsabilité est fixée du 30 décembre 2019 au 11 janvier 2022, mais l'indemnisation est limitée à la période demandée par les requérants, soit jusqu'au 8 novembre 2021. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.

Avocat : BOURGEOIS

18 novembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518418

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes concerne une demande du préfet de la Loire-Atlantique visant à obtenir l’expulsion de Mme C... et M. G..., occupants sans droit d’un logement dédié aux demandeurs d’asile géré par l’association France Horizon à Saint-Nazaire. Sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et de l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge des référés fait droit à la requête préfectorale. Il ordonne la libération immédiate des lieux, autorise l’expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire, et permet au gestionnaire de débarrasser les biens meubles aux frais et risques des occupants. La solution retenue se fonde sur le rejet définitif de leur demande d’asile par la CNDA, l’absence de droit au maintien dans les lieux, et l’urgence caractérisée par la saturation du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile.

Avocat : PHILIPPON

18 novembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518420

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande du préfet de la Loire-Atlantique. Elle ordonne à M. D..., débouté définitivement de sa demande d'asile par une décision de la CNDA du 26 mai 2025, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe indûment. Le juge retient l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de la saturation du dispositif national d'accueil et de l'absence de droit au maintien dans les lieux de l'intéressé. La solution s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : PAUGAM

18 novembre 2025
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500069

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Assystem Polynésie contestant plusieurs dispositions du code des impôts relatives à l'impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM). La société invoquait notamment une violation des principes d'égalité devant la loi et les charges publiques, ainsi qu'un défaut d'accessibilité et d'intelligibilité de la norme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les différences de traitement critiquées étaient justifiées par des raisons objectives et que les dispositions contestées étaient suffisamment claires et précises. En conséquence, la demande de décharge de l'IRCM et de la contribution de solidarité territoriale sur les revenus de capitaux mobiliers (CST-RCM) a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais irrépétibles.

Avocat : VEIL JOURDE

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500016

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A..., infirmier anesthésiste, qui contestait le refus implicite de l’inscrire au tableau d’avancement pour le grade supérieur. Le tribunal a jugé que pour être promu à la classe supérieure, l’article 19 de la délibération du 28 janvier 2010 exige des services accomplis en tant que fonctionnaire (stagiaire ou titulaire) dans un cadre d’emplois, ce qui exclut les services en tant qu’agent non titulaire. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 31 de cette délibération et du principe d’égalité de traitement a été écarté comme infondé.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500218

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E..., infirmier de bloc opératoire, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade supérieur. Le tribunal a constaté qu’aucun tableau d’avancement n’avait été dressé pour l’année 2024, faute de poste vacant, rendant la demande sans objet. La solution retenue repose sur l’absence de possibilité de promotion en l’absence de poste ouvert, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le moyen tiré de l’article 31 de la délibération du 28 janvier 2010 ou du principe d’égalité de traitement.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500220

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., infirmier de bloc opératoire, qui contestait le refus implicite de l’inscrire sur la liste d’aptitude au grade supérieur. Le tribunal a constaté qu’aucun tableau d’avancement n’avait été dressé pour l’année 2024, faute de poste vacant, ce qui rendait la demande sans objet. La solution retenue repose sur l’absence de décision susceptible de recours, l’administration n’ayant pas procédé à l’établissement d’un tableau d’avancement. Les textes appliqués incluent la délibération n° 2010-3 APF du 28 janvier 2010 portant statut particulier des personnels infirmiers.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511159

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la société Les compagnons du Barroux. Celle-ci sollicitait le paiement de prestations réalisées pour le compte de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais la juridiction estime que la créance n'est pas sérieusement contestable à l'encontre de la société Agence régionale d'équipement et d'aménagement, cette dernière n'étant que mandataire. La solution retenue est que seule la région serait débitrice, les conclusions étant donc mal dirigées.

Avocat : MARY

18 novembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500202

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a considéré que les pathologies invoquées (cancer, emphysème, arthrose) n'établissaient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, ni un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, ni le recours systématique à une aide technique ou humaine lors des déplacements extérieurs, comme l'exigent l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision attaquée a donc été jugée fondée.

18 novembre 2025• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301631

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., capitaine et armateur du navire « Galapagos », qui contestait une décision du préfet de la région Normandie lui infligeant une amende de 5 000 euros et douze points de pénalité pour des infractions aux règles de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment le respect des droits de la défense, n'était pas entachée d'irrégularité. Il a estimé que les infractions de pêche en quantité supérieure à celle autorisée et de manquement aux obligations déclaratives étaient constituées, et que le cumul de sanctions entre le capitaine et l'armateur était légalement prévu par l'article L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime. Enfin, le tribunal a considéré que les sanctions n'étaient pas disproportionnées au regard de la gravité des faits.

Avocat : CABINET STREAM

18 novembre 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501253

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de sa carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La magistrate a jugé que les éléments médicaux fournis, notamment l'arthrodèse et les douleurs chroniques, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. En particulier, il n'était pas établi que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu'elle devait systématiquement recourir à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision du président du conseil départemental du Calvados a donc été confirmée.

18 novembre 2025• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501254

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la remise totale d’un indu de prime d’activité de 879,84 euros, après que la commission de recours amiable de la CAF de la Manche lui en avait déjà accordé une remise partielle de 75 %. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante au regard des articles L. 845-3 et suivants du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, compte tenu de ses ressources (pension d’invalidité, pension complémentaire et revenus salariaux) et de ses charges, Mme B... n’était pas dans une situation de précarité telle qu’elle ne puisse rembourser le solde restant de 219,96 euros. La demande de remise totale a donc été rejetée.

18 novembre 2025• 3ème chambre JU
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503299

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de la Côte-d'Or de délivrer à M. C... la notice explicative et le certificat médical vierge nécessaires à l'instruction de sa demande de titre de séjour pour raison de santé. La juridiction a jugé la mesure utile et urgente, car l'absence de ces documents compromettait l'instruction de la demande et exposait le requérant, dont l'état de santé nécessite une inscription sur une liste de greffe, à des conséquences graves. Cette solution s'appuie sur les articles L.425-9 et R.425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 27 décembre 2016.

Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE

18 novembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503303

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour obtenir l'instruction de sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. C... à l'aide juridictionnelle. Cependant, il a rejeté sa demande d'injonction, estimant que l'administration n'avait pas fait preuve d'une inertie fautive, dès lors que la procédure d'instruction, notamment l'avis du collège de médecins de l'OFII prévu aux articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était en cours. La solution retenue est donc le rejet de la requête, la mesure sollicitée n'étant pas utile.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

18 novembre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302431

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SAS Coeurdor, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société avait constitué des provisions pour risque sanitaire afin de couvrir d’éventuelles actions en responsabilité de ses salariés exposés à des produits cancérigènes. Le tribunal a jugé que ces provisions ne remplissaient pas les conditions de l’article 39 du code général des impôts, car le risque invoqué n’était pas suffisamment probable et précis à la clôture des exercices concernés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la réintégration des provisions dans le résultat imposable.

Avocat : BPS AVOCATS

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302008

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SASU M C... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée. L'administration fiscale avait remis en cause la déduction de charges et la déduction de TVA, faute pour la société de justifier de la réalité des achats et prestations facturés par la société Electro Belfort, notamment en raison de factures insuffisamment détaillées et de l'absence de lien établi entre les paiements allégués et les factures. La solution retenue s'appuie sur les articles 271, 289 et 38 du code général des impôts, qui conditionnent la déductibilité à la possession de factures justifiant la réalité des opérations.

Avocat : AVOCATS DSOB

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2104515

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. et Mme F..., ressortissants algériens, qui sollicitaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis en raison de l'illégalité de deux arrêtés du 21 janvier 2019 du préfet de la Haute-Garonne leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, ces arrêtés ayant été jugés illégaux, et a accordé une indemnisation de 3 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, tout en rejetant les autres demandes indemnitaires. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

18 novembre 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504357

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, était saisi par M. C... d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 14 avril 2025, laquelle enjoignait au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement adapté. Le tribunal a rejeté cette demande, considérant que le dispositif d’astreinte spécifique prévu à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation pour les recours « DALO » exclut l’application du régime général de liquidation des astreintes prévu aux articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative. En conséquence, la demande de liquidation ne pouvait être satisfaite. M. C... a néanmoins été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : GALINON

18 novembre 2025• Président, magistrat désigné R.778-3