Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601610
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car la requérante ne justifie pas du caractère d'urgence. Textes appliqués : Articles L.521-3 et L.522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601701
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... et M. D... visant à enjoindre à Enedis de retirer ses installations électriques de leur propriété. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui constituerait une exécution forcée définitive, n'entrait pas dans le champ des mesures provisoires ou conservatoires qu'il peut ordonner en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602053
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un père visant à modifier le niveau scolaire de son enfant allophone avec handicap et à obtenir un accompagnement en Français Langue Étrangère. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, notamment au vu du délai écoulé entre l'évaluation produite et la décision administrative contestée. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601111
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant la suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, dépourvu d'attaches familiales solides en France, n'établissait pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête étant jugée manifestement mal fondée, entraînant également le rejet de la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601113
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, mère d'un enfant handicapé de nationalité comorienne, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de son enfant, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601114
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante comorienne, n'apportait pas la preuve d'un ancrage familial ou d'une scolarité aboutie en France suffisant pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601115
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve suffisante que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601116
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant la suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, né à Mayotte et scolarisé, n'apportait pas la preuve d'une intégration suffisante ou d'attaches familiales en France pour établir une atteinte grave et illégale à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601118
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. De plus, la requête, enregistrée après l'éloignement effectif de l'intéressé, était jugée irrecevable pour défaut d'objet.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601121
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à obtenir l'injonction de délivrer un titre de séjour et la réparation d'un préjudice. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant le référé-liberté (article L. 521-2 CJA). La demande est jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence et est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406964
Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge a considéré que l'absence de logement disponible dans la commune souhaitée ne libérait pas l'État de son obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407020
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le juge a considéré que l'absence de vacance de logement dans les communes sollicitées ne libérait pas l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530842
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de la Maison départementale des personnes handicapées de Paris de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge estime que la requête, enregistrée après l'expiration du délai de recours, ne comporte que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment motivés, sans avoir été régularisée malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, qui encadrent le rejet des requêtes pour défaut de motivation sérieuse.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601313
Sujet principal : Demande d'injonction pour convoquer une étudiante étrangère en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande, considérant que les mesures sollicitées (convocation et délivrance d'un récépissé) sont dépourvues d'utilité. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'arrêté du 27 avril 2021. Le juge rappelle que la demande de titre de séjour "étudiant" doit obligatoirement être effectuée via la plateforme ANEF (téléservice).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601620
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à ordonner l’instruction d’une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé provisoire. Le juge constate que la demande, déposée depuis plus de quatre mois, a fait naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R.432-1 et R.432-2 du CESEDA. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L.521-3 du code de justice administrative, justifiant le rejet par application de l’article L.522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406668
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de M. A... visant à obtenir une injonction de relogement sous astreinte. Cette décision est motivée par le fait que le requérant a signé un bail pour un logement adapté le 19 juillet 2024, rendant sa demande sans objet. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle totale n'était justifié.
Avocat : DOSSETTO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406749
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction d'attribution d'un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après la signature d'un bail par le requérant. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique au profit de l'avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de constater l'absence d'objet d'une requête.
Avocat : GOGUILLOT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500610
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... et de la société Green Planet visant à annuler le rejet implicite de leur recours par l'ANAH et à obtenir le versement d'une prime de transition énergétique. La juridiction estime que la requête est irrecevable, car la décision attaquée (le rejet implicite) a été expressément abrogée et remplacée par une décision explicite de l'ANAH du 4 septembre 2024 accordant la prime, ce qui prive la demande d'annulation de son objet. Le tribunal applique les dispositions du code de justice administrative relatives aux requêtes irrecevables (article R. 222-1) et celles régissant la prime de transition énergétique.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500655
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... et de la société Drapo visant à annuler le rejet implicite de leur recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH et à en obtenir le versement. Le juge a considéré que la demande était irrecevable, car l'ANAH avait déjà fait droit au recours administratif en accordant la prime et en indiquant la procédure à suivre pour son paiement, de sorte qu'il n'y avait plus d'intérêt à agir sur ces conclusions. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'irrecevabilité des requêtes (article R. 222-1) et sur la réglementation spécifique à la prime (décret et arrêté du 14 janvier 2020).
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601937
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à être déchargé de la taxe d’habitation 2025. Le juge a estimé que la demande était prématurée et donc irrecevable, car le contribuable avait saisi l'administration fiscale en décembre 2025 et aucune décision implicite de rejet n'était encore acquise à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les articles R*190-1, R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.