Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307032
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un militaire contestant un titre de perception pour trop-perçu de rémunération et la décision rejetant son recours administratif. Le juge a estimé que les moyens invoqués contre la décision de rejet (incompétence et insuffisance de motivation) étaient inopérants, car cette décision n'avait pour seul objet que de lier le contentieux. La solution du litige dépend uniquement de l'appréciation de la régularité et du bien-fondé du titre de perception lui-même, régi par les articles du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401000
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation de deux décisions accordant seulement une remise partielle sur des indus de prime d'activité et de RSA. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 574 euros, ne démontrait pas une précarité justifiant une remise totale de sa dette. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la récupération et la remise gracieuse de ces prestations sociales.
Avocat : VICTOR AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401362
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du rejet par la Caisse d'Allocations Familiales d'un recours amiable contre la notification d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la caisse a, postérieurement à l'introduction de la requête, rapporté l'indu et remboursé les sommes prélevées. Par conséquent, il décide qu'il n'y a pas lieu de statuer, la requête étant devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507979
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. B... visant la commune de Saint-Brieuc et Saint-Brieuc Armor Agglomération pour un accident de la circulation. Le juge estime que le caractère sérieusement contestable de la responsabilité des collectivités, notamment au regard des conditions de signalisation et d'éclairage du terre-plein, fait obstacle à l'octroi d'une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation au titre des frais irrépétibles est également rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523000
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande d'injonction au préfet pour obtenir un logement adapté. Le requérant s'étant désisté après avoir accepté une offre de logement, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601735
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour assurer l'accès à un logement de transition de Mme A... B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à la requête, constatant que l'État, garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre dans le délai de trois mois fixé par l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Il a donc ordonné au préfet d'assurer l'accueil de la requérante dans un logement de transition, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602689
**Sujet principal** : Désistement d'une procédure de référé contractuel concernant un marché public d'entretien des espaces verts. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à la procédure. **Textes appliqués** : La décision est prise dans le cadre d'un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) et mentionne l'article L. 761-1 du même code relatif aux frais irrépétibles.
Avocat : HOLTERBACH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602713
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du préfet du Pas-de-Calais de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'un occupant d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Par conséquent, la procédure est close sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'expulsion et de recours à la force publique.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501224
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur les désordres d'un chemin privé, estimant que cette mesure était utile pour éclairer un éventuel recours indemnitaire contre la commune de Saint-Saëns, soupçonnée d'un défaut d'entretien de ses ouvrages publics. La juridiction a rejeté les arguments de la commune et a fait application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour prescrire cette mesure d'instruction. Elle a également rejeté les demandes de prise en charge des frais d'expertise et d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310692
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la demande de M. B... visant à obtenir une remise gracieuse totale de sa dette d'indu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. Le juge, exerçant son pouvoir d'appréciation souverain en la matière, estime que la situation du requérant ne justifie pas une telle remise, au regard des conditions de bonne foi et de précarité prévues par les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. L'indu trouve son origine dans des déclarations tardives de ressources et de situation familiale, et le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour démontrer une impossibilité de remboursement liée à une situation de précarité.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601201
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction adressée au préfet des Alpes-Maritimes pour convoquer la requérante en vue du dépôt d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation d’urgence invoquée résultait de la propre négligence de la requérante, qui n’avait sollicité le renouvellement qu’après l’expiration de son titre et alors qu’une convocation était en cours. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions de l’urgence.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601452
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, compte tenu de la présence de trois jeunes enfants dont l'un présente des problèmes de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601455
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment en raison de la naissance récente d'un troisième enfant pour lequel une demande d'asile a été déposée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601456
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le juge a considéré que le maintien dans les lieux, après l'obtention d'une protection subsidiaire pour l'un et le rejet définitif de la demande d'asile pour l'autre, ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MBA-N.KAMAGNE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601457
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes visant à expulser deux ressortissants russes d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment au regard de l'état de santé de l'un des occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400967
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande du syndicat mixte de Pierrefonds, qui réclamait une indemnité de plus de 4 millions d'euros à l'État pour un préjudice financier lié au financement des missions de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Le tribunal a jugé que les griefs, fondés notamment sur les articles L. 422-23 du code des impositions et L. 6328-4 du code des transports, ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a estimé que le système de financement contesté, qui relève du pouvoir souverain du législateur, ne créait pas une rupture d'égalité devant les charges publiques à l'encontre du demandeur.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300309
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société SAF Hélicoptères, qui contestait l'attribution d'un marché public de transports sanitaires héliportés à la société HBG France par le centre hospitalier de Cayenne. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation, notamment concernant la publicité, la mise en concurrence et l'appréciation des offres, n'étaient pas établies ou étaient insuffisantes pour entraîner la résiliation du marché. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires de la requérante ont également été rejetées, l'application des articles du code de la commande publique invoqués n'étant pas retenue.
Avocat : MARAS BILLARD AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301759
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C... qui contestait un redressement fiscal pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la qualité du signataire de la défense, le quotient familial, la prise en compte de déficits et le régime fiscal d'un apport de droits sociaux, n'étaient pas fondés. L'administration a régulièrement procédé à une compensation sur le fondement de l'article 13 du code général des impôts pour une omission constatée, et le redressement initial est confirmé.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400362
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2019 et 2023. Le requérant invoquait des violations de ses droits fondamentaux (dignité, intimité, hygiène) au regard de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande principale, estimant que l'État n'avait pas commis de faute dans la gestion de l'établissement pénitentiaire, mais a confirmé l'allocation d'une provision de 9 500 euros déjà accordée en référé pour les périodes de surpopulation carcérale avérée.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401447
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision du département de l'Hérault lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 169,28 €. Le juge a estimé que la décision de récupération était régulière, suffisamment motivée et fondée sur une prise en compte correcte des ressources du foyer. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BAUTES