Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302561
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice lié à une infection nosocomiale contractée lors d'un accouchement au CHRU de Tours. La juridiction a partiellement fait droit aux demandes de la requérante et de la CPAM intervenante, en condamnant l'établissement hospitalier à verser des dommages-intérêts. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité médicale et du code de la sécurité sociale pour le recours subrogatoire de la CPAM.
Avocat : SCP ABCD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304030
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en responsabilité médicale formée contre le CHRU de Tours suite au décès d'un patient. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'absence de faute établie par l'enquête pénale classée sans suite, ne démontraient pas l'existence d'une faute dans l'organisation ou le fonctionnement du service public hospitalier. Le tribunal a appliqué les principes généraux de la responsabilité hospitalière et a jugé que le lien de causalité entre la prise en charge et le décès n'était pas établi.
Avocat : SELARL DEREC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402416
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) notifiée par les services fiscaux. Le tribunal a jugé le recours irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement contesté la SATD auprès de l'administration, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La juridiction a ainsi appliqué les règles de procédure spécifiques au contentieux du recouvrement des créances publiques.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402469
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un agent pénitentiaire contestant une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise pour recouvrer un indu de rémunération. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire d'opposition à poursuites devant la direction des finances publiques, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le bien-fondé des demandes d'annulation, de restitution et d'indemnisation.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401109
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande d'indemnisation d'un détenu suite au retrait de son autorisation de visite en unité de vie familiale. Le tribunal a jugé que la décision du directeur du centre de détention, fondée sur le passage du requérant en commission de discipline, était illégale car elle ne relevait pas des motifs de maintien de l'ordre ou de sécurité prévus par le code pénitentiaire (articles L. 341-7 et R. 341-5). En conséquence, l'État a été reconnu responsable et condamné à verser une indemnité pour préjudice moral, dont le montant a été fixé par le juge.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401110
**Sujet principal** : Recours d'une société prestataire de services contre des pénalités financières infligées par une université pour non-respect des obligations contractuelles (déficit d'heures de travail et irrégularités de pointage). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Caronet et confirme le bien-fondé des pénalités, estimant que la décision de l'université était suffisamment motivée et que les stipulations contractuelles (CCAG FCS et CCAP) autorisaient leur application. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de la commande publique, de l'arrêté du 30 mars 2021 (CCAG FCS), et les clauses spécifiques des cahiers des clauses administratives particulières (CCAP) des marchés.
Avocat : CGCB AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401152
**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale et contractuelle engagé par une commune contre l'entrepreneur et la maîtrise d'œuvre suite à des désordres affectant une voirie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, devra déterminer la responsabilité des sociétés Eiffage (entrepreneur), Setecba Ingénierie et Atelier Paysage (maîtrise d'œuvre) concernant les désordres allégués, fixer le montant de l'indemnisation due à la commune et se prononcer sur les demandes de garantie entre les codéfendeurs. **Textes appliqués** : Les dispositions sur la responsabilité décennale (article 1792 du Code civil) et contractuelle sont invoquées, ainsi que l'article L. 761-1 du Code de justice administrative pour la condamnation aux frais irrépétibles.
Avocat : CL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602152
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé du refus de titre de séjour « parent d’enfant français ». La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que le requérant est en situation irrégulière depuis 2019 et que son maintien sur le territoire constitue une menace pour l'ordre public au regard de ses condamnations pénales. Elle ne relève pas non plus de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, qui a procédé à un examen particulier de la situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des conventions internationales invoquées.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602311
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé fiscal, a rejeté la demande de la société Eden Autos visant à mettre fin à une procédure de flagrance fiscale et à ordonner la mainlevée de saisies conservatoires. Le juge a estimé que les conditions légales de la flagrance fiscale, prévues à l'article L. 16-0 BA du Livre des Procédures Fiscales, étaient réunies, notamment en raison de l'absence réitérée de dépôt des déclarations de TVA. Il a également considéré que l'administration apportait la preuve de circonstances menaçant le recouvrement de la créance, justifiant les mesures conservatoires.
Avocat : SELAS BRASSART
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602313
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'administration, en instruisant la demande comme une demande de titre de séjour pour soins, avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit de l'Union européenne. Il a également considéré que les conditions de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'étaient pas établies.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600963
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bayonne en désignant un expert. Cette décision, prise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres structurels présentant un danger grave et immédiat pour un immeuble. L'expert devra évaluer l'état du bâtiment et proposer des mesures provisoires pour faire cesser le péril.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601526
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de carte de séjour. Le juge a constaté que la décision attaquée avait perdu son objet, le préfet ayant délivré une attestation de décision favorable après l'introduction du recours, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La requérante a été admise à l'aide juridictionnelle provisoire, et la question des frais pour son avocate a été renvoyée à l'examen au fond.
Avocat : SNOECKX
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601533
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu le refus implicite de délivrer une carte de séjour à une ressortissante bangladaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'examen de sa situation personnelle au regard de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requérante a également été admise provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SNOECKX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409749
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu l'illégalité de ce refus en raison de l'absence de réponse de la préfecture à la demande de communication de ses motifs, méconnaissant ainsi les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et L. 211-2 du même code. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé, mais a rejeté ses autres conclusions, notamment l'injonction de délivrer un titre spécifique et la demande d'indemnisation.
Avocat : RAHMANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227223
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État pour réparer les préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale en l'absence de faute démontrée. Il a procédé à une évaluation forfaitaire des préjudices temporaires (déficit fonctionnel et souffrances endurées) sur le fondement des principes de la responsabilité administrative.
Avocat : MIGAT-PAROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227224
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, ouvrant droit à réparation des préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale faute de faute démontrée. Les montants alloués pour chaque chef de préjudice (déficit fonctionnel, souffrances endurées, etc.) ont été fixés en deçà des sommes demandées par le requérant, sur le fondement des dispositions régissant la responsabilité administrative et l'indemnisation des fonctionnaires.
Avocat : MIGAT-PAROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421540
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation des consorts A... suite au décès de leur parente. La juridiction a estimé que la prise en charge médicale était conforme aux règles de l'art, excluant ainsi toute faute de l'AP-HP au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Elle a également considéré que les conditions pour une indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, l'infection fatale étant indissociable de l'état de santé antérieur grave de la patiente.
Avocat : PARASTATIS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428335
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande de provision au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concernant le versement d'APL. Le juge a constaté que l'obligation de la CAF de Paris de verser l'aide au requérant n'était pas sérieusement contestable dans son principe, reconnaissant ainsi l'illégalité des décisions de suspension. Cependant, le montant exact de la provision n'est pas déterminé dans l'extrait fourni, l'instruction devant préciser la créance certaine après déduction des sommes déjà versées par la caisse.
Avocat : FOURNIER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400434
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en modifiant son régime indemnitaire par délibérations, n'avait pas méconnu son pouvoir d'organisation ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi du 14 décembre 2020, considérant que le dispositif contesté était conforme à la loi.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400435
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et sur la Constitution, qui garantissent la libre administration des collectivités territoriales.
Avocat : CENTAURE AVOCATS