Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601052
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de Mme A... et les mesures associées (interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen suffisant et individualisé de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, notamment au regard des risques allégués en cas de retour en Albanie et de la présence régulière de sa fille mineure en France. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur les conventions internationales protectrices des droits fondamentaux invoquées.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600944
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français et les modalités de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la préfète du Puy-de-Dôme avait légalement exercé sa prérogative en prolongeant l'interdiction de retour, au titre de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que l'étranger s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire. Il a également estimé que l'obligation de présentation quotidienne aux services de police n'était pas disproportionnée. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été écartée, l'avocat ayant été désigné d'office dans le cadre de cette procédure spécifique d'éloignement.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600968
**Sujet principal** : Recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une décision de fixation du pays de renvoi. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand. **Solution retenue** : Le tribunal se déclare non-lieu à statuer, considérant que la requête a perdu son objet. En effet, une autre décision du même tribunal (jugement du 20 mars 2026) a déjà rejeté des conclusions identiques visant à annuler les mêmes mesures d'éloignement. **Textes appliqués** : Le tribunal applique les règles de procédure du Code de justice administrative (notamment l'article R. 611-7 concernant les moyens relevés d'office) pour constater l'absence d'objet du recours.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600969
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. D... visant à annuler les mesures d'éloignement prises à son encontre. Le tribunal a jugé que la prolongation de l'interdiction de retour et l'assignation à résidence étaient légales, notamment au regard des articles L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également déclaré irrecevable la demande d'annulation du signalement Schengen, estimant que cet acte ne constitue pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SHVEDA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600994
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un ressortissant albanais visant à annuler la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la préfète du Puy-de-Dôme était compétente pour prendre ces mesures et que leur motivation était suffisante, notamment au regard des risques de trouble à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SHVEDA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600999
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un recours en excès de pouvoir contre des mesures d'éloignement (interdiction de retour et assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire pour raison d'urgence, mais a rejeté ses moyens d'annulation, considérant notamment que l'erreur de date dans la décision était une simple erreur matérielle et que le signataire était compétent. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-7.
Avocat : KHANIFAR
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601019
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement prises par la préfète du Puy-de-Dôme à l'encontre d'un étranger. Le requérant contestait notamment le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays d'éloignement et l'assignation à résidence. La juridiction a examiné la légalité de ces mesures au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales invoquées, telles que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FAURE-CROMARIAS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601034
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement prises par la préfète du Puy-de-Dôme. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était suffisamment motivée et précédée d'un examen individuel de sa situation, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les autres mesures contestées (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence) ont été déclarées légales, notamment en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LOISEAU
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601152
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre sa sanction d'exclusion d'un mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, malgré la situation financière et de santé de la requérante, et qu'aucun doute sérieux n'existe quant à la légalité de la sanction disciplinaire prononcée pour des manquements liés à des échanges sur un réseau social privé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EYRAUD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600984
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 12 mars 2026 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées avait assigné M. A... B... à résidence dans ce département. Le juge a retenu que le choix du lieu d'assignation, qui ne correspondait pas au lieu de résidence habituel de l'intéressé dans le Morbihan, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire a été rejeté.
Avocat : LESFAURIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601149
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. C... et l'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet des Landes avait commis une erreur manifeste d'appréciation en caractérisant une menace à l'ordre public, notamment en s'appuyant sur une garde à vue classée sans suite, et n'avait pas correctement pris en compte les liens personnels et familiaux stables de l'intéressé en France au regard des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. Les autres mesures (fixation du pays de destination, refus de délai de départ) sont tombées avec l'annulation de l'obligation de quitter le territoire.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400335
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire (exclusion temporaire d'un an) infligée à une agent territoriale, et demande indemnitaire consécutive. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation de l'arrêté de sanction et, par voie de conséquence, la demande d'indemnisation. Il estime que la procédure disciplinaire était régulière et que la sanction n'était pas disproportionnée. **Textes appliqués** : Le contrôle s'exerce dans le cadre du droit de la fonction publique territoriale et des principes généraux du droit, sans annulation fondée sur les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, disproportion).
Avocat : MINARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404700
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la révocation d'une adjointe technique territoriale, prononcée par le maire de Lyon pour des manquements en matière d'hygiène alimentaire et de gestion. La juridiction a jugé que la sanction était disproportionnée, notamment au regard de l'avis du conseil de discipline qui préconisait une rétrogradation et de l'absence d'antécédent disciplinaire de l'agent. Le tribunal s'est fondé sur les articles L.530-1 et L.533-1 du code général de la fonction publique pour contrôler la légalité de la sanction disciplinaire.
Avocat : HEMERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405042
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de deux jours et à obtenir une indemnisation pour harcèlement moral et discrimination. La juridiction a estimé que l'utilisation à des fins personnelles répétées et dissimulée d'un service d'interprétariat professionnel, ainsi que des propos dénigrants tenus à l'encontre du prestataire, constituaient des fautes justifiant la sanction prononcée par le maire de Lyon, laquelle était proportionnée. Concernant les demandes indemnitaires, le tribunal a jugé que les allégations de harcèlement et de discrimination liées au handicap n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la discipline.
Avocat : SELARL VALORIA SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405046
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, ne l'avait pas produit dans le délai légal de quinze jours prévu à l'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il a donné acte du désistement réputé du requérant et n'a pas examiné le fond de l'affaire.
Avocat : ANDUJAR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407575
**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une indemnité pour congés payés non pris par une fonctionnaire territoriale placée en disponibilité d'office avant sa retraite. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'administration (la requête n'est pas tardive), mais rejette également le fond de la requête. Il estime que la requérante, placée en disponibilité d'office, n'a pas généré de droits à congés payés durant cette période et que l'article 7 de la directive 2003/88/CE ne lui est pas applicable en l'espèce. **Textes appliqués** : Directive 2003/88/CE (article 7), Code général de la fonction publique, Code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5), et jurisprudence de la CJUE (arrêt C-214/10).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411045
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de renvoi et l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'OQTF était suffisamment motivée, qu'une erreur factuelle sur le rejet de sa demande d'asile était sans incidence sur sa légalité, et que les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas ses droits au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni n'exposaient à un risque de traitement inhumain (article 3 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501344
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 prolongeant l'assignation à résidence de M. B... pour un an. Le juge a relevé d'office que l'autorité administrative avait méconnu le champ d'application des articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent spécifiquement les assignations à résidence lorsque l'étranger est dans l'impossibilité de quitter le territoire. La décision attaquée a été annulée pour excès de pouvoir.
Avocat : BECQUET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502077
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Nord. La juridiction a jugé que le refus explicite du 21 janvier 2025, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légal et qu'aucune atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était caractérisée. En conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de renvoi ont été déclarées légales.
Avocat : DEWAELE EMILIE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503003
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour ne relevait pas de la procédure dématérialisée obligatoire et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DELBES