Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520655

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de renouvellement de son détachement. La juridiction a jugé la requête irrecevable car l'agent, un professeur relevant de l'académie de Nantes, n'avait pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire. Cette obligation découle de l'article L. 213-11 du code de justice administrative et du décret du 25 mars 2022, rendant la saisine directe du tribunal impossible. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur de l'académie de Nantes.

27 mars 2026
TA44OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606003

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre la délivrance d'un visa à son épouse. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, malgré l'état de santé du requérant. Il relève notamment l'absence de preuve d'isolement et le délai pris par l'épouse pour former son recours administratif préalable obligatoire.

27 mars 2026
TA54OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601090

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours contestant les élections municipales de Clouange (Moselle). Il a estimé que la compétence territoriale pour ce type de litige électoral revenait au tribunal administratif de Strasbourg, siège de la juridiction du ressort de la Moselle. En application des articles R. 312-9 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

27 mars 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501037

La décision concerne un désistement d'instance dans un litige relatif à la fixation d'une dotation financière par l'Agence Régionale de Santé. Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la clinique requérante. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorisent à constater un tel désistement.

Avocat : MUSSET AVOCATS

27 mars 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603068

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension du refus d'autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la situation irrégulière de la requérante, bien que préjudiciable, ne présente pas le caractère de gravité et d'immédiateté requis. Le tribunal ne se prononce donc pas sur le sérieux des moyens de légalité soulevés, notamment au regard de l'accord franco-indien de 2018 et de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

27 mars 2026
TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502775

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS JS CONCEPT de sa requête en annulation d'un titre de recettes. Cette décision fait suite à l'annulation préalable de ce titre par la Communauté de communes Loire Semène, rendant le litige sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président du tribunal à donner acte des désistements.

Avocat : CABINET LEX-PART AVOCATS

27 mars 2026
TA63DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201896

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur la responsabilité de la commune des Martres de Veyre suite à la chute d'un usager dans un regard situé sur un espace public. La juridiction a retenu la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de cet ouvrage public, en application des principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics. En conséquence, la commune a été condamnée à indemniser la victime pour ses préjudices, ainsi qu'à rembourser les sommes avancées par son assureur et par la caisse primaire d'assurance maladie.

Avocat : DMMJB AVOCATS

27 mars 2026Chambre 1
TA63DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202765

La société Viamedis contestait devant le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand des titres de recettes et des saisies administratives à tiers détenteur émis par le CHU de Clermont-Ferrand. Le tribunal a jugé irrecevable une partie des conclusions, relevant que les contestations portant sur l'exigibilité et le montant des créances relèvent du contentieux du recouvrement des créances non fiscales, de la compétence exclusive du juge de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Il a néanmoins examiné les autres moyens, notamment ceux relatifs à la prescription de l'action en recouvrement.

Avocat : AUGURE AVOCAT

27 mars 2026Chambre 1
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601999

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par un ressortissant turc contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment au regard des articles L. 421-1 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. En conséquence, les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies pour ordonner la suspension.

Avocat : SABATAKAKIS

27 mars 2026
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602514

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime, est légalement motivée et conforme aux dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également les griefs tirés d'une erreur d'appréciation de la vulnérabilité, d'une atteinte au droit d'asile et au principe de dignité humaine.

Avocat : GRÜN

27 mars 2026Reconduite à la frontière
TA67OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602730

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d’un étudiant étranger visant à obtenir une injonction enjoignant au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pour pouvoir se présenter à ses examens. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d’une liberté fondamentale n’était pas remplie, tout en admettant le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CANAL

27 mars 2026
TA67OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602731

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une assignation à résidence d'un étranger. Le juge a jugé la requête irrecevable car le recours contre ce type de mesure, prise sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, doit exclusivement suivre la procédure spéciale et accélérée prévue à l'article L. 921-1 du même code. Par conséquent, la voie du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) n'était pas ouverte au requérant.

Avocat : LAGRA

27 mars 2026
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507514

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation d'un ressortissant bangladais pour le préjudice lié au rejet illégal de sa demande de regroupement familial. Le tribunal a reconnu une faute de l'État pour la période allant du refus (18 mars 2022) à l'acceptation de la demande (19 juillet 2023), mais a jugé que les préjudices financiers et moraux allégués n'étaient pas établis ou n'étaient pas directement causés par cette faute. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRERY

27 mars 20267ème chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411510

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation du fils d'un tirailleur sénégalais décédé lors du massacre de Thiaroye en 1944. Le tribunal a jugé que l'action en responsabilité était prescrite, le délai de cinq ans prévu par la loi du 31 décembre 1945 étant écoulé depuis la connaissance du décès. La juridiction a ainsi fait primer les règles de prescription sur la reconnaissance historique des faits par les autorités françaises.

Avocat : CABINET FABIANI (SCP)

27 mars 20266e Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225944

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'un syndicat de copropriétaires concernant des désordres (humidité) dans une cave, imputés à des travaux de construction adjacents réalisés pour des bailleurs sociaux. Le tribunal a rejeté la requête du syndicat, la jugeant irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire, et a également déclaré irrecevable l'intervention volontaire de particuliers. Les textes de procédure administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours ont été appliqués.

Avocat : BOCCARA

27 mars 20265e Section - 3e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510350

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois imparti. Il a condamné l'État à verser 2 500 euros à la requérante en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande initiale plus élevée ainsi que sa demande de frais irrépétibles.

Avocat : BAGUET

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510476

Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 300 euros au requérant pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Les autres conclusions, notamment celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais, ont été rejetées.

Avocat : CHAMAS

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510491

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 300 euros à un demandeur pour réparer les préjudices résultant de l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement d'une carence fautive, celui-ci n'ayant pas exécuté une décision de la commission de médiation reconnaissant le demandeur comme prioritaire, conformément aux articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. En revanche, la demande de remboursement des frais d'avocat a été rejetée.

Avocat : PLEGAT

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510495

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 000 euros à un requérant pour réparer le préjudice découlant de l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas proposé de logement dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, tout en rejetant la demande de remboursement des frais d'avocat.

Avocat : THISSE

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510587

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la faute de l'État et l'a condamné à verser 1 000 euros en réparation des préjudices, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LUBAKI

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13