Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601707
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'injonction visant à ordonner le remplacement d'une enseignante absente, la fourniture de supports pédagogiques et la désinsectisation d'une école primaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence justifiant une mesure conservatoire, au regard notamment de l'obligation de l'État d'assurer le service public de l'éducation (articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation). La demande de provision au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : KRZISCH
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604870
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement d'une carte de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire, notamment en ne démontrant pas que son impossibilité de travailler lui cause un préjudice irréversible. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NUNES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605432
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Colas France visant à annuler son éviction d'un marché public de travaux d'assainissement pour offre anormalement basse. Le juge estime que la collectivité, la communauté d'agglomération Val Parisis, a correctement mis en œuvre la procédure de vérification des offres anormalement basses prévue par le code de la commande publique, en sollicitant des explications et en procédant à une appréciation globale. La décision d'écarter l'offre est donc jugée légale.
Avocat : SPI AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403060
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 mai 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. B..., un ressortissant sénégalais. La juridiction a retenu un vice de légalité externe, constatant que l'arrêté avait été signé par un secrétaire général sans que la délégation de signature de la préfète ne lui en confère le pouvoir. La décision est fondée sur une méconnaissance des règles de compétence et de signature des actes administratifs.
Avocat : ROULET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601801
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois, visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a estimé que le préfet du Morbihan avait légalement pris ces décisions, notamment en raison de la gravité des faits de proxénétisme reprochés à l'intéressé, justifiant le refus d'un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la directive européenne 2008/115/CE relative au retour des étrangers en séjour irrégulier.
Avocat : LE SQUER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600855
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur deux requêtes en référé-suspension concernant le retrait d'agrément et le licenciement d'une assistante familiale par le département des Vosges. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il rejette ses conclusions subsidiaires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour une condamnation aux dépens.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509141
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant serbe. La juridiction a jugé que le refus de séjour portait une atteinte excessive au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales et de la durée de sa présence en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : TOMC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606105
**Sujet principal** : Recours contre un arrêté de transfert Dublin (vers la Finlande) d'un demandeur d'asile égyptien. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (8e section - MESD). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté de transfert. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation et d'examen, violation de l'article 8 de la CEDH et du règlement Dublin). **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III), l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608193
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 juin 2026. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VAILLANT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604140
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a suspendu le refus d'autorisation de travail opposé à Mme C... pour l'embauche d'une assistante de vie philippine. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'impossibilité de recruter pour un métier en tension et la dégradation de l'état de santé de la requérante, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision administrative. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en attendant un réexamen de la demande.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604164
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour salarié. Le juge a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, mais a estimé que les moyens invoqués ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans avoir à se prononcer sur la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUNER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605685
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et en référé-injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de la décision implicite de refus, estimant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité sont remplies. En revanche, il rejette la demande d'injonction de délivrer la carte, l'intéressé ayant formulé une nouvelle demande après la décision litigieuse. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article R. 625-5 du code de la sécurité intérieure (règles sur le stage de maintien des compétences).
Avocat : NAISSEH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603661
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête du préfet de Seine-et-Marne visant à l'expulsion de Mme A... d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge relève d'office un non-lieu à statuer, considérant que la requérante se trouve de fait hors du centre et ne peut plus y accéder, ce qui rend la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PERE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603751
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme A... visant à suspendre le recouvrement d'indus de pension alimentaire. Cette décision fait suite à la régularisation opérée par la Caisse d'allocations familiales, qui a retiré l'acte contesté et effectué un reversement, privant ainsi le recours de son objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de la suspension d'exécution.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603756
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu la décision du président du département de Seine-et-Marne refusant un "contrat jeune majeur" à un ancien bénéficiaire de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision étaient remplies, au regard notamment des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La juridiction a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502862
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du président du conseil départemental de la Côte-d'Or refusant la délivrance d'une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, caractérisé notamment par une gonarthrose majeure et le port de prothèses aux deux genoux, répondait aux critères légaux d'une mobilité pédestre réduite. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de cette perte d'autonomie.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602420
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de la commune de Montalieu-Vercieu visant à expulser la SARL Lacave Quentin d'une dépendance du domaine public fluvial. Le juge a considéré que la commune, à qui la gestion du domaine avait été transférée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), avait bien la qualité pour agir. Cependant, il a estimé que l'urgence, condition nécessaire au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment en l'absence de projet de travaux réel et imminent.
Avocat : MARIE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602798
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la mise en péril de la poursuite de ses études et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais d'instance.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603511
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404649
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir et la demande indemnitaire de riverains contestant l'emplacement d'un point de collecte de déchets. La juridiction estime que les nuisances alléguées ne constituent pas un trouble anormal de voisinage et que les requérants ont accepté ce risque en transformant un garage en habitation à proximité d'une installation préexistante. Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité administrative pour trouble anormal de voisinage.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS