Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600638
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'une mise en disponibilité d'office d'une agente hospitalière. La juridiction relève que la décision attaquée ayant été retirée par l'administration, la demande est devenue sans objet. Elle condamne néanmoins l'établissement hospitalier à verser à la requérante une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SELARL MPPB AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400057
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation et d'injonction contre une commune pour des troubles causés par des arbres publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation des requérants. Il considère que les désordres allégués (chute de feuilles, branches) ne constituent pas un préjudice anormal et spécial justifiant la responsabilité sans faute de la commune. Aucune faute dans l'entretien n'est retenue. **Textes appliqués** : Principes de la responsabilité sans faute pour trouble anormal de voisinage et de la responsabilité pour faute, dans le cadre du contentieux administratif.
Avocat : CABINET BAUDUCCO ROTA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400086
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'un propriétaire visant à faire démolir un chemin communal aménagé sur ses parcelles et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que l'emprise n'était pas irrégulière, considérant qu'une promesse de vente signée en 2014 valait vente au sens des articles 1582 et suivants du code civil, transférant ainsi la propriété des parcelles concernées à la commune. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Avocat : AUDOUIN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400859
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent technique contre la commune de Molières-sur-Cèze. Le requérant sollicitait 30 000 € pour préjudice moral et troubles dans ses conditions d'existence suite à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé ses conclusions irrecevables car sa demande préalable concernant le préjudice de troubles n'avait pas été adressée au maire, comme l'exige la procédure. Les textes appliqués incluent le code du travail et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400887
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation du refus du maire d'Aubord d'intervenir contre les nuisances sonores d'une salle communale et la réparation de leur préjudice. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis de carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (article L. 2212-2 du CGCT) et de police spéciale relative au bruit (articles du code de la santé publique), les requérants n'ayant pas démontré le caractère excessif des troubles allégués. La demande d'indemnisation de 50 000 € a donc été rejetée, le préjudice n'étant pas établi comme certain.
Avocat : GARREAU
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306113
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation à la région Bretagne suite à l'annulation d'un trajet en car. Le tribunal a jugé qu'il était incompétent pour connaître du litige, car l'exploitation de la ligne était confiée par convention à une entreprise, relevant ainsi des juridictions judiciaires pour les rapports entre l'usager et l'exploitant. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code des transports relatives à l'organisation des services publics de transport.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402232
**Sujet principal** : Demande en responsabilité d'un centre hospitalier pour retard dans la transmission d'attestations employeur à Pôle Emploi, ayant entraîné un trop-perçu d'allocations chômage pour l'agent. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation MSS 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation de la décision implicite de rejet comme irrecevable, car cette décision n'a pour effet que de lier le contentieux. Sur le fond, il examine la responsabilité du centre hospitalier au regard de son obligation de délivrer l'attestation employeur en temps utile (article R. 1234-9 du code du travail). **Textes appliqués** : Code du travail (notamment article R. 1234-9) et Code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301438
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux notifiés à la suite d'une vérification de comptabilité d'une SARL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable une partie des conclusions de la requérante (Mme A...), car elle a sollicité devant lui une décharge d'impôt plus étendue que celle demandée dans sa réclamation préalable obligatoire, en violation des articles R. 190-1 et R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales. Il constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les prélèvements sociaux, un dégrèvement ayant été accordé en cours d'instance. **Textes appliqués** : Articles R. 190-1 et R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales (conditions de recevabilité du recours contentieux en matière fiscale).
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301439
La SARL C Net Services contestait devant le Tribunal Administratif de Grenoble des redressements fiscaux (impôts, TVA, amendes) pour la période 2015-2018. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait légalement rejeté sa comptabilité comme non probante en raison de l'utilisation de factures irrégulières et de l'absence de justificatifs pour plusieurs charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au rejet de comptabilité et à la sanction des manquements.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401300
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la société Alp'Bièvre taxis contre la commune de Mayres-Savel suite à l'abrogation d'une autorisation de stationnement de taxi. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de saisine du Conseil d'État, relevant que cette faculté appartient au juge seul, et a estimé que la commune, ayant régularisé la représentation de son maire par une délibération municipale, avait légalement défendu ses intérêts. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de justice administrative (articles L. 113-1 et L. 761-1) et du code des transports.
Avocat : LE GULLUDEC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511552
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une agente hospitalière demandant une expertise judiciaire pour évaluer les préjudices consécutifs à son accident de service. Le juge a ordonné une expertise, considérant cette mesure utile pour éclairer sa décision sur la responsabilité et l'indemnisation, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'administration hospitalière, bien que contestant l'utilité de certains points, ne s'est pas opposée au principe de cette mesure d'instruction.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603356
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bons-en-Chablais en désignant un expert pour constater l'état d'un EHPAD menaçant ruine. La juridiction a ordonné une expertise d'urgence, conformément à la procédure prévue par les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à évaluer le péril imminent et à proposer les mesures de sécurité nécessaires.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603387
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Crets en Belledonne de désigner un expert pour un immeuble menaçant ruine. Le juge a ordonné la désignation d'un expert, conformément aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures urgentes de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305628
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... visant à contester la notification de plusieurs indus de prestations sociales (RSA, APL, prime d'activité, primes exceptionnelles) et le rejet de ses recours administratifs préalables. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant certaines décisions de 2022, car elles avaient été implicitement retirées avant l'introduction de la requête, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment sur la prescription, la motivation des décisions, la procédure de recours amiable et la qualification des ressources. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306223
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné un recours en plein contentieux visant à annuler le rejet d'un recours administratif contre deux indus de RSA notifiés par la MSA. La juridiction a jugé la requête recevable, écartant la fin de non-recevoir pour tardiveté en raison d'une erreur de distribution du courrier de notification. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que les revenus pris en compte pour le calcul de l'indu étaient erronés, et a prononcé la décharge des sommes réclamées, en application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-12 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306667
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions de la CAF de Maine-et-Loire relatives à la récupération d'indus de prime d'activité et à obtenir une remise de dette. Le juge a estimé que le calcul des indus était régulier, fondé sur les ressources du foyer de la requérante, et que sa situation financière ne justifiait pas une remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5, régissant le droit et le calcul de la prime d'activité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306766
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... qui contestait des décisions de rejet de ses recours administratifs préalables contre la notification d'indu au titre du RSA, de la prime d'activité et de l'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que les procédures de recours ont été régulièrement suivies et que les moyens soulevés, notamment le défaut de consultation des commissions de recours amiable, l'absence de justification de l'indu ou la méconnaissance des droits de la défense, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307603
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... qui demandait l'annulation d'une décision lui accordant seulement une remise partielle d'un indu de prime d'activité et sollicitait une remise totale. Le juge estime que la requérante, qui invoquait sa bonne foi et sa précarité financière, n'apporte pas la preuve que sa situation actuelle justifie une remise supplémentaire, notamment en ne communiquant pas les éléments sur ses ressources et charges demandés par le tribunal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la récupération et la remise gracieuse des indus de prime d'activité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310100
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette l'opposition formée par un bénéficiaire contre une contrainte émise par la CAF pour recouvrer un indu de prime d'activité. Le juge estime que la créance est fondée, le requérant ayant omis de déclarer des pensions alimentaires et des revenus d'activité indépendante, conformément aux articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Les arguments du requérant, notamment sur sa bonne foi ou l'absence de transmission d'une décision de médiation, ne remettent pas en cause le principe de la dette.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314267
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à contester la décision de la CAF de Maine-et-Loire lui notifiant un indu sur des prestations sociales (prime exceptionnelle de fin d'année et aide exceptionnelle de solidarité). Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement saisi la CAF sur ce point, et a estimé que les autres moyens soulevés (méconnaissance des droits de la défense, erreur de droit sur la qualification des revenus) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les règles de procédure administrative.
Avocat : DESFARGES