Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400466
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire, n'était entachée ni d'un détournement de pouvoir, ni d'une erreur de droit, et respectait le principe d'égalité. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles L. 714-4, L. 714-5 et L. 714-10 du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400474
**Sujet principal** : Recours d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE), attribuée suite à des délibérations modifiant le régime indemnitaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agente. Il estime que le département, en adaptant son régime indemnitaire (notamment via les délibérations du 13 décembre 2021 et du 26 juin 2023) pour tenir compte de la création d'un complément de traitement indiciaire (CTI) par la loi, n'a pas commis d'illégalité, de détournement de pouvoir ou de violation du principe d'égalité. **Textes appliqués** : Constitution (article 72), Code général de la fonction publique (articles L. 714-4, L. 714-5, L. 714-10), loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, et loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 relative au soutien des métiers de l'aide à domicile et créant le CTI.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400475
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et sur la Constitution, qui garantissent la libre administration des collectivités territoriales.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400483
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire en s'inspirant de celui de la fonction publique de l'État, était légale et ne constituait pas un détournement de pouvoir. Elle a également estimé que le département n'avait pas méconnu le principe d'égalité en révisant à la baisse, par une délibération du 26 juin 2023, les indemnités des seuls agents des services sociaux et médico-sociaux, cette catégorie pouvant bénéficier d'un régime indemnitaire spécifique en vertu de l'article L. 714-10 du code général de la fonction publique.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400485
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., une agente du département de la Gironde, qui contestait le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, qui reconnaissent la compétence des collectivités territoriales en la matière.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400488
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire, n'était pas entachée d'illégalité et respectait le cadre légal. La juridiction a notamment appliqué les articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020, considérant que le département avait exercé son pouvoir réglementaire dans les limites fixées par la loi.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402722
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA, prime d'activité) et une décision de fraude avec majoration de 10%. Le tribunal a jugé incompétent pour annuler la décision de fraude, relevant que ce contentieux relève de l'ordre judiciaire. Sur le fond, il a estimé que les conditions de résidence et de déclaration des ressources n'étaient pas remplies, justifiant le recouvrement, et que la situation de la requérante ne permettait pas d'accorder la remise gracieuse de la dette. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403653
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné un recours contre le refus d'ouverture de droits à l'aide personnelle au logement opposé à une requérante retraitée. Le juge a annulé la décision implicite de la CAF de la Gironde, considérant que le calcul des ressources pour l'éligibilité doit intégrer l'abattement de 10% sur les pensions prévu à l'article 158 du code général des impôts. L'affaire est renvoyée devant l'administration pour qu'elle recalcule les droits de l'intéressée en appliquant correctement les dispositions de l'article R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403669
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté la requête de Mme B... concernant le recouvrement d'indus d'allocations et une demande d'aide au logement. Le juge a déclaré irrecevable la contestation de la décision implicite de rejet de la demande d'aide au logement (déposée en octobre 2023) pour défaut du recours administratif préalable obligatoire exigé par l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Sur le fond, le tribunal a jugé que les décisions de la CAF réclamant les indus et accordant une remise gracieuse partielle étaient légales, notamment au regard des articles L. 553-2 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507088
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par un résident d'un terrain familial, exposé pendant douze ans aux fumées d'un chauffage à bois défectueux. Le juge a estimé cette mesure utile au regard de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, sans préjuger des responsabilités. Il a également constaté le transfert de la compétence de gestion des terrains familiaux de la commune de Cenon à Bordeaux Métropole, en application de l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BOUSQUET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306342
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'une requête en plein contentieux visant l'annulation d'un titre de perception émis pour recouvrer un indu de rémunération de 998,14 euros. Le tribunal a jugé que la décision rejetant le recours administratif préalable ne se substituait pas au titre de perception contesté, qui reste donc l'acte attaquable. La solution sur le fond de la créance (l'existence de l'indu) n'est pas exposée dans l'extrait fourni, qui se concentre sur la qualification de l'acte litigieux et le cadre procédural défini par le décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400518
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a constaté que l'indu litigieux avait été annulé et le trop-perçu remboursé à la requérante suite à un réexamen de ses droits. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et a rejeté les autres conclusions, dont la demande de décharge et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELEPINE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400755
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et à obtenir un échéancier de remboursement. Le juge, statuant en plein contentieux sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a estimé que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 718,88 euros, ne constituait pas une précarité justifiant la remise de la dette, malgré sa bonne foi. Il a également jugé que la demande d'échéancier relevait d'une saisine préalable de la caisse d'allocations familiales et ne pouvait être directement accordée par le juge.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401597
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la demande d'indemnisation d'un détenu qui reprochait à l'administration pénitentiaire une inertie fautive dans la gestion de la cessation d'activité d'une entreprise implantée en détention. Le tribunal estime que l'administration n'a pas commis de faute, car elle a procédé à la résiliation régulière du contrat d'activité pénitentiaire du requérant sur le fondement de l'article L. 412-41 du code pénitentiaire, et que le préjudice économique et moral allégué n'est pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives aux contrats d'implantation et d'activité pénitentiaire.
Avocat : AARPI GOLDMAN & QUINQUIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500545
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-provision, a rejeté la demande d'amende contre l'hôpital mais a ordonné le versement d'une provision à la patiente. Le juge a estimé que la demande indemnitaire préalable, bien que tardive, avait été formée et implicitement rejetée, rendant la requête recevable. Il a accordé à la patiente une provision de 40 000 euros pour son préjudice, en application des articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, tout en rejetant les demandes de provision pour les victimes par ricochet.
Avocat : LENOIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227148
La société Soparim a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation des préjudices subis en raison des travaux du prolongement de la ligne 14 du métro, qui ont entravé l'accès à son terrain et l'exécution d'un permis de construire. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable pour défaut de respect des délais de recours contentieux, notamment parce que la demande préalable à la RATP n'avait pas fait l'objet d'un accusé de réception conforme. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 421-1 et R. 412-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET TOCQUEVILLE (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320183
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige en matière de TVA opposant la société Leader BTP à l'administration fiscale. Le tribunal a rejeté la demande de la société, qui contestait des rappels de TVA et des pénalités, en considérant qu'elle n'avait pas apporté la preuve de l'exagération des impositions mises à sa charge. La juridiction a appliqué les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, qui placent la charge de la preuve sur le contribuable en cas de taxation d'office.
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503040
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer l'aggravation des préjudices d'un patient suite à une prise en charge fautive par un établissement hospitalier. Le juge a fait droit à la demande du requérant en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que cette mesure était utile à un futur recours indemnitaire. Il a également mis en cause la caisse primaire d'assurance maladie pour qu'elle soit présente à l'expertise, tout en rejetant les conclusions relatives aux frais d'instance.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310172
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un avis de sommes à payer pour un indu de RSA et une décision de la CAF du Val-de-Marne. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de la notification de fraude de la CAF, car celle-ci ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a estimé que les procédures de recouvrement de l'indu et les constatations de fausses déclarations étaient régulières et justifiées, en application des dispositions du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311715
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 5 672,49 euros. Le tribunal a jugé que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de ressources, ce qui constitue un obstacle légal à la remise de la dette au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, et ce indépendamment de la situation de précarité de la requérante. La décision précise que Mme B... peut néanmoins solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse d'allocations familiales.