Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605678

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... A... qui demandait au juge de prendre en charge sa situation. La juridiction estime que cette demande est manifestement irrecevable, car elle ne constitue ni un recours contre une décision administrative ni une demande de condamnation au paiement d'une somme d'argent, comme l'exigent les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administratif. Le tribunal rappelle qu'il ne peut ni adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle pour administrer.

3 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605681

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence, nécessaire pour cette procédure, n'était pas caractérisée, la situation invoquée (privation de revenus, risque de rupture de contrat) perdurant depuis plusieurs semaines sans caractère d'imminence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

3 avril 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601239

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la requête d'une AESH demandant sa convocation d'urgence devant un médecin agréé, la reconnaissance d'un accident de travail et la régularisation de sa situation financière. Le juge estime que la requérante, qui perçoit toujours un traitement, ne justifie pas du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative et ne produit aucun élément probant à l'appui de ses demandes. La demande est donc jugée manifestement mal fondée au regard des conditions de l'article L. 522-3 du même code.

3 avril 2026
TA20OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600658

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté ministériel suspendant le permis de conduire du requérant. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, absence d’examen particulier de la situation, erreur manifeste d’appréciation, disproportion de la sanction) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée sans examen de la condition d’urgence, conformément à la procédure de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS KL2A - KNAFOU & LOUPPE

3 avril 2026
TA20OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600672

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur. Le juge constate que le requérant n'a pas introduit la requête au fond distincte requise par le code de justice administrative, rendant sa demande manifestement irrecevable. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé-suspension.

3 avril 2026
TA21OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401123

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., dans son recours en excès de pouvoir contre une décision municipale. Le litige portait sur le refus du maire de Bevy de rétablir la libre circulation sur un chemin rural. La procédure s'est ainsi éteinte sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

3 avril 2026
TA21OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600086

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant ses demandes principales d'annulation et d'injonction. Il a en conséquence rejeté ses conclusions accessoires tendant à l'allocation d'une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du même code pour statuer sur cette requête devenue sans objet sur le fond.

Avocat : MANHOULI

3 avril 2026
TA21OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600778

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de parents contestant l'exclusion définitive de leur fils prononcée par un conseil de discipline. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision du recteur statuant sur le recours administratif préalable obligatoire, ni justifié du dépôt de ce recours, pourtant exigé par les articles R. 511-49 et R. 511-53 du code de l'éducation. La décision s'appuie sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes irrecevables non régularisées.

3 avril 2026
TA21OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600971

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... dirigée contre l'INRAP pour obtenir une indemnisation. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car elle ne satisfaisait pas à l'exigence d'une demande préalable indemnitaire auprès de l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé par le requérant ne pouvant être assimilé à une telle demande, et la régularisation demandée par le tribunal n'ayant pas été effectuée, le rejet a été prononcé en vertu de l'article R. 222-1 du même code.

3 avril 2026
TA21OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601436

Sujet principal : Incompétence territoriale du tribunal saisi pour un recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Juridiction : Tribunal administratif de Dijon (formation de référé). Solution retenue : Transmission du dossier au tribunal administratif de Lyon, compétent en raison du domicile du requérant. Textes appliqués : Article R. 312-8 du code de justice administrative (compétence du tribunal du lieu de résidence de l'intéressé) et article R. 351-3 du même code (procédure de transmission en cas d'incompétence).

3 avril 2026
TA21OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601556

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation d'irrégularités lors de l'élection municipale de La Chaux. La juridiction estime que la requête, qui se borne à signaler des faits sans conclure à l'annulation, ne constitue pas une protestation électorale recevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

3 avril 2026
TA25OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600859

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours contre le rejet d'une demande de carte mobilité inclusion, car la requête transmise au tribunal n'était qu'une copie du recours administratif préalable et ne contenait pas de conclusions précises soumises au juge. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour constater ce défaut de forme.

3 avril 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503511

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'était pas resté en défaut de réponse dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du même code, il a donc été réputé s'être désisté de son recours visant l'annulation de décisions relatives à son permis de conduire.

Avocat : DEHAN

3 avril 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505388

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était le recours contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le recours était tardif, la requête ayant été enregistrée après l'expiration du délai contentieux d'un mois prévu par les articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-4 du CESEDA, la notification de la décision étant réputée faite le 7 juin 2025.

Avocat : TOUZANI

3 avril 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601550

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la requête d'un usager demandant la suspension et le versement de son revenu de solidarité active (RSA). Le juge estime la demande irrecevable car la décision contestée de retenue opérée par la caisse d'allocations familiales était déjà entièrement exécutée lors de l'introduction du recours, la privant ainsi d'objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des référés, notamment l'existence d'une mesure susceptible d'être suspendue.

3 avril 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601555

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle de retrait de permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant, un électricien, n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne prouvant pas l'impossibilité d'utiliser d'autres moyens pour ses déplacements professionnels. En conséquence, sans examiner les moyens au fond, l'ordonnance applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête.

Avocat : SELARL HCPL DE CHIVRÉ LELU

3 avril 2026
TA30OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601631

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de récupération d'un trop-perçu de RSA. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable car le recours au fond formé par la requérante contre cette même décision avait, en vertu de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, un effet suspensif automatique. Par conséquent, solliciter une suspension en référé était dépourvu d'objet, la décision contestée ne pouvant déjà être exécutée.

3 avril 2026
TA31OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602819

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet d'assurer un hébergement d'urgence à deux personnes sans-abri. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré une carence caractérisée de l'administration dans la mise en œuvre de son obligation, condition nécessaire pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles qui garantissent le droit à l'hébergement d'urgence.

Avocat : BACHELET

3 avril 2026
TA33OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602708

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet de la Gironde d'assurer l'hébergement d'urgence de la requérante et de sa fille. Le juge a considéré que l'absence de prise en charge, malgré la saturation des dispositifs, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : FOUCARD

3 avril 2026
TA34OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602700

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un jeune se déclarant mineur isolé visant à enjoindre au département de l'Hérault de le prendre en charge. Le juge a estimé que la demande de mise à l'abri au titre de l'aide sociale à l'enfance relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire (articles 375 et suivants du code civil), et non du juge administratif des référés. Concernant l'hébergement d'urgence, la responsabilité incombe à l'État et non au département, en application de l'article L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : GHIAMAMA MOUELET

3 avril 2026