Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419966

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur deux requêtes de la société Watch Next Media concernant le refus de remboursement partiel de crédits d'impôt pour dépenses de production audiovisuelle au titre des exercices 2021 et 2022. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que les subventions litigieuses, notamment celles versées par Pictanovo et le CNC, devaient être déduites de l'assiette du crédit d'impôt conformément aux articles 220 sexies III et V du code général des impôts. Il a également jugé inopposables à l'administration les interprétations invoquées par la société issues du bulletin officiel des finances publiques.

Avocat : CABINET INTERVISTA (SELARL)

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421472

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. C... A... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et la condamnation de l'État pour procédure abusive. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière et que les revenus litigieux, issus d'une activité indépendante, étaient imposables en France, conformément au code général des impôts et à la convention fiscale franco-luxembourgeoise. Il a également considéré que la demande de dégrèvement partiel était devenue sans objet suite à une décision administrative antérieure.

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422648

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. D... L... qui contestait son imposition en France pour les années 2015 à 2018 et demandait la décharge des cotisations et pénalités. Le tribunal a jugé que le contribuable avait son domicile fiscal en France durant cette période, le centre de ses intérêts économiques et de son activité professionnelle s'y trouvant, et a rejeté ses arguments sur la violation de sa vie privée ainsi que sur la qualification des revenus et avantages litigieux. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au domicile fiscal et à l'imposition des revenus.

Avocat : CABINET STEPHENSON HARWOOD

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426820

**Sujet principal** : Recours contre une imposition rectificative de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, assortie d'une majoration pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la proposition de rectification était suffisamment motivée (article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales) et que la majoration de 40% pour manquement délibéré (article 1729 du Code Général des Impôts) était justifiée, l'administration ayant établi que les charges de la société, distribuées à la requérante, n'étaient pas déductibles.

Avocat : CABINET CVS CORNET VINCENT SEGUREL

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427953

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme B... visant à réduire son imposition sur le revenu au titre de 2020 concernant une indemnité transactionnelle de licenciement. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement qualifié cette indemnité de rémunération imposable dans la catégorie des traitements et salaires, conformément à l'article 80 duodecies du code général des impôts. Il a estimé, au vu de l'instruction, que la rupture ne pouvait être assimilée à un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit à l'exonération prévue par l'article L. 1235-3 du code du travail.

Avocat : BANCHEREAU

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206396

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition supplémentaire présentée par M. et Mme C... au titre des années 2017 à 2019. Le juge a estimé que la procédure de rectification contradictoire, engagée sur le fondement de l'article L. 55 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et que les rehaussements de revenus fonciers étaient justifiés. Les moyens soulevés, notamment concernant la motivation des actes et le respect des droits de la défense, ont été écartés.

Avocat : DBA AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300921

**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de taxe sur les salaires et de taxe sur les véhicules, contestant la régularité de la procédure de contrôle fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que l'administration n'avait pas l'obligation d'informer spécifiquement le contribuable de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) pendant le contrôle, et que l'avis de vérification délivré était suffisant. **Textes appliqués** : L'article L. 62 du LPF, qui organise une procédure de régularisation spontanée permettant une réduction des intérêts de retard, mais dont le bénéfice n'est pas un droit que l'administration doit rappeler. Le défaut d'information sur cette possibilité n'affecte pas la régularité de la procédure d'imposition contradictoire engagée.

Avocat : DE TILLY

18 mars 2026• 3ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302965

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus du maire d'abroger un titre exécutoire émis pour le recouvrement de frais de relogement. Le tribunal estime que la requérante ne démontre pas de changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de l'acte, condition nécessaire pour obtenir son abrogation sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont écartées.

Avocat : BOUTEILLER

18 mars 2026• 8è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601957

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des désordres (dysfonctionnement de la régie son) affectant la salle des fêtes de Miramas suite à des travaux de réhabilitation. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action future au fond. L'expertise contradictoire impliquera la commune et les différentes entreprises ayant participé aux travaux pour déterminer les causes, les solutions et l'évaluation des préjudices.

Avocat : SCP FOURNIER & ASSOCIES

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602316

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone à partir du 10 décembre 2024. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer une future action en réparation de préjudices liés à des complications post-opératoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602463

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger la requérante, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 200 euros au titre du préjudice, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHAMPEAU

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602897

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à une requérante pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la carence fautive du préfet après une décision de la commission de médiation, appliquant les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 000 euros, inférieure à la demande, en considération de la durée du préjudice et de la composition du foyer.

Avocat : CHAMPEAU

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603218

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre sous dix jours une carte de résident à un ressortissant guinéen, celle-ci ayant été accordée mais non délivrée depuis plus de sept mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le délai anormal de délivrance portait préjudice à l'intéressé, notamment pour une promesse d'embauche. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : MERIENNE

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603530

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a prononcé une astreinte en cas de non-exécution et mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.

Avocat : RIOU

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603591

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : MICHEL

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603752

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour mettre en œuvre une solution de substitution permettant le dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire, confrontée à des dysfonctionnements du téléservice ANEF. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, qui n'avait pas préalablement sollicité l'accompagnement physique prévu par les textes, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une injonction en référé. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son arrêté d'application du 1er août 2023 (définition des modalités d'accompagnement et de la solution de substitution au téléservice ANEF).

Avocat : MICHEL-BECHET

18 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302666

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un ancien militaire demandant une indemnisation complémentaire pour des préjudices psychiques (stress post-traumatique) liés à un accident de service. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle contestée, limitant l'indemnisation à 2 000 euros, n'était pas un acte susceptible de recours et que les préjudices invoqués (préjudice d'agrément et préjudice sexuel) étaient déjà couverts forfaitairement par le régime de la pension militaire d'invalidité. La solution s'appuie sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui définit le champ de la réparation forfaitaire par l'Etat.

Avocat : UZAN-KAUFFMANN

18 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207465

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande d'indemnisation d'une commerçante liée aux fermetures administratives durant la pandémie de Covid-19. La juridiction estime que les mesures contestées, fondées sur l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, ne sont pas entachées d'illégalité et que le principe de précaution invoqué par la requérante n'est pas applicable en l'espèce. Elle écarte également l'engagement de la responsabilité sans faute de l'État pour rupture de l'égalité devant les charges publiques, considérant que le préjudice allégué ne présente pas un caractère anormal et spécial.

Avocat : SELARL DI VIZIO

18 mars 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301858

Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une demande d'indemnisation suite au refus illégal d'un visa de long séjour pour conjoint de Français. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, estimant que le refus, fondé sur un motif de fraude sans remettre en cause le mariage, méconnaissait l'article L. 312-3 du CESEDA. Cependant, il a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires, ne reconnaissant comme préjudice direct et certain qu'un seul transfert d'argent de 300 euros, les autres éléments n'étant pas suffisamment établis.

Avocat : TSARANAZY

18 mars 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511477

Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande d'expertise judiciaire concernant des dommages survenus dans un complexe aquatique après un sinistre. Il ordonne l'expertise pour constater les désordres, déterminer leurs causes et évaluer les préjudices, en y associant toutes les parties concernées, y compris la société Satec dont la mise hors de cause est rejetée. La décision est rendue dans le cadre d'un référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CARNO AVOCATS

18 mars 2026