Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601246
**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité, opposant une allocataire à la CAF de Saône-et-Loire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... comme irrecevable. Il estime que la procédure d'opposition à une contrainte (utilisée ici pour recouvrer l'indu) n'est pas le cadre juridique approprié pour solliciter une remise gracieuse de la dette. **Textes appliqués** : L'article R. 222-1 du Code de justice administrative (irrecevabilité), et les articles L. 845-1 et L. 161-1-5 du Code de la sécurité sociale (régime de la contrainte et son opposition).
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501955
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait un recouvrement de trop-perçu de RSA. La juridiction estime que les moyens invoqués par la requérante sont inopérants ou insuffisamment motivés, et qu'elle n'a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure du greffe. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502399
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait une réduction de son RSA et un refus de financement de formation. La juridiction constate que la requête, dépourvue de tout argument juridique, n'a pas été régularisée malgré une mise en demeure du greffe, conformément aux articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administratif. Le rejet est donc prononcé pour défaut de motivation.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600057
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait un trop-perçu de prime d'activité. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600756
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme D... visant à suspendre le retrait de son agrément d'assistante familiale par le département du Doubs. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, considérant que la perte de rémunération, au regard des charges mensuelles exposées par la requérante, ne constitue pas une atteinte suffisamment grave à sa situation. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501053
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société Suez Eau France, qui renonçait à ses demandes d'annulation de titres de recette. Le syndicat départemental a acquiescé à ce désistement et a renoncé à sa demande de condamnation aux dépens. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour constater l'extinction du litige.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507093
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de M. A... concernant le rejet de sa demande d'aide sociale à l'hébergement. Cette décision fait suite à l'admission du requérant au bénéfice de cette aide par le département de l'Hérault en cours d'instance, rendant le litige sans objet. Le tribunal a également rejeté les demandes indemnitaires de chaque partie.
Avocat : CASSORLA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507465
**Sujet principal** : Contestation de l'attribution d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées » sans limitation de durée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montpellier (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable, car la décision attaquée a fait droit à la demande de la requérante et ne lui fait donc pas grief. **Textes appliqués** : Article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508515
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, relevant que les recours contre les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées relèvent de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600197
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... qui contestait le rejet de son recours par la commission de médiation du département de l'Hérault. Le tribunal estime que la requête, qui invoque une mauvaise orientation et des difficultés de compréhension, ne présente pas de moyens sérieux susceptibles de remettre en cause la décision administrative. Il fonde sa décision sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400573
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme A... B... visant à annuler les décisions de récupération d'un indu d'aide au logement et de prime d'activité. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, concernant notamment l'information sur le droit de communication et la qualification de l'agent de contrôle, n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation pour juger de la régularité et du bien-fondé des décisions de récupération.
Avocat : BOULARAND
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513538
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de la SCI du Coteau, qui contestait des impositions de taxe foncière sur les propriétés bâties (2012-2021) et de taxe sur les logements vacants (2014-2020). La juridiction estime la requête manifestement irrecevable pour tardiveté, les réclamations administratives obligatoires n'ayant pas été présentées dans les délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Elle rejette également les moyens comme inopérants, notamment celui fondé sur le pouvoir de dégrèvement d'office de l'administration (article R. 211-1 du même code), et procède par ordonnance en application des articles R. 222-1 4° et 7° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601910
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision de refus déjà prise par le préfet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également considéré que les conditions légales d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, la requérante n'ayant pas démontré l'impossibilité d'obtenir l'attestation auprès du préfet territorialement compétent.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217013
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate l'extinction de l'instance introduite contre SNCF Réseau concernant l'entretien de la végétation empiétant sur une propriété privée. Il donne d'abord acte du désistement implicite de la requérante Mme B..., faute de confirmation de ses conclusions dans le délai imparti (article R. 612-5-1 du code de justice administrative). Ensuite, il prononce un non-lieu à statuer sur la requête de M. B..., décédé, ses ayants droit n'ayant pas repris l'instance (article R. 634-1 du même code).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504339
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le moyen soulevé, fondé sur une irrégularité supposée de la notification du retrait de points, est inopérant, car cette notification conditionne seulement l'opposabilité de la mesure et non sa légalité. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600494
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait la mise à jour de son compte allocataire et la régularisation de son revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a constaté l'absence du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, prescrit par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600889
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'un ressortissant guinéen visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence de document justifiant d'un séjour régulier, exposant le requérant à des risques d'éloignement et l'empêchant de travailler, et que l'obligation de délivrance de cette attestation par le préfet, prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne rencontrait aucune contestation sérieuse. En revanche, le juge a refusé d'enjoindre au préfet d'examiner la demande de titre de séjour, estimant que cette injonction ne relevait pas de sa compétence en la matière.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302952
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé un avis de sommes à payer (2 051,23 €) émis par le centre hospitalier à l'encontre d'une agent. Le juge a retenu un vice de forme, constatant que l'avis méconnaissait l'article L. 1617-5-4 du code général des collectivités territoriales en ne mentionnant pas l'identité et la qualité de son auteur. La juridiction n'a pas examiné le bien-fondé de la créance, l'annulation pour irrégularité formelle n'emportant pas décharge automatique de la dette.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600689
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par deux motocyclistes accidentés. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en l'absence d'éléments suffisants établissant un lien de causalité entre leurs préjudices et un éventuel défaut d'entretien de la route départementale ou de sa signalisation par le département du Puy-de-Dôme. Le tribunal a également rejeté la demande du département de condamner les requérants aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PHELIP ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600206
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme A... contestant le refus de sa reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car l'intéressée n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la MDPH et n'a pas signé sa requête. La décision s'appuie sur les articles R. 241-35 et R. 241-36 du code de l'action sociale et des familles et les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administratif.