581 440 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 440
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 853
Avec résumé IA
Avocat : SEBAN ET ASSOCIES
Avocat : BERGER
Avocat : MAZARDO
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du président du conseil départemental de la Côte-d'Or refusant la délivrance d'une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, caractérisé notamment par une gonarthrose majeure et le port de prothèses aux deux genoux, répondait aux critères légaux d'une mobilité pédestre réduite. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de cette perte d'autonomie.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et de Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne déclarant pas la France compétente pour examiner les demandes d'asile via la clause discrétionnaire. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement Dublin III (n°604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de la commune de Montalieu-Vercieu visant à expulser la SARL Lacave Quentin d'une dépendance du domaine public fluvial. Le juge a considéré que la commune, à qui la gestion du domaine avait été transférée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), avait bien la qualité pour agir. Cependant, il a estimé que l'urgence, condition nécessaire au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment en l'absence de projet de travaux réel et imminent.
Avocat : MARIE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la mise en péril de la poursuite de ses études et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais d'instance.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... comme irrecevable pour tardiveté. L'agent contestait le montant des précomptes opérés sur son salaire de juin à octobre 2022, suite à un trop-perçu lié à son congé de maladie. Le tribunal a jugé, en application du principe de sécurité juridique, que son recours, formé en mai 2024, n'avait pas été introduit dans le délai raisonnable d'un an à compter de sa connaissance des décisions litigieuses.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet de sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence (sa demande n'étant pas un simple renouvellement) et disposait encore d'un document provisoire de séjour valable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé précontractuel formée par la société Verschooris contre la commune de Quesnoy-sur-Deûle. La société contestait son éviction d'un marché public de travaux, invoquant des irrégularités dans la procédure et l'analyse des offres. Le juge, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence susceptible de l'avoir lésée.
Avocat : DEVEYER
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande en indemnité de l'association Carcassonne Olympique suite à la résiliation anticipée par la commune de Carcassonne d'une convention d'occupation de locaux. La juridiction a estimé que l'association ne justifiait pas de l'existence d'un préjudice certain et direct résultant de cette résiliation, notamment concernant les promesses d'embauche et le manque à gagner allégués. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité administrative et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir et la demande indemnitaire de riverains contestant l'emplacement d'un point de collecte de déchets. La juridiction estime que les nuisances alléguées ne constituent pas un trouble anormal de voisinage et que les requérants ont accepté ce risque en transformant un garage en habitation à proximité d'une installation préexistante. Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité administrative pour trouble anormal de voisinage.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour à l'intéressé a rendu le recours sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'annulation, mais l'État est condamné à verser 850 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : BLAZY
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour, concernant un couple de ressortissants algériens. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait méconnu l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en ne procédant pas à un examen complet et individualisé de la situation des requérants, notamment au regard de leur ancienneté de séjour et de leur intégration familiale. En conséquence, il a enjoint à l'administration de réexaminer leurs demandes de titre de séjour.
Avocat : MISSLIN
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a déclaré l'action publique prescrite dans une affaire de contravention de grande voirie pour occupation illicite du domaine public maritime. Le préfet demandait la condamnation de M. B... pour avoir installé un corps-mort sans autorisation dans la baie de La Ciotat. Le tribunal a constaté qu'aucun acte d'instruction n'était intervenu pendant plus d'un an, ce qui entraîne la prescription de l'action publique au titre des articles 9 et 9-2 du code de procédure pénale. Par conséquent, il n'a pas eu à statuer sur le fond de l'action publique ni sur la demande d'amende.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne une demande d'indemnisation pour un accident médical (syndrome de Claude Bernard-Horner) survenu après une hémithyroïdectomie. Le tribunal a rejeté la requête de la patiente, estimant que la prise en charge était conforme aux règles de l'art et que la complication rare ne procédait pas d'une faute caractérisée de l'établissement. La juridiction a ainsi appliqué les dispositions du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité à l'existence d'une faute.
Avocat : SCP REVEST - LEQUIN - NOGARET- DURIF
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant l'annulation du refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le juge a estimé que la demande relevait des dispositions spécifiques de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et non du droit commun, et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour dans ce cas. La décision administrative a été jugée conforme aux textes applicables, notamment l'accord bilatéral et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement Dublin (n°604/2013) et de l'article L. 572-1 du CESEDA, ainsi que la violation des droits fondamentaux, n'étaient pas fondés. La légalité de l'assignation à résidence, mesure accessoire à la procédure de transfert, a été confirmée par voie de conséquence.
Avocat : DSC AVOCATS TA