Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603867
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un duplicata de carte de résident. Le juge a estimé que les conditions légales d'urgence et d'utilité exigées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, notamment en raison de l'absence de justification des troubles allégués et du délai de plus de trois ans écoulé depuis l'attestation de décision favorable. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609308
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant la quitter le territoire. Le juge estime que la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire (OQTF) est irrecevable, car une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) lui est applicable. Concernant le refus de titre de séjour, le juge ne relève pas l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité au regard des conditions de l'article L. 425-9 du CESEDA invoqué par le requérant.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606897
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de renouveler son titre de séjour. La juridiction a estimé que la situation de la requérante, qui craignait de perdre son emploi alors que son titre était encore valable, ne caractérisait pas l'extrême urgence nécessaire pour une intervention dans un délai de 48 heures. En l'absence de cette condition d'urgence, le juge n'a pas eu à examiner l'éventuelle atteinte à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606680
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande est née en raison du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative se heurte à une contestation sérieuse et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Le requérant est invité à former un recours en annulation contre cette décision implicite de rejet.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400400
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision d'un centre hospitalier relative à un taux d'incapacité permanente lié à un accident de service. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (ordonnance du président de la 1ère chambre). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a formulé aucun moyen juridique ni exposé des faits suffisamment précis permettant au juge d'apprécier le bien-fondé de sa demande. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative (irrecevabilité des requêtes non conformes).
Avocat : SCP LOGOS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501864
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise de dette d'un indu de RSA. Le juge estime que le moyen relatif à l'origine de l'indu est inopérant et que la situation de précarité alléguée n'est pas suffisamment étayée par des justificatifs. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502462
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que cette décision, prise en raison du dossier incomplet du requérant qui n'a pas fourni les bulletins de salaire demandés, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600927
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer sur un renouvellement de titre de séjour, jugée irrecevable. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (ordonnance du président de la 2ème chambre). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la requérante n'ayant pas produit l'acte attaqué ou justifié son impossibilité malgré une mise en demeure. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2409243
Le Tribunal administratif de Marseille donne acte du désistement pur et simple de la SAS Drapo et de Mme A... de leur requête contre l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), qui demandait le paiement d'une prime de transition énergétique. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise les présidents de formation de jugement à constater de tels désistements par ordonnance. En conséquence, la procédure est close.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410363
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., de sa demande d'annulation du refus de financement d'une formation par le département des Bouches-du-Rhône et de sa demande d'indemnisation. Ce désistement est la conséquence du non-respect par la requérante d'un délai pour produire un mémoire récapitulatif, en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DUVAL-ZOUARI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413070
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de son recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonctions.
Avocat : ABDOU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507855
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision de récupération d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge estime que la requête, qui se borne à contester l'indu en invoquant une erreur de l'organisme payeur sans fournir d'argumentation étayée ni de pièces justificatives, est manifestement irrecevable au sens des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales, fondée sur le code de la construction et de l'habitation, est donc laissée en vigueur.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514427
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir dirigée contre plusieurs décisions relatives à des aides sociales et au recouvrement d'une créance. Il estime que le litige concernant le refus de rechargement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) par France Travail relève manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. La requête est donc rejetée pour incompétence sur ce point, en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514569
Sujet principal : Recours contre le refus d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (ordonnance du président de la 9ème chambre). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative et articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent la compétence pour les litiges relatifs aux allocations d'assurance chômage au juge judiciaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514762
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet de sa demande d'annulation d'un trop-perçu d'allocation de retour à l'emploi (ARE). Le tribunal estime que le litige, relatif à une allocation d'assurance chômage, relève manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515007
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... pour incompétence. Le litige portait sur une demande d'indemnisation liée à l'interprétation des règles de l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a jugé que ce contentieux, relevant de la commission des droits et de l'autonomie, est de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 du code de l'action sociale et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : MCL AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601779
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision de mise à charge d'un indu de RSA. La juridiction constate que le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, rendant sa demande manifestement irrecevable. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604145
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : SEPULCRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605042
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'exclusion définitive d'un lycéen. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'élève est désormais scolarisé dans un autre établissement, ce qui ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à son droit à l'éducation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LANTELME
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605123
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail à un ressortissant étranger. Le juge a considéré que le refus de délivrance, malgré une demande complète et non abusive, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit du récépissé.
Avocat : GNALEDOME