Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506921
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a retenu la faute de l'État et a condamné celui-ci à verser 1 000 euros en réparation du préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506923
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'urgence. La juridiction a retenu la faute de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai légal de six mois suivant une décision de commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. Elle a condamné l'État à verser 3 900 euros à la requérante en réparation de son préjudice, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507084
Le Tribunal Administratif de Paris a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement d'urgence de M. A..., prioritaire depuis une décision de la commission de médiation de 2019. La juridiction a condamné l'État à verser à l'intéressé une indemnité de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté les conclusions sollicitant une exécution provisoire spécifique, rappelant que les jugements sont par principe exécutoires dès leur notification.
Avocat : CHALIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507163
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction au-delà du délai de six mois imparti par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, mais a réduit l'indemnisation à 2 400 euros au lieu des 7 000 euros demandés. Il a rejeté la demande de frais d'avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601205
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour et de délivrer un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, sollicitant un premier titre de séjour "talent-salarié qualifié", n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence à obtenir un rendez-vous, contrairement aux cas de renouvellement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et de l'utilité pour le référé) et les articles L. 421-9 et L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (régime du titre "talent-salarié qualifié").
Avocat : REIN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306829
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'une propriétaire visant à engager la responsabilité de la commune d'Hostens et de la communauté de communes Sud Gironde pour des dommages causés à son mur par des travaux publics. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre les travaux et les préjudices allégués, et a également constaté la prescription de sa demande indemnitaire. Les conclusions à fin d'injonction de travaux ont été déclarées irrecevables.
Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403391
**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) contre un centre hospitalier universitaire (CHU) pour le remboursement de prestations versées à une assurée, à la suite d'un dommage corporel lié à des fautes médicales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la CPAM. Il a condamné solidairement le CHU et son assureur à rembourser une partie des débours, après avoir retenu une perte de chance de la patiente et écarté certaines dépenses comme non imputables à la faute. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du code de la santé publique (article L. 1142-1) concernant la responsabilité médicale, ainsi que sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405906
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler le rejet d'une demande de prime « MaPrimeRénov ». Le litige portait sur l'éligibilité de l'entreprise ayant réalisé des travaux d'isolation, l'administration ayant refusé la prime au motif que l'entreprise n'était pas certifiée RGE. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de l'Anah, considérant que la requérante apportait la preuve que l'entreprise était bien certifiée RGE au moment des travaux. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l'arrêté du même jour relatifs à la prime de transition énergétique.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406093
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov". Le tribunal estime que la qualité de nu-propriétaire du demandeur, établie par un acte notarié, ne lui confère pas le droit d'usage du logement requis par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Par conséquent, l'Anah n'a pas commis d'erreur de droit en appliquant les conditions d'attribution de cette aide.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407298
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler l'injonction préfectorale lui interdisant d'exercer des fonctions d'encadrement sportif et d'intervenir auprès de mineurs. La juridiction estime que le préfet était en situation de compétence liée, l'article L. 212-9 du code du sport imposant cette interdiction en raison de la condamnation de M. B... pour agression sexuelle sur mineur (article 222-22 du code pénal). Les conclusions indemnitaires sont également rejetées.
Avocat : GRELLETY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407343
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a jugé une demande en responsabilité contre le CHU de Bordeaux suite à des signalements pour protection de l'enfance. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que les actes de signalement litigieux, effectués en application de l'article R. 4127-44 du code de la santé publique, étaient indissociables de la procédure judiciaire d'assistance éducative qui en a découlé. En conséquence, la requête a été rejetée et l'expertise médicale demandée n'a pas été ordonnée.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508241
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme C... par le centre hospitalier de Carcassonne, estimant cette mesure utile pour un éventuel futur litige. La juridiction a rejeté la demande de mise à charge immédiate des frais d'expertise sur l'établissement, relevant que cette décision relève d'une ordonnance ultérieure de taxation. Elle a également rejeté la demande d'allocation de 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601222
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension d'une décision de suspension du versement du RSA. Le juge des référés estime que le requérant n'a pas produit tous les justificatifs demandés par le département du Finistère dans le cadre d'un contrôle, ce qui justifie légalement la suspension de la prestation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601265
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser une occupante d'un logement universitaire. Le juge a considéré que l'occupation sans titre, faute de justification de la qualité d'étudiante pour l'année universitaire 2025-2026, et le non-paiement de l'indemnité d'occupation, portaient atteinte au fonctionnement normal du service public du logement étudiant. La décision, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sous astreinte, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies en l'absence de contestation sérieuse de la part de l'occupante.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601266
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser un occupant sans titre d'un logement universitaire. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par l'occupation irrégulière du logement après l'échéance du contrat et par la forte demande étudiante non satisfaite, ce qui portait atteinte au fonctionnement normal du service public du logement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions relatives à la gestion du domaine public et du service public de l'éducation.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105916
Le Tribunal Administratif de Grenoble a jugé une demande d'indemnisation pour faute médicale contre le CHU de Grenoble, concernant un retard de diagnostic et de prise en charge thérapeutique ayant causé une perte de chance. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital et a ordonné l'indemnisation des ayants droit de la victime, en appliquant un taux de perte de chance pour le calcul des préjudices. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité médicale et les dispositions du code de la santé publique.
Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200377
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande principale de Mme C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Valence pour un dommage lié à une intervention chirurgicale. La juridiction a estimé que la rupture du guide d'alésage, incident technique rare, ne constituait pas en elle-même une faute, et qu'aucun manquement dans l'entretien du matériel ou dans la réalisation du geste opératoire n'était établi. Elle a également jugé que le défaut d'information allégué sur les risques n'était pas caractérisé et que, de toute façon, il n'avait pas privé la patiente d'une chance d'éviter l'intervention, laquelle était nécessaire.
Avocat : TOLLIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316524
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un détenu pour un calcul erroné de sa rémunération de travail en atelier pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en rémunérant le requérant en deçà du taux horaire minimum légal, fixé à 45% du SMIC par l'article D. 432-1 du code de procédure pénale. En conséquence, il a condamné l'État à verser la somme réclamée de 46,09 euros en réparation du préjudice.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402171
**Sujet principal** : Demande de révision d'une pension civile de retraite pour qu'elle soit liquidée sur la base d'un échelon supérieur acquis pendant une période de maintien en fonction au-delà de la limite d'âge. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les services accomplis après la limite d'âge, bien que pris en compte pour la durée d'assurance, ne peuvent servir de base au calcul du traitement indiciaire de référence pour la liquidation de la pension, sauf dispositions législatives contraires expresses. **Textes appliqués** : Articles L. 556-1 et L. 556-5 du code général de la fonction publique, et articles L. 10, L. 13 et L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal rappelle que l'article L. 26 bis de ce dernier code limite expressément la prise en compte de ces services à la seule durée des services.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402520
Le **Tribunal Administratif de Nantes** a statué sur une demande de révision d'une pension civile de retraite pour invalidité. Le sujet principal était le calcul du montant de la rente viagère d'invalidité et son cumul avec la pension de retraite. La juridiction a **rejeté la requête** de la fonctionnaire, en jugeant que le plafond légal prévu par l'article L. 30 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite s'appliquait. Elle a ainsi confirmé la légalité de la décision administrative qui avait procédé à une réduction proportionnelle des prestations pour respecter ce plafond.