Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604371
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à annuler un refus implicite de communication d'une preuve de notification. La juridiction estime la requête irrecevable, car aucune demande préalable spécifique sur cette preuve n'a été adressée à l'administration et le recours contentieux était en tout état de cause subordonné à un avis préalable obligatoire de la Commission d'accès aux documents administratifs. La décision s'appuie sur les articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604423
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande de référé-liberté d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence la liberté d'exercer une activité professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des attestations.
Avocat : BOUARFA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604435
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour une expulsion. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas préalablement introduit de recours au fond contre l'acte administratif qu'il conteste, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518102
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de litige principal subsistant dans un recours relatif au renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes d'annulation et d'injonction après l'obtention de sa carte de résident, la juridiction a simplement donné acte de ce désistement et statué sur les frais d'instance. Elle a ordonné à l'État de verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : ROBACH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609577
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en référé de Mme B..., qui demandait une injonction de relogement d'urgence au préfet de police. Le juge estime que la requête est irrecevable, car la requérante, préalablement reconnue prioritaire par une commission de médiation, doit utiliser la voie de droit spécifique prévue par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et non le référé général de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'application de l'article L. 522-3 du même code, permettant le rejet d'une demande ne relevant pas manifestement de la compétence de la juridiction.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609601
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'annulation de son permis de conduire. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence du requérant à la date de la décision contestée. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence *ratione loci*.
Avocat : MALEYSSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609644
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de la commission DALO de Paris refusant la reconnaissance d'une demande d'hébergement comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que le requérant, bien que se déclarant sans logement, n'avait pas justifié du caractère d'urgence de sa situation au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux du moyen de légalité invoqué.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609646
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de la commission DALO de Paris refusant la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande d'hébergement. Le juge a estimé que le requérant, bien que se déclarant sans logement, n'avait pas justifié de l'urgence de sa situation au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. En revanche, il a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609648
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de la commission DALO de Paris refusant la reconnaissance d'un droit à l'hébergement prioritaire. Le juge a estimé que le requérant, bien que se déclarant sans logement, n'avait pas justifié du caractère d'urgence de sa situation au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. En revanche, il a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609659
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant ivoirien demandant une injonction au préfet de police pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait une atteinte à ses libertés fondamentales (article L. 521-2 du code de justice administrative), ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par cette procédure, notamment en raison de l'existence de recours suspensifs contre d'éventuelles mesures d'éloignement. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609662
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident algérien. Le juge estime que la requérante, qui a sollicité un titre de séjour cinq ans après son entrée en France, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ses allégations générales sur l'atteinte à sa vie privée et familiale sont jugées insuffisantes pour caractériser une situation nécessitant une mesure provisoire.
Avocat : DUCASSOUX
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609681
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté pour obtenir la reprise et l'adaptation de la scolarité d'un enfant en situation de handicap. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence extrême n'est pas remplie, notamment parce que la rupture de scolarisation résulte d'une décision unilatérale de la requérante et que l'absence d'accompagnant (AESH) ne caractérise pas à elle seule l'urgence requise pour une intervention dans un délai de 48 heures. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans mise en oeuvre de la procédure accélérée) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609742
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’une ressortissante marocaine visant à obtenir la prolongation provisoire de son visa Schengen pour raisons médicales. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’était pas caractérisée, l’intéressée n’apportant pas la preuve d’un risque immédiat d’éloignement. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : DJEMAOUN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609762
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. C... qui demandait la cessation d'un trouble à une liberté fondamentale et à son accès au service public. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512930
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une requête relative au renouvellement d'une carte de résident. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement. Il rejette par ailleurs la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUNER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600929
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a liquidé une astreinte prononcée contre l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Considérant que l'obligation a été exécutée avec retard, le juge a fixé le montant définitif de l'astreinte à 20 000 euros, après modération, au profit du Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603182
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger une requérante reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation départementale. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602849
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement d'un demandeur reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602855
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance de référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger le requérant. Le juge a constaté que la commission de médiation départementale avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande, et qu'aucune offre de logement adapté n'avait été proposée dans le délai légal. L'injonction, prise en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602857
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger la requérante, Mme A..., en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire et devant être relogée en urgence, aucune offre de logement adapté ne lui avait été proposée dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.