Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528374
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à obtenir l'attribution d'un logement, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant, pourtant reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, a saisi la juridiction après l'expiration du délai légal de recours. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation pour constater cette irrecevabilité non régularisable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531012
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de la MDPH de Paris de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requête ne présentait que des moyens manifestement infondés ou inopérants, justifiant un rejet par ordonnance. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533566
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois prévu par les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative. La requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation, n'a pas saisi le tribunal dans le délai imparti à compter de la notification de cette décision.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303786
Le Tribunal Administratif de Rouen a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation des décisions refusant l'allocation temporaire d'invalidité à une fonctionnaire hospitalière. Cette solution est motivée par le fait que l'allocation a été octroyée en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet. Le tribunal a également rejeté la demande d'indemnité au titre des frais de procédure.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401122
La décision du Tribunal Administratif de Rouen concerne une demande d'indemnisation de la SAS La huche à pains contre la métropole Rouen Normandie pour préjudice économique lié à des travaux routiers. Le tribunal a rejeté la demande fondée sur la responsabilité sans faute, estimant que la perte de clientèle alléguée ne constituait pas un préjudice anormal et spécial excédant les inconvénients normaux des travaux d'intérêt général. La juridiction a également écarté la responsabilité pour faute, considérant que l'accès au commerce n'avait pas été entravé de manière illicite.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601210
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille d'un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'absence de traduction des notifications dans une langue comprise par la famille et de la situation de vulnérabilité de ses membres. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté (article L. 521-3).
Avocat : DANTIER
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601212
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Seine-Maritime d'expulser immédiatement une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la famille ayant justifié d'une solution d'hébergement alternative à compter du 10 avril 2026 et faisant état de la vulnérabilité liée à la scolarisation de leurs enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107144
La société civile immobilière Bonneuil Retail Park contestait devant le Tribunal Administratif de Melun le classement de ses locaux commerciaux en catégorie MAG 3 (magasins d'ensemble commercial) pour le calcul de la taxe foncière 2019-2020, demandant un classement en MAG 1 (boutiques sur rue). Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les locaux étaient bien intégrés à une zone commerciale regroupant différentes enseignes et que les arguments sur l'absence de mail ou le niveau des loyers n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles de classification des locaux professionnels issues de l'article 1498 du code général des impôts et du décret du 10 octobre 2011.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408785
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un conducteur contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points associés. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le retrait d'un point restitué après l'introduction du recours. Pour les autres infractions, les moyens soulevés (défaut d'imputabilité et contestation des circonstances) ont été écartés comme inopérants, car relevant de la compétence exclusive des juridictions pénales (tribunaux de police) en vertu des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604811
Sujet principal : Recours contre les opérations électorales municipales et communautaires de la commune de Dhuisy. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance du président). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable pour défaut de respect du délai de dépôt. Textes appliqués : Article R. 119 du code électoral (délai de protestation) et 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504934
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge constate que la requête, introduite sans formulaire régulier ni argumentation suffisante, est irrecevable, le requérant n'ayant pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure du greffe. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'attribution de la carte.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504995
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation de la décision de la CAF du Var n'accordant qu'une remise partielle de sa dette de prime d'activité. Le juge estime que la requête, qui invoque la bonne foi et la précarité financière, n'est pas assortie des justificatifs nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, malgré une mise en demeure de régularisation restée sans réponse. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505211
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant son recours contre le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante a manifesté sa volonté de se désister de sa demande d'annulation par un mémoire déposé. Elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de donner acte d'un tel désistement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601479
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester un trop-perçu d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a estimé que ce litige relevant du contentieux de la sécurité sociale, et plus précisément de l'appréciation du taux d'incapacité lié à l'AAH, était de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 32 du décret du 27 février 2015, le tribunal a donc rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504153
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à éclaircir les conditions de la prise en charge d'une patiente par le CHU de Toulouse, à la suite de l'extraction de onze dents lors d'une intervention initialement programmée pour deux. La juridiction a estimé l'expertise utile pour déterminer l'origine et l'ampleur des préjudices allégués, en vue d'une éventuelle action en réparation.
Avocat : NAKACHE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508113
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par un agent victime d'un accident de service. Le juge a estimé que la mesure était prématurée et inutile, car une évaluation médicale était déjà programmée dans le cadre de la procédure administrative et qu'aucune décision faisant grief n'était encore intervenue. La décision s'appuie sur les conditions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne une telle mesure à son utilité pour la résolution d'un litige.
Avocat : BETROM
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203402
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'indemnisation des requérants, qui sollicitaient réparation pour les préjudices découlant de l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. La juridiction estime que l'illégalité de ce certificat, bien que constituant une faute, n'a pas causé de préjudice direct et certain aux propriétaires, leur terrain étant classé en zone agricole par le PLUi en cours d'élaboration, ce qui rendait de toute façon le projet inconstructible. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602279
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B... demandant la restitution de contributions sociales. Pour les années 2021 et 2022, la demande est jugée irrecevable pour tardiveté (article R. 196-1 du Livre des Procédures Fiscales). Pour les années 2023 et 2024, les moyens invoqués sont considérés comme inopérants, notamment au regard des articles L. 136-6 et L. 136-7 du code de la sécurité sociale. Le rejet est prononcé par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602313
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à suspendre le refus de permis de visite de leur fils incarcéré et à rétablir leur droit de visite. Le juge a estimé que les requérants, qui se fondaient sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale, ne justifiaient pas du caractère d'urgence requis, impliquant qu'une mesure doive être prise dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401072
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la demande de Mme B... visant à annuler la décision de récupération d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que l'organisme payeur était fondé à réclamer le remboursement de l'aide indûment versée, car les ressources de l'intéressée, devenue auto-entrepreneure, n'ont pas été correctement déclarées et prises en compte pour le calcul de son droit. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 822-6, R. 822-5, R. 822-6 et L. 821-7) relatives au calcul des ressources et à la prescription.