Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512941
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant kosovar visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent par délégation, que le droit d'être entendu n'était pas méconnu dans ce cas de figure, et que le requérant n'apporte pas d'éléments prouvant un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL LFMA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512955
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par la préfète de la Haute-Savoie. La juridiction estime que la décision préfectorale n'est entachée ni d'une erreur manifeste d'appréciation, ni d'un défaut d'examen particulier, et qu'elle ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et rejette également la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour ainsi que la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat.
Avocat : DANA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513004
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant l'annulation de l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision attaquée, fondée notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CEDH, est suffisamment motivée et ne révèle pas de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Les autres moyens, y compris ceux relatifs au droit d'être entendu et à la circulaire Valls, sont également écartés.
Avocat : SONKO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513037
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D... et Mme D..., ressortissants algériens, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral leur refusant un certificat de résidence et leur enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié l'absence de preuve d'une vie familiale effective en France et que les atteintes alléguées au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas caractérisées. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, ainsi que le refus de délivrer un titre de séjour, ont donc été maintenus.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600565
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur une demande d'injonction visant à étendre une décision de regroupement familial. Le juge a constaté que la préfète avait déjà accordé l'extension demandée au profit de l'enfant du requérant, ce qui rendait la requête sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602873
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée dans ce type de litige, n'était pas remplie en l'espèce, compte tenu de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et de l'engagement de l'administration à statuer rapidement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602875
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, la préfète ayant délivré une carte de séjour permanent avant l'ordonnance. Toutefois, elle condamne l'État à verser 1 200 euros à l'intéressé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que le recours a été nécessaire pour obtenir la décision.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602906
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de délivrer un titre de séjour à un requérant. Suite au désistement du requérant, consécutif à l'obtention d'une carte de résident par la préfète, le juge a donné acte de ce désistement et a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a également condamné l'État à verser une somme au titre des frais de procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, considérant que la régularisation n'était intervenue qu'après l'introduction du recours.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602911
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une mise en demeure de démolir des constructions et d'une amende infligées par le maire de Pierrelatte. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PETIT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602925
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de refus de titre de séjour pour une demandeuse. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale de la requérante. Il a également ordonné à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire avec autorisation de travail dans des délais contraints.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602980
Sujet principal : Demande de liquidation d'une astreinte et de condamnation aux dépens suite à l'inexécution d'une injonction préalable du juge des référés concernant la délivrance d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la liquidation de l'astreinte, la préfète ayant finalement délivré la carte de résident. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés pour la procédure. Textes appliqués : Articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL JBV AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2008309
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant la réduction d'une prime Covid-19 versée à un agent hospitalier en détachement syndical. Le tribunal a annulé la décision du centre hospitalier universitaire de Nantes du 30 juin 2020, qui réduisait la prime de 1 500 à 500 euros, au motif que le décret du 14 mai 2020 ne permettait pas une telle distinction. La juridiction a appliqué le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement d'une prime exceptionnelle dans le cadre de l'épidémie de Covid-19.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2009764
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier en décharge syndicale qui contestait la réduction de sa prime Covid exceptionnelle de 1500€ à 500€. La juridiction a jugé que l'agent, étant en décharge totale d'activité syndicale, n'était pas en position d'activité avec service effectif dans son service de brancardage et n'avait donc pas droit à la majoration de prime. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 et les principes régissant l'activité syndicale des agents publics.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2102127
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une agente hospitalière demandant l'annulation du refus du CHU de Nantes de lui verser un complément de 1 000 € au titre de la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision du CHU, qui avait versé la majoration uniquement aux agents des services particulièrement mobilisés, ne méconnaissait pas le principe d'égalité de traitement. La solution s'appuie sur le décret du 14 mai 2020 qui conditionne le bénéfice de la prime majorée à une participation effective à la gestion de la crise sanitaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105402
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier demandant l'annulation du refus de lui verser un complément de 1 000 euros à la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes n'avait pas méconnu le principe d'égalité, car la majoration de la prime était réservée aux agents ayant été particulièrement mobilisés pendant la crise sanitaire, ce qui n'était pas le cas du requérant en décharge syndicale totale. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement de cette prime.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105403
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un agent hospitalier demandant l'annulation du refus de lui verser un complément de 1 000 € à la prime exceptionnelle Covid-19. Le tribunal a jugé que le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes n'avait pas méconnu le principe d'égalité, car la majoration de la prime était réservée aux agents ayant été particulièrement mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire, ce qui n'était pas le cas du requérant en décharge syndicale totale. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement de cette prime.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209494
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... C... F... visant à annuler la décision ministérielle du 23 mai 2022 ayant ajourné sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre de l'intérieur, en vertu de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, disposait d'un pouvoir d'appréciation pour prendre en compte des éléments défavorables, comme un rappel à la loi, et pour évaluer l'insertion professionnelle du requérant. Il a également écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, estimant que la délégation de signature était régulière.
Avocat : BERTRAND
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303841
**Sujet principal** : Recours contre un ajournement de demande de naturalisation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il déclare irrecevable la demande d'annulation de la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été remplacée par la décision ministérielle ultérieure. Concernant cette décision ministérielle d'ajournement à deux ans, le tribunal estime que le ministre a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant sur des éléments défavorables concernant le comportement du requérant. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil, et articles 45 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303948
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, car elles ont été remplacées par la décision explicite du ministre de l'intérieur du 24 avril 2023, qui constitue désormais le seul acte attaquable. La juridiction a appliqué les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et du code des relations entre le public et l'administration concernant la substitution des décisions en matière de recours administratif préalable.
Avocat : TOUCHOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306145
**Sujet principal** : Recours contre un ajournement de deux ans d'une demande de naturalisation pour défaut de motivation et erreur manifeste d'appréciation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision ministérielle d'ajournement est suffisamment motivée et que l'appréciation de l'administration, fondée sur le comportement fiscal critiquable du requérant, relève de son pouvoir discrétionnaire et n'est pas entachée d'erreur manifeste. **Textes appliqués** : Articles 27 du code civil, L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : GLEIZES