Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401518

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... qui contestait un indu de RSA et sollicitait une remise de dette. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment sur la prescription partielle de la période contrôlée et l'absence d'intention frauduleuse, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment concernant les conditions d'octroi et de contrôle du RSA.

Avocat : LE BRIS

16 mars 2026• Aide sociale
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602589

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger pour faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté l'inexécution de cette injonction, qui constitue un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Par conséquent, il a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de procéder au réexamen de la situation du requérant et de lui délivrer l'autorisation provisoire de séjour sollicitée, sous astreinte.

Avocat : ABITBOL

16 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507458

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté une demande d'expertise en référé (article R. 532-1 du CJA) visant à évaluer les préjudices d'un accident de service survenu en 2013. Le juge a estimé que la mesure était inutile car l'action en responsabilité contre la commune de Soulac-sur-Mer se heurtait à une prescription acquise. En effet, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 a commencé à courir à compter de l'année suivant la consolidation des lésions en 2015, et aucune interruption de la prescription n'a été démontrée.

Avocat : STINCO

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603597

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une carte de séjour temporaire à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le retard de l'administration à remettre le titre, malgré son accord préalable, créait une situation d'urgence justifiant une injonction, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également prononcé une astreinte en cas de non-exécution et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604136

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D... visant à enjoindre au préfet d'instruire la demande de titre de séjour de son épouse et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté l'absence de démonstration d'une situation d'urgence, condition essentielle prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ce type de mesure. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

16 mars 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501780

**Sujet principal** : Demande en référé d'une société pour le paiement de créances issues d'un marché d'assurance par un centre hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, est compétent pour statuer sur la demande de paiement d'une créance présentée comme certaine, liquide et exigible. Il écarte l'irrecevabilité soulevée par l'hôpital, considérant que la communication tardive du mémoire en défense a rouvert l'instruction. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment articles R. 541-1 et L. 761-1), code de la commande publique, et code civil.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LKJ

16 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503156

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de provision sur une créance liée à une responsabilité médicale de l'AP-HP, déjà reconnue par une décision de justice. Le juge a accordé une provision, mais en a réduit le montant par rapport à la demande initiale, en retenant une période d'indemnisation limitée et en écartant certains postes de préjudice jugés non établis ou couverts par d'autres dispositifs. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DELHAYE

16 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507168

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association Entraide Pierre Valdo. L'association demandait une injonction pour organiser la transition suite à la non-reconduction d'une convention d'accueil de mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence légale (article L. 521-3 du code de justice administrative) n'était pas remplie, notamment en raison d'un arrêté préfectoral de réquisition des locaux assurant déjà la continuité de la prise en charge.

Avocat : SALEN

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406545

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... qui contestait un titre exécutoire émis pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a estimé que le titre était régulier, le bordereau étant signé et les bases de liquidation de la créance (un trop-perçu de 1 492,50 euros pour la période janvier-mars 2022) étant indiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5) et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Avocat : DBKM AVOCATS

16 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602481

**Sujet principal** : Demande de désignation d'un expert pour constater l'état d'une parcelle avant une occupation temporaire liée à des travaux publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande de la société AREA et désigne une experte pour dresser un constat d'état des lieux contradictoire de la parcelle avant le début des travaux. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 sur les dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics, qui encadrent la procédure d'occupation temporaire et de constat en cas de refus du propriétaire de signer l'état des lieux.

16 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602815

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Montélimar en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure d'urgence en cas de péril imminent. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, vérifier l'existence d'un péril et proposer les mesures de sauvegarde nécessaires dans un délai contraint.

16 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400316

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une auxiliaire de puériculture contestant un arrêté de l'AP-HP qui avait fixé la fin de la prise en charge de son accident de service au 17 mars 2023 et considéré ses lésions comme guéries. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur d'appréciation médicale de l'administration et a écarté le moyen d'incompétence, constatant que la signataire des décisions attaquées agissait dans le cadre d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté la demande d'expertise et les conclusions indemnités, considérant qu'aucun préjudice n'était établi.

Avocat : VILAO

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400395

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent contractuel de l'AP-HP demandant une indemnisation pour un préjudice subi lors d'un événement festif privé entre collègues. La juridiction a jugé que l'incident, survenu en dehors du lieu et des horaires de service, était entièrement détachable du service et n'engageait donc pas la responsabilité de l'administration. Elle a également estimé que l'AP-HP n'avait pas manqué à son obligation de sécurité dans la gestion des conséquences de l'événement, au regard notamment des dispositions de l'article L.134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : GEISSMANN

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201611

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'un contribuable contestant son imposition en tant que maître de l'affaire d'une association. La juridiction estime que le requérant, trésorier, disposant seul de la signature bancaire et exerçant un contrôle effectif, doit être considéré comme le seul maître de l'affaire. En application de l'article 109 du code général des impôts, il est présumé avoir bénéficié des revenus non déclarés de l'association, justifiant les rehaussements d'impôt sur le revenu pour les années 2014 et 2015.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301470

**Sujet principal** : Recours d'un contribuable contre des impositions supplémentaires sur le revenu et des prélèvements sociaux, au titre des années 2018 et 2019, concernant des sommes mises à disposition d'un associé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande principale de décharge des impositions contestées. Il estime que les sommes créditées sur le compte courant de l'associé sont présumées distribuées à la clôture de l'exercice, et le requérant n'apporte pas la preuve contraire. Cependant, il accorde une somme de 1 500 € à l'associé au titre des frais non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : Articles 109 et 158 du code général des impôts (régime des revenus distribués) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais non compris dans les dépens).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301515

**Sujet principal** : La SAS Ecomurs conteste devant le Tribunal Administratif de Grenoble des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2017 à 2019, suite à une vérification fiscale. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la SAS Ecomurs, ayant répondu hors délai à la proposition de rectification, est réputée avoir accepté les rehaussements et doit, en application de l'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales, apporter la preuve du caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas fait. **Textes appliqués** : L'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et l'article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302521

**Sujet principal** : Recours d'une société (EURL LGR) contre des rappels de TVA et des suppléments d'impôt sur les sociétés (IS) suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge irrecevable la demande concernant les rappels de TVA pour 2018 (aucun rappel émis) et rejette le fond pour les autres années, estimant que les rehaussements d'IS sont fondés sur une option valable de la société et que les irrégularités alléguées sur le montant de la TVA sont sans objet. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment article 1729), Livre des procédures fiscales (notamment articles L. 55, R. 256-1) et Code de justice administrative.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602582

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un demandeur d'asile d'un lieu d'hébergement géré par la Croix-Rouge. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Sarthe, considérant que l'occupation était sans titre depuis le rejet définitif de la demande d'asile et que l'urgence était caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602590

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser Mme A... d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (PRAHDA ADOMA). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, compte tenu de la situation particulière de la requérante, notamment la vulnérabilité liée au handicap de son fils. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.

Avocat : ROULLEAU

16 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602594

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser un couple d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, notamment en raison de l'absence de relance administrative pendant plusieurs mois. La juridiction a également considéré que l'expulsion, au vu de la situation familiale et de l'intégration des intéressés, pourrait constituer une atteinte disproportionnée.

Avocat : WOZNIAK

16 mars 2026