Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600596
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a accepté d'étendre une expertise judiciaire à la société Hyd'Occ et à son assureur. Le juge a estimé que les travaux réalisés par cette société à proximité d'un dépôt pétrolier étaient susceptibles d'être à l'origine des désordres (envols de sable) affectant l'installation. Cette décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire et d'étendre des mesures d'expertise.
Avocat : FOURCADE - CHEVALLIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600838
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'expert visant à étendre une expertise en cours. L'expertise, portant sur l'origine des désordres d'un canal d'irrigation, est étendue à deux sociétés susceptibles d'être responsables et la mission de l'expert est complétée par une possibilité de conciliation, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. Le tribunal a également accordé un report du délai de dépôt du rapport, mais a rejeté la demande d'allocation provisionnelle, celle-ci relevant de la compétence exclusive du président de la juridiction.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507720
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d'une agente contractuelle du CHU de Nice visant à enjoindre à l'administration de régulariser sa situation statutaire et de rétablir son traitement. Le juge a estimé qu'une procédure de licenciement pour inaptitude physique était en cours, ce qui privait la requête du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction a donc considéré que les conditions pour prononcer une mesure utile en référé n'étaient pas réunies.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603896
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et que l’injonction sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604048
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la délivrance d'un récépissé ne faisait pas obstacle à cette décision. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604140
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la mesure sollicitée (l'injonction de délivrer une attestation) ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et l'article L. 522-3 du même code (rejet pour absence d'urgence ou demande mal fondée). Le rejet implicite de la demande de titre de séjour est né en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai de quatre mois).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506368
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale en référé pour évaluer les préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal accueille la demande et ordonne une expertise judiciaire. Il estime l'expertise utile pour déterminer la date de consolidation, le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'évaluation de l'ensemble des préjudices, distincts de la simple atteinte à l'intégrité physique. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise), ainsi que les principes issus du code général de la fonction publique concernant la réparation complémentaire des préjudices (souffrances, préjudice esthétique, etc.) en cas de maladie imputable au service.
Avocat : STINCO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506871
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par un propriétaire estimant que des cyprès communaux étaient à l'origine de fissures sur sa maison. Le juge a considéré que la mesure n'était pas utile, car le requérant disposait déjà d'un rapport d'expertise privée établissant un lien probable entre les arbres et les désordres, ce qui lui permettait d'engager directement une action en responsabilité. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'octroi d'une telle mesure à son utilité pour le règlement du litige.
Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507364
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale en référé, présentée par une fonctionnaire victime d'un accident de service, afin de déterminer sa date de consolidation et d'évaluer ses préjudices en vue d'une action indemnitaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande et ordonne une expertise. Il estime que la mesure est utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car elle permettra d'éclairer un litige futur sur la réparation intégrale des préjudices, distincte du régime de l'accident de service. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : TAORMINA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507590
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure était utile pour déterminer l'origine des inondations récurrentes affectant la propriété du requérant et leurs liens potentiels avec le réseau d'eaux pluviales géré par la communauté d'agglomération du Libournais. L'expert devra établir les causes des désordres, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices subis.
Avocat : SCP DEFFIEUX-GARRAUD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201610
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de l'association Lilette, Pêche et Loisirs, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés (IS) et à la TVA pour les exercices 2007 à 2016. La juridiction a jugé que l'association, en organisant des croisières de pêche payantes, exerçait une activité lucrative concurrentielle, ce qui l'excluait du bénéfice des exonérations prévues par les articles 206, 207 et 261 du code général des impôts pour les organismes à gestion désintéressée. Le tribunal a également estimé que les conditions pour une réfaction forfaitaire de la TVA n'étaient pas remplies et que l'administration avait correctement procédé à la taxation d'office.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205130
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SARL City services visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires. Le litige concernait principalement la régularité de la procédure de rehaussement d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisations, suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à la TVA et aux pénalités, au regard de l'article R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales, et a estimé inopérant le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission départementale (article L. 59 du même code), rejetant ainsi l'intégralité de la requête.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205217
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2014 et 2015. Le juge a jugé irrecevable pour tardiveté le recours concernant l'année 2014, le délai de réclamation étant expiré, et a rejeté le fond pour l'année 2015, considérant que les procédures de rectification et les majorations appliquées (articles 1728 et 1729 du CGI) étaient régulières et motivées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux délais de réclamation et au droit de reprise de l'administration.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300876
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux au titre des années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification de l'administration était suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, il a considéré que l'augmentation du solde débiteur du compte courant d'associé constituait, sur le fondement de l'article 111 du Code Général des Impôts, une présomption de distribution de revenus imposable.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600984
**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une assistante maternelle contre le département de l'Isère suite à la rupture de son contrat de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision, estimant que l'existence de l'obligation indemnitaire du département est **sérieusement contestable**. Les difficultés soulevées concernent tant la qualification juridique de la rupture (licenciement fautif ou fin de contrat sans licenciement) que le fondement d'une éventuelle responsabilité sans faute. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et l'article L. 421-5 du code de l'action sociale et des familles (plafond d'accueil des assistants familiaux).
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602556
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Sarthe, constatant que les occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, occupaient indûment les lieux depuis plus de neuf mois. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse étaient remplies.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602570
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser une famille d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la mesure d'éloignement n'était pas définitive et que l'urgence n'était pas établie, notamment au regard de l'intérêt supérieur des enfants scolarisés. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601669
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet concernant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. Le juge a considéré que cette décision implicite avait été remplacée par une décision expresse de clôture du dossier, rendant la demande de suspension sans objet. La requête a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504942
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'une propriétaire visant à enjoindre à la DREAL de Normandie d'exécuter un protocole d'accord relatif à des infiltrations d'eau et à la pose de fissuromètres. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car les infiltrations ne pénètrent pas dans l'habitation et la pose de jauges n'est pas une mesure conservatoire urgente. La demande de condamnation pécuniaire est également rejetée.
Avocat : DEBLIQUIS MAXIME
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403380
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler des décisions de la CAF du Var lui réclamant le remboursement d'indus de prestations sociales (prime d'activité, RSA, ALF, etc.). Le tribunal a jugé que les irrégularités formelles invoquées dans les notifications ne suffisaient pas à entacher la légalité des décisions de reconstitution des droits, fondées sur une surévaluation des ressources. Les textes applicables sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la sécurité sociale et le code de la construction et de l'habitation.