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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600990

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en référé-suspension de Mme C... visant la décision ministérielle autorisant son licenciement pour inaptitude médicale. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, considérant que la décision attaquée avait été entièrement exécutée par la notification du licenciement, ce qui la privait d'objet. La juridiction a ainsi appliqué les principes du référé-suspension prévus à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BARGOIN CHLOÉ

2 avril 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601077

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car le mémoire complémentaire exposant les moyens a été déposé après l'expiration du délai de recours, en méconnaissance des articles R. 411-1 du code de justice administrative et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.

Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ

2 avril 2026• URGENCES ETRANGERS
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600809

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en examinant la situation et la vulnérabilité du requérant avant de prendre sa décision, fondée sur le fait qu'il présentait une demande de réexamen. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GRÜN

2 avril 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602192

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : L'ILL LEGAL

2 avril 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602757

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les demandes de suspension en référé de l'arrêté préfectoral autorisant l'ouverture des commerces le Vendredi Saint en Moselle. Le juge a estimé que les syndicats et la requérante individuelle n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard des dispositions du code du travail relatives aux dérogations pour ce jour férié local. La condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était donc pas remplie pour justifier la suspension.

Avocat : SELARL HAYA AVOCATS

2 avril 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408776

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui contestait le calcul de son aide personnalisée au logement (APL) pour la période juillet-septembre 2023. La juridiction a estimé que le calcul, effectué par la caisse d'allocations familiales du Rhône, était conforme aux règles légales, notamment l'article R. 822-17 du code de la construction et de l'habitation concernant la neutralisation des ressources et l'article R. 823-6 relatif à la base de calcul du loyer. Elle a ainsi écarté les griefs du requérant portant sur la prise en compte des ressources de son épouse et le refus d'intégrer une augmentation de loyer intervenant en cours d'année.

2 avril 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409615

**Sujet principal** : Annulation d'un refus préfectoral de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus, considérant que l'administration ne pouvait légalement refuser un rendez-vous sans caractériser un caractère abusif de la demande. Il enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours. **Textes appliqués** : Articles L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410784

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus opposée à la demande de carte de résident d'une ressortissante marocaine, ascendant à charge d'un Français. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs de rejet par la préfecture, malgré une demande régulière de l'intéressée, méconnaissant ainsi l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande et de statuer dans un délai de deux mois, tout en rejetant la demande d'astreinte et la prise en charge des frais d'instance.

Avocat : DEME

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410892

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa radiation d'un mois de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de ses allocations par France Travail. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi, malgré le projet de création d'entreprise du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 5412-1, L. 5421-3 et R. 5426-3 du code du travail, qui conditionnent le maintien des allocations à une recherche active d'emploi.

2 avril 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509055

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté d'éloignement et d'interdiction de circulation pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. La juridiction a jugé que les faits de violence domestique invoqués par la préfète du Rhône ne caractérisaient pas, à eux seuls, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration n'ayant pas procédé à l'examen individuel de la situation de l'intéressé, notamment au regard de sa situation familiale, la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : SENE

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509700

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 est suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602418

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le requérant, entré régulièrement en France avec un visa étudiant et ayant entamé un parcours de transition de genre, justifiait d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile en dehors du délai de 90 jours prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de l'OFII était entaché d'une erreur de droit.

Avocat : STADLER

2 avril 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603303

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous aux requérants pour le dépôt de leur demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée compte tenu du délai anormalement long (près de deux ans) écoulé depuis leur première demande de rendez-vous et des conséquences de cette situation sur leur droit au séjour. La juridiction a appliqué la jurisprudence selon laquelle l'administration doit permettre l'enregistrement d'une demande dans un délai raisonnable.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

2 avril 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603409

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à un couple de ressortissants algériens pour le dépôt de leur demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis plus de deux ans malgré leurs démarches et de leurs attaches familiales en France. L'État a également été condamné à verser 500 euros au couple au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : LANTHEAUME

2 avril 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603538

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant arménien contre son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par un sous-préfet agissant en vertu d'une délégation de signature régulière, était légal et suffisamment motivé. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent cette mesure d'éloignement.

Avocat : SELARL AD JUSTITIAM

2 avril 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603555

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant albanais. Le juge estime que la décision, fondée sur une obligation de quitter le territoire français antérieure, est régulière, suffisamment motivée et a été prise après audition de l'intéressé. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROYON

2 avril 2026• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225767

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme H... visant à annuler l'arrêté du 18 juillet 2022 portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. La juridiction a jugé que la signature de l'arrêté par la cheffe de service était régulière, en application de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature. Elle a également estimé que les critères d'avancement, définis par l'article 15 du décret du 30 décembre 1992 et l'article L. 522-8 du code général de la fonction publique, n'avaient pas été méconnus et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée dans le choix des candidats.

2 avril 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300459

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 juillet 2022 portant tableau d'avancement au grade de pharmacien général de santé publique, ainsi que les décisions de nomination individuelles qui en découlaient. La juridiction a retenu que le tableau avait été établi par ordre alphabétique, méconnaissant ainsi l'obligation légale de le dresser par ordre de mérite, conformément à l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et à l'article 13 du décret du 28 juillet 2010. Cette illégalité de l'arrêté fondateur a entraîné l'annulation des nominations qui en dépendaient.

Avocat : DIANI

2 avril 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313273

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés ministériels relatifs au temps de travail d'une fonctionnaire de police. Le tribunal a annulé l'arrêté renouvelant l'autorisation de travail à temps partiel, car il méconnaissait le droit de la requérante à reprendre son activité à temps plein de plein droit au terme de la période précédente, en application des articles L. 823-1 et L. 612-8 du code général de la fonction publique. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation concernant l'arrêté organisant la reprise à temps plein à une date ultérieure, celle-ci étant conforme à une demande expresse de l'intéressée.

2 avril 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325157

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023 portant tableau d'avancement au grade de pharmacien général de santé publique, ainsi que les nominations individuelles qui en découlaient. La juridiction a retenu que le tableau avait été établi par ordre alphabétique, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et de l'article 13 du décret du 28 juillet 2010, qui imposent un classement par ordre de mérite. Le tribunal a jugé inutile d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante, pharmacien inspecteur en chef non inscrite au tableau.

2 avril 2026• 5e Section - 1re Chambre