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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2206631

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2206631

mardi 31 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2206631
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPERSIGNY CONSEIL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCCV Villas Mimosas visant à annuler le refus de permis de construire pour sept maisons. Le juge a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l'article UC6 du plan local d'urbanisme (PLU), concernant l'impact paysager du projet, était légal et suffisant à lui seul à justifier le refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-4-1.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mai 2022, la SCCV Villas Mimosas, représentée par Me Vos, demande au tribunal :

1°) d’annuler l'arrêté du 20 décembre 2021 par lequel le maire de Barbâtre a refusé de délivrer un permis de construire à la SCCV Villas Mimosas portant sur la construction de sept maisons individuelles sur un terrain comprenant les parcelles cadastrées section ZI n° 276, 277, 278, 279, 280 et 275, situé chemin du Grand Cloudy à Barbâtre (Vendée), ensemble la décision du 4 mars 2022 rejetant son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au maire de Barbâtre de lui délivrer un permis de construire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Barbâtre la somme de 4 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la compétence du signataire de l’arrêté attaqué n’est pas établie ;
- le motif tiré de ce que le projet méconnaît l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme est infondé ;
- le motif tiré de l’insuffisance du dossier de permis de construire est infondé, dès lors que les plans des façades et des coupes font référence à la cote en mètre A... et font ressortir que le premier plancher habitable est conforme à la cote de référence fixée à 3,40 mètres par le plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l’article 2.2.2 du règlement du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier et de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme est infondé, dès lors que l’absence de dispositif de balisage ou de couverture de sécurité pour les piscines ne pouvait pas fonder le refus de permis de construire ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l’article UC6 du plan local d’urbanisme est infondé, dès lors que la modification du projet pour assurer sa mise en conformité avec les dispositions de l’article UC 6 n’implique que des modifications minimes, qui auraient pu faire l’objet de simples prescriptions.


Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 juin 2022, le 29 septembre 2025 et le 8 décembre 2025, ce dernier non communiqué, la commune de Barbâtre, représentée par Me Marchand, conclut au rejet de la requête, et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la SCCV Villas Mimosas en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.


Par des mémoires en intervention, enregistrés le 11 septembre 2025 et le 24 novembre 2025, M. D... I..., Mme G... H..., M. F... I... et Mme E... I..., représentés par Me Camus, demandent que le tribunal fasse droit aux conclusions de la requête formée par la SCCV Villas Mimosas.

Ils soutiennent que :
- ils ont un intérêt direct à intervenir au soutien de la SCCV Villas Mimosas en leur qualité de propriétaires des parcelles du terrain d’assiette du projet de construire porté par la SCCV ;
- ils se réfèrent aux moyens exposés dans la requête de la SCCV Villas Mimosas.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Brémond, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Thomas, rapporteure publique,
- les observations de Me Léon, substituant Me Marchand, représentant la commune de Barbâtre,
- et les observations de Me Paulic, substituant Me Camus, avocate des consorts I....


Considérant ce qui suit :

La SCCV Villas Mimosas a déposé le 31 mai 2021 une demande de permis de construire, complétée le 24 septembre 2021, en vue de la construction de sept maisons individuelles portant création de 986,67 m² de surfaces de plancher, sur un terrain comprenant les parcelles cadastrées section ZI n° 276, 277, 278, 279, 280 et 275, situées chemin du Grand Cloudy à Barbâtre, classées en zone Uc du plan local d’urbanisme, à l’exception de la parcelle 275 classée en zone Aa, en zone bleue du plan de prévention des risques littoraux. Par un arrêté du 20 décembre 2021, le maire de Barbâtre a refusé le permis de construire sollicité. La SCCV Villas Mimosas a formé un recours gracieux contre cette décision le 17 février 2022, rejeté par une décision du 4 mars 2022 notifiée le 21 mars 2022. La SCCV requérante demande au tribunal d’annuler l'arrêté du 20 décembre 2021, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.

Sur l’intervention volontaire :

Il ressort des pièces du dossier que les consorts I... sont propriétaires des parcelles sur lesquelles la construction en litige a été refusée. Dès lors, ils ont intérêt à demander l’annulation du refus de permis de construire opposé le 20 décembre 2021. Par suite, leur intervention est recevable.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Par un arrêté du 28 mai 2020, dont les mentions attestent du caractère exécutoire, le maire de Barbâtre a donné délégation à M. B... C..., adjoint au maire en charge de l’urbanisme, signataire de l’arrêté attaqué, à l’effet de signer notamment les autorisations en matière de droit du sol. Dès lors, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté attaqué manque en fait.

Une décision rejetant une demande d’autorisation d’urbanisme pour plusieurs motifs ne peut être annulée par le juge de l’excès de pouvoir à raison de son illégalité interne, réserve faite du détournement de pouvoir, que si chacun des motifs qui pourraient suffire à la justifier sont entachés d’illégalité. En outre, en application de l’article L. 600-4-1 du code de l’urbanisme, le tribunal administratif saisi doit, lorsqu’il annule une telle décision de refus, se prononcer sur l’ensemble des moyens de la demande qu’il estime susceptibles de fonder cette annulation, qu’ils portent d’ailleurs sur la légalité externe ou sur la légalité interne de la décision. En revanche, lorsqu’il juge que l’un ou certains seulement des motifs de la décision de refus en litige sont de nature à la justifier légalement, le tribunal administratif peut rejeter la demande tendant à son annulation sans être tenu de se prononcer sur les moyens de cette demande qui ne se rapportent pas à la légalité de ces motifs de refus.

La décision attaquée est fondée sur les motifs tirés de ce que le projet méconnaît les dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, le projet constituant une ouverture nouvelle d’urbanisation en discontinuité avec l’agglomération, les dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme ainsi que celles de l’article 3.2 et de l’article 1.4 du règlement du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier, le plan de masse ne comportant pas de cote en mètre A... permettant d’évaluer les cotes du terrain et la cote du premier plancher habitable, les dispositions de l’article 2.2.2 de ce règlement ainsi que celles de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, en l’absence de dispositif de balisage ou de couvertures de sécurité pour les piscines prévues par le projet et les dispositions de l’article UC6 du règlement du plan local d’urbanisme de Barbâtre relatives à la hauteur des constructions, les constructions des lots 2, 5,6 et 7 ne respectant pas la hauteur à l’égout de 5,80 mètres fixée par ces dispositions.

En premier lieu, aux termes de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme : « L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants. / Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs. (…) ».

Il résulte de ces dispositions que, dans les communes littorales, ne peuvent être autorisées que les constructions réalisées en continuité avec les agglomérations et villages existants, c’est-à-dire avec les zones déjà urbanisées caractérisées par un nombre et une densité significatifs de constructions ou, sous certaines conditions, au sein des secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d’urbanisme, se distinguant des espaces d’urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l’urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d’accès aux services publics de distribution d’eau potable, d’électricité, d’assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d’équipements ou de lieux collectifs. En revanche, aucune construction ne peut être autorisée, même en continuité avec d’autres, dans les zones d’urbanisation diffuse éloignées de ces agglomérations et villages ou de ces secteurs déjà urbanisés.

D’une part, il ressort des pièces du dossier que, si le document d’orientation et d’objectifs du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Nord-Ouest Vendée identifie la commune de Barbâtre comme une agglomération existante, la carte figurant dans ce document n’est pas suffisamment précise pour localiser le terrain d’assiette du projet et ne permet pas de vérifier si ce terrain est situé en continuité de cette agglomération. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d’assiette du projet est à l’est du chemin du Grand Cloudy, dans un secteur très faiblement urbanisé à la date de la décision attaquée, les parcelles limitrophes du terrain d’assiette n’étant pas construites, à l’exception d’une maison individuelle. Si des constructions existent à environ deux cent mètres au nord du terrain d’assiette, celui-ci s’ouvre au sud et à l’est sur de vastes espaces naturels et agricoles dépourvus de constructions. Ainsi au sud de ces parcelles construites ZI n° 312, 313 et 314, le chemin du Grand Cloudy constitue une rupture nette d’urbanisation avec le secteur urbanisé situé principalement à l’ouest de ce chemin, caractérisé par un nombre et une densité significative de constructions. Dans ces conditions, le projet ne pouvait être regardé, à la date de la décision contestée, comme situé dans la continuité d’une agglomération existante mais dans une zone d’urbanisation diffuse dans laquelle aucune construction ne pouvait être autorisée. Par suite, en refusant le permis de construire sollicité au motif que le projet constituait une ouverture nouvelle d’urbanisation en discontinuité avec l’agglomération, le maire de Barbâtre n’a pas fait une inexacte application des dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.

En deuxième lieu, aux termes de l’article 1.2 du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier : « Les dispositions du présent règlement s’appliquent à tous travaux, ouvrages, installations et occupations du sol entrant ou non dans le champ d’application des autorisations prévues par les codes de l’urbanisme et de l'environnement ». Aux termes de l’article 2.2.2 de ce règlement : « Modes d'occupation des sols et travaux admis sous conditions / Sous réserve du respect des dispositions constructives prévues au titre III du présent règlement, sont admis les modes d’occupation et travaux suivants :/ Habitations / (…) / les implantations nouvelles de piscines et spas* couverts ou non à condition que : / pour les piscines et spas* non couverts, ils soient munis d'un dispositif de balisage et d'un dispositif de couverture de sécurité. ». Aux termes de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »

Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la construction de piscines extérieures ou intérieures pour cinq des sept lots prévus, sans que ces piscines ne soient équipées d’un dispositif de balisage ou de couvertures de sécurité, alors que le terrain d’assiette du projet est situé en zone bleue du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux, zone dans laquelle ces dispositifs sont obligatoires pour sécuriser l’intervention des services de secours en cas d’inondation. Si l’installation de tels dispositifs ne relève pas de la règlementation de l’urbanisme, les dispositions du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier précitées sont opposables au projet, dès lors que celles-ci s’appliquent aux autorisations prévues par le code de l’urbanisme. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le maire de Barbâtre aurait fait une inexacte application des dispositions de l’article 2.2.2 du règlement du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier et des dispositions de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme.

En troisième lieu, aux termes de l’article UC6 du règlement du plan local d’urbanisme de la commune de Barbâtre relatif à la hauteur maximale des constructions : « 6.1 Règles de calcul de la hauteur des constructions / En zone bleue du PPRL : / La cote du premier plancher habitable devra se situer à un minimum de 3,20 m A... ou 3,40 m A... en fonction de l’annexe 3 au règlement du PPRL (carte des cotes de référence de l’aléa concomitant). / La hauteur des constructions est mesurée par rapport au sol avant exécution des fouilles et remblais. Dans les secteurs concernés par l’application du Plan de Prévention des Risques Littoraux : / En dehors des Orientations d’Aménagement et de Programmation : / si la différence entre la cote de référence et le terrain naturel est inférieure à 1 mètre, la hauteur de construction est mesurée à partir de la cote de référence. Si la différence entre la côte de référence et le terrain naturel est supérieur à 1 mètre, la hauteur de la construction est mesurée à 1 mètre au-dessus du terrain naturel. Ainsi, le niveau du plancher du rez-de-chaussée peut être rehaussé par rapport au terrain naturel, jusqu’à une hauteur maximum de 1 m. / (…) En zone UC : / Mesurée depuis l’alignement, la hauteur à l’égout des constructions principales est au plus égale à la règle : H = L (où H est la hauteur à l’égout de la construction et L est la largeur de la voie au droit de la construction), sans pouvoir excéder 5.80 mètres à l’égout des toitures. (…) »

Il ressort des pièces du dossier, et n’est pas contesté, que les constructions des lots 2,5,6 et 7 du projet présentent une hauteur à l’égout du toit, mesurée un mètre au-dessus du terrain naturel, supérieure à six mètres, et dépassent ainsi la hauteur maximale de 5,80 autorisée par les dispositions de l’article UC 6 précitées. Contrairement à ce que soutient la SCCV Villas Mimosas, la modification du projet pour assurer sa mise en conformité avec ces dispositions ne peut faire l’objet de simples prescriptions, dès lors qu’une règle d’urbanisme a été méconnue. Il en résulte que la SCCV requérante n’est pas fondée à soutenir que le maire de Barbâtre a fait une inexacte application des dispositions de l’article UC6 du règlement du plan local d’urbanisme de la commune.

Il résulte de l’instruction que le maire de Barbâtre aurait pris la même décision d’opposition s’il s’était fondé seulement sur les motifs tirés de la méconnaissance par le projet des dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, des dispositions de l’article 2.2.2 du plan de prévention des risques naturels prévisibles littoraux de l’île de Noirmoutier ainsi que de celles de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, et des dispositions de l’article UC6 du règlement du plan local d’urbanisme de la commune, qui suffisent à justifier légalement le refus de permis de construire.

Il résulte de tout ce qui précède que la SCCV Villas Mimosas n’est pas fondée à demander l’annulation de l’arrêté attaqué, ni de la décision de rejet de son recours gracieux. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d’injonction doivent être également rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Barbâtre, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SCCV requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SCCV Villas Mimosas une somme à verser à la commune de Barbâtre à ce même titre.




D E C I D E :


Article 1er : L’intervention des consorts I... est admise.

Article 2 : La requête de la SCCV Villas Mimosas est rejetée.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Barbâtre au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.



Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Villas Mimosas, à la commune de Barbâtre et à M. D... I....



Délibéré après l'audience du 3 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Douet, présidente,
Mme Malingue, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2026.

Le rapporteur,

E. Brémond

La présidente,

H. Douet

La greffière,





C. Cottron




La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Le greffier,






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