Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503465
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme A... comme irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'une demande de carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé, préalablement à son recours contentieux, le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La solution est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, fondé sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601233
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Moselle de délivrer une autorisation provisoire de séjour à une étudiante guinéenne en attente du renouvellement de son titre. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, notamment en raison des conséquences de l'absence de document sur sa situation administrative, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601580
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale déclarant irrecevable la demande de titre de séjour de M. A..., faute d'urgence caractérisée. Le juge a estimé que le risque de licenciement invoqué par le requérant ne constituait pas une urgence suffisante, ce dernier ayant toujours travaillé sans titre de séjour. La demande d'injonction de délivrer un récépissé de travail a également été rejetée, mais le requérant a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602285
**Sujet principal** : Demande de rendez-vous en préfecture ou de réponse concernant le renouvellement d'un titre de séjour, présentée dans le cadre d'une procédure de référé administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête comme étant **manifestement irrecevable**. **Motifs et textes appliqués** : La demande est jugée irrecevable car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de son recours en référé (articles L. 521-1 à L. 521-3 du Code de justice administrative) ni formulé de conclusions précises, empêchant le juge de l'examiner. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602678
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'injonction visant à faire prendre en charge par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) les frais de déplacement de la requérante à son entretien à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure dans un délai de 48 heures. En revanche, il l'a admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505408
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser à la requérante une indemnité de 1500 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, résultant de la carence fautive de l'État à exécuter la décision de relogement urgent. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son inaction après l'expiration du délai légal imparti pour procéder au relogement.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505436
Le Tribunal administratif de Paris a examiné une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à lui verser 900 euros en réparation des préjudices non encore indemnisés, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la requérante bénéficiant déjà de l'aide juridictionnelle.
Avocat : JAMIL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505742
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement après une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 5 300 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral. Il admet également la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai légal.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520049
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours contre une décision de récupération d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2023. Le juge a étendu son examen à la nouvelle décision de la caisse d'allocations familiales du 27 novembre 2025, qui a remplacé l'acte initialement attaqué. La juridiction a annulé cette décision de récupération, considérant que la caisse n'avait pas suffisamment établi l'existence d'une vie commune stable et continue entre la requérante et son époux, condition nécessaire pour justifier l'indu au regard des dispositions du décret n° 2023-1184 et de l'article 515-8 du code civil.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324716
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. C..., qui avait demandé l'attribution d'un logement. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai d'un mois, ce qui entraîne un désistement présumé en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513772
Sujet principal : Désistement d'instance dans un litige fiscal concernant le plafond de déduction des revenus pour 2023. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de constater un désistement par ordonnance.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525199
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement. Le tribunal constate que la requête, déposée le 29 août 2025, est manifestement irrecevable car elle a été introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois, qui courait à compter du 19 mars 2025. Cette irrecevabilité est prononcée en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, la requête étant tardive et non régularisable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528504
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à obtenir l'attribution d'un logement, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant, pourtant reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, a saisi la juridiction après l'expiration du délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530243
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à obtenir l'attribution d'un logement, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant, pourtant reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, a saisi la juridiction après l'expiration du délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530244
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation de 2018 lui reconnaissant un droit au logement d'urgence. La juridiction estime la demande irrecevable, car introduite en 2025, soit bien au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision, principe découlant de la sécurité juridique. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606101
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de l'État pour se voir attribuer un logement. La juridiction constate que le recours, formé en février 2026, est manifestement irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, ce délai ayant couru à compter de la notification de la décision de la commission de médiation de 2021. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609093
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté une requête visant à contester le rejet d'une demande de remise de dette d'aide au logement. La juridiction a jugé la requête irrecevable car la requérante, se prétendant curatrice, n'a pas justifié de sa capacité à agir au nom de la personne concernée. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601211
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) qu'elle occupait. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que la mesure était urgente et utile pour libérer une place d'hébergement, et qu'elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, les demandes d'asile de la famille ayant été définitivement rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206354
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un aide-soignant contestant sa radiation des cadres pour abandon de poste, consécutive à son refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision de radiation, prise après une mise en demeure infructueuse de reprendre le travail, était légale et proportionnée, l'intéressé ne pouvant invoquer un droit de retrait dans ces circonstances. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la santé publique et de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.
Avocat : KORAITEM
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409421
Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier intercommunal de Créteil. Le sujet principal est l'engagement de la responsabilité de l'établissement pour une faute dans la prise en charge d'une torsion testiculaire chez un enfant, ayant entraîné une perte de chance de conserver l'organe. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital pour faute, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a ordonné une indemnisation, dont le montant sera déterminé par une expertise complémentaire.
Avocat : BONDAIS