Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306446
La décision concerne la contestation par une société de sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Solidus Solutions ADL. La juridiction a jugé que, conformément aux articles 1400, 1402, 1403 et 1415 du code général des impôts, la société restait redevable car la mutation de propriété n'avait pas été publiée au fichier immobilier avant le 1er janvier 2023, date de référence pour l'imposition.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400289
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui contestait des rectifications et pénalités fiscales pour défaut de déclaration de revenus non commerciaux (activité d'agent commercial) sur la période 2013-2017. La juridiction a jugé régulière la procédure de rectification contradictoire et a validé l'évaluation d'office des bénéfices ainsi que la majoration de 80 % pour activité occulte, au titre des articles L. 169 et suivants du livre des procédures fiscales. Elle a également estimé infondées les critiques sur le calcul des charges et du quotient familial.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601403
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Moselle d'expulser M. B... de son logement d'urgence pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que le préfet n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une mesure aussi grave. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602273
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution des arrêtés municipaux s'opposant à l'installation d'une antenne-relais par SFR. Le juge a retenu l'urgence au regard de l'intérêt public à la couverture du territoire et a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation des arrêtés, créaient un doute sérieux sur leur légalité. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602389
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un lycéen. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (absence de mention des voies de recours et disproportion de la sanction) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision du conseil de discipline. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la fin de non-recevoir, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est toutefois accordée à la requérante.
Avocat : HALIL
Conseil d'État — N° 513633
Avocat : SCP SPINOSI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606131
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande du préfet du Val-d’Oise visant à suspendre l’arrêté municipal accordant un permis de construire pour un centre cultuel. Le juge estime que les moyens soulevés, concernant principalement le non-respect présumé des règles du PLU sur le stationnement et les aménagements extérieurs, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 2131-6) et du code de l’urbanisme.
Avocat : PILLET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524983
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension visant à suspendre le rejet d'une demande de regroupement familial et à enjoindre à l'administration de réexaminer la situation du requérant, un ressortissant algérien handicapé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension et d'injonction, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie. Il a toutefois condamné l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d'urgence pour le référé-suspension) et l'article L. 761-1 du même code (condamnation aux frais non compris dans les dépens). Les moyens soulevés invoquaient également le code des relations entre le public et l'administration, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de
Avocat : MEGHERBI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413495
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a accordé une provision aux requérants pour les préjudices résultant d'une infection nosocomiale contractée après une opération de la hanche. Le juge a considéré que la responsabilité de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) n'était pas sérieusement contestable, au vu des rapports d'expertise établissant le lien de causalité. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : JRF AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512307
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411788
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un retrait de points pour une infraction routière du 3 octobre 2023. Le requérant s'étant désisté pour les quatre autres infractions, le tribunal a jugé irrecevable le recours concernant l'infraction restante, car il a été formé hors délai après la notification de la décision contestée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et R. 421-5).
Avocat : SELARL SAMSON & WEIL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310554
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'un professeur contestant la liquidation de sa pension civile. Le tribunal a jugé que le service des retraites de l'État avait correctement appliqué l'article L. 53 du code des pensions civiles et militaires de retraite pour déterminer l'indice majoré servant au calcul, après une régularisation de la carrière de l'intéressé. Il a également déclaré sans objet les conclusions visant l'annulation du titre de pension initial, celui-ci ayant été remplacé par un acte ultérieur.
Avocat : ATHON-PEREZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310071
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre le taux d'une rente viagère d'invalidité (10%) accordée à un fonctionnaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le titre de pension n'a pas à être motivé et que la composition du conseil médical (absence de psychiatre) était régulière au regard des textes applicables, qui ne prévoient pas la présence systématique de cette spécialité. Le juge, en pleine juridiction, a examiné le dossier et ne retient pas le taux de 30% demandé. **Textes appliqués** : Code des pensions civiles et militaires de retraite (article L. 31), décret n° 86-442 du 14 mars 1986 (article 6-1), et code des relations entre le public et l'administration (article L. 211-2).
Avocat : ATHON-PEREZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605330
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale concernant la prise en charge à l'hôpital Européen. Le juge a estimé que les relations entre cet établissement privé et les usagers ne relevaient pas du droit administratif, privant ainsi la mesure de son utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée.
Avocat : SELARL PETRA LALEVIC AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313792
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., professeure des écoles, qui contestait un titre exécutoire lui réclamant le remboursement d'un indu de rémunération. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la requérante n'avait pas exercé, préalablement à son recours contentieux, le recours administratif obligatoire prévu par l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Le tribunal a ainsi écarté les moyens au fond, notamment ceux relatifs à la signature du titre ou à la légalité de la récupération, sans les examiner.
Avocat : VIA AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406752
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation 2022 présentée par le fils d'une contribuable décédée. Le tribunal a jugé que la contribuable était toujours réputée avoir la disposition du logement au 1er janvier 2022, date de référence pour l'imposition, faute de preuve formelle de la résiliation effective du bail avant cette date. Cette solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406428
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la décharge de son obligation de payer des taxes foncières et la mainlevée des actes de poursuite. Le tribunal a jugé que les créances fiscales pour les années 2014, 2017, 2018 et 2019 étaient exigibles et que l'action en recouvrement pour 2019 n'était pas prescrite, en application de l'ordonnance n° 2020-306. Il a également estimé que la contestation du bien-fondé de l'assiette de l'impôt n'était pas recevable dans le cadre d'un contentieux du recouvrement, conformément aux dispositions du livre des procédures fiscales.
Avocat : MELKI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408322
**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement » pour une personne handicapée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. B..., estimant que les conditions légales d'attribution de la carte ne sont pas remplies, car le requérant ne démontre pas, au vu des éléments du dossier, une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied au sens des textes applicables. **Textes appliqués** : Articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, définissant les conditions d'attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ».
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412067
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant l'annulation d'une amende forfaitaire majorée et d'un retrait de points suite à une infraction routière. Le juge a déclaré sans objet la demande concernant l'amende, celle-ci ayant déjà été annulée par l'officier du ministère public. En revanche, concernant le retrait de points, le tribunal a annulé la décision administrative, considérant que l'absence de délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une irrégularité substantielle entachant la procédure.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412037
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul et plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que plusieurs infractions avaient été supprimées du dossier du requérant et que son solde de points était redevenu positif (10 points) après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la décision d'invalidation et sur plusieurs retraits de points, ces décisions étant devenues sans objet. Le litige a été réduit à l'examen de trois décisions de retrait de points restantes.
Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT