Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413686
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et du défaut de motivation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GOUJON LUCILE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411817
La décision concerne le rejet implicite d'une demande de titre de séjour et de changement de statut d'une ressortissante algérienne. Le Tribunal Administratif de Melun annule ces décisions implicites de rejet. Le juge retient l'illégalité du refus en raison de l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, après une demande de l'intéressée.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413495
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour une ressortissante turque. La juridiction a jugé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de sa longue résidence en France depuis 2010, de son mariage avec un résident permanent et de sa famille établie en France. Elle a en conséquence enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, en application de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 423-23 du CESEDA.
Avocat : CINKO-SAKALLI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406345
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant malien. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison du défaut de communication des motifs du refus par la préfète du Val-de-Marne, dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres conclusions de la requête ont été rejetées, et l'État a été condamné à verser une somme au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211046
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir d'une société (SARL DJ Provins) contre des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) notifiées à l'issue d'un contrôle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme donc les impositions supplémentaires. Il estime que la société n'apporte pas la preuve que les charges contestées (notamment des prestations de services et des remboursements de frais) remplissent les conditions légales pour être déductibles. **Textes appliqués** : Les dispositions du code général des impôts (articles 39 et 209) régissant la déductibilité des charges pour l'impôt sur les sociétés, ainsi que les principes généraux de la procédure fiscale contradictoire (article L. 55 du livre des procédures fiscales).
Avocat : SELARL GUY FARCY - OLIVIER HORRIE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608897
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a déclaré sans objet la demande d'injonction d'un étranger visant à obtenir une convocation pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé à un rendez-vous, ce qui rendait sa demande inutile. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, le requérant n'ayant pas justifié de frais exposés.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608396
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, qui sollicitait initialement une injonction contre le préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a constaté l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond des demandes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-3 relatif au pouvoir du juge des référés.
Avocat : YOUNESS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DE SA PALLIX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603175
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par la société Tabula Rasa, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur sa requête. Le litige portait sur la contestation d'une décision de la commune d'Eveux déclarant l'offre de la société irrégulière dans le cadre d'un marché public. La juridiction motive sa solution par le fait que la commune a, en cours d'instance, décidé de reprendre la procédure de passation depuis le stade de l'examen des candidatures, ce qui rend la demande initiale sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CNN AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCALBERT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502103
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a déclaré sans objet le recours en excès de pouvoir visant l'annulation de deux décisions rejetant des demandes de remise gracieuse d'indu de prestations sociales (prime d'activité et RSA). Le juge a constaté que les sommes indûment perçues étaient soldées à la date de sa décision, rendant la demande de remise gracieuse inopérante. Les textes appliqués étaient le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603985
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner sa suspension en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour est également rejetée.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603974
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, condition nécessaire pour ordonner la suspension en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction et d'astreinte est également rejetée.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311232
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler la décision ministérielle du 8 juin 2023 maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée, conformément aux articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle considère également que le ministre de l'intérieur, en fondant son ajournement sur la méconnaissance récurrente des obligations fiscales de la requérante, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire prévu par l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : LAVENANT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311043
Sujet principal : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour défaut d'assimilation, fondé sur une erreur manifeste d'appréciation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'administration, disposant d'un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation, a pu légalement fonder sa décision d'ajournement sur des éléments tirés de l'enquête administrative concernant la conduite du demandeur, sans commettre d'erreur manifeste. Textes appliqués : Articles 21-15 du code civil, 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et articles L. 234-1 du code de la sécurité intérieure et 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 relatifs à l'enquête administrative.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision explicite du ministre de l'intérieur du 28 août 2023, qui s'était substituée à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et 49 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal a également jugé que le ministre disposait d'un pouvoir d'appréciation pour ajourner la demande, sans constater d'erreur manifeste dans l'exercice de ce pouvoir.
Avocat : SHAHABUDDIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311806
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un ajournement de demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision initialement attaquée (du 22 juin 2023) avait perdu son objet suite à son retrait et son remplacement par une nouvelle décision (du 16 janvier 2024), et a donc examiné la légalité de cette dernière. Il a rejeté la requête, estimant notamment que la signature de l'acte était régulière au regard des délégations prévues par le décret du 27 juillet 2005, et que l'absence de recours préalable de l'intéressé n'affectait pas la compétence du ministre pour statuer, conformément à l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : PALLANCA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600912
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande d'injonctions relatives à son titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du même code.
Avocat : VIENS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604968
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de la CRRV confirmant l'annulation d'un visa de regroupement familial. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant), ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312674
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle maintenant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision attaquée était régulièrement habilité par délégation et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le motif d'ajournement, fondé sur le comportement fiscal critiquable du requérant (dette importante et récurrente), est légal au regard des pouvoirs discrétionnaires conférés par l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article 21-15 du code civil.
Avocat : BETOE SCHWERDORFFER