Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303589
**Sujet principal** : Contestation d'une imposition rectificative concernant des rémunérations et avantages perçus par un associé, qualifié de gérant de fait, et traités comme des revenus distribués. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il confirme la qualification de M. C... en tant que gérant de fait de la société durant la période litigieuse et valide le principe de l'imposition des sommes en cause. Il estime que l'administration a suffisamment motivé sa proposition de rectification et que la procédure suivie était régulière. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment articles 62 et 111) et Livre des procédures fiscales.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GORRET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303899
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un litige en plein contentieux opposant la commune de Cléguérec à la SAS Gerflor concernant des vices cachés affectant un sol sportif. La juridiction a rejeté la requête de la commune, considérant que la preuve des vices allégués n'était pas établie et que la commune n'avait pas démontré que les désordres constatés étaient antérieurs à la vente. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil relatives à la garantie des vices cachés (article 1641 et suivants).
Avocat : AVOXA RENNES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305363
**Sujet principal** : Contestation par une SCI d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés suite à la rectification de la plus-value réalisée lors de la cession d'un bien immobilier, après un changement de régime fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Rivière et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les amortissements non pratiqués avant le changement de régime (de société de personnes à société de capitaux) doivent bien être réintégrés dans la base de calcul de la plus-value imposable lors de la cession ultérieure du bien. **Textes appliqués** : L'article 39 duodecies du code général des impôts (CGI), relatif au régime des plus-values à court et long terme, et les dispositions régissant le changement de régime fiscal d'une société.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602295
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une mesure d'expulsion. La requérante invoquait une atteinte à son droit à un recours effectif, mais le juge estime que la demande n'est pas fondée, car l'expulsion résulte de l'exécution d'une décision de justice civile et non d'un acte émanant d'une personne publique. La juridiction applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, relevant qu'aucune décision administrative accordant le concours de la force publique n'était intervenue ou même formellement demandée à la date de la requête.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603241
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Echirolles en désignant un expert pour évaluer un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures de sécurité nécessaires.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202205
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un litige contractuel entre la société La Cité et un groupement de coopération sanitaire (GCS) concernant l'application de pénalités dans le cadre d'un bail emphytéotique hospitalier. Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement des pénalités par le GCS était irrégulière, notamment en raison de l'absence de titre exécutoire ou de recette préalablement émis, méconnaissant ainsi les stipulations contractuelles et les dispositions du décret du 7 novembre 2012. En conséquence, il a annulé le titre exécutoire litigieux et a condamné le GCS à rembourser les sommes perçues, tout en rejetant sa demande reconventionnelle en réparation de préjudice.
Avocat : SARL ARCHYS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504834
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui met ainsi fin à son instance. Le tribunal se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. La procédure, qui portait sur une demande d'indemnisation liée à une erreur dans un contrat de travail avec une commune, est donc close sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310925
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a été saisi par le département de Maine-et-Loire pour obtenir réparation suite à l'installation d'un ascenseur défectueux dans un collège. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des sociétés Camille Ascenseur (constructeur), Ascaudit (contrôle) et Eko (certification) pour les travaux de remplacement, en application des règles de la garantie de parfait achèvement et des obligations des marchés publics. Il a condamné les sociétés à payer solidairement 70 200 euros pour les travaux de réparation, mais a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros pour préjudice d'utilisation, considérant ce chef de préjudice non justifié.
Avocat : ARMEN - NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312789
**Sujet principal :** Litige contractuel entre une commune et une entreprise de BTP concernant des désordres (fuites d'eau, installation non conforme) sur des travaux de plomberie dans une salle de sport municipale. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la majeure partie des demandes de la commune. Il juge que les défauts allégués (mitigeur non isolé, modèle non conforme) relèvent de la garantie de parfait achèvement, qui est prescrite, ou ne sont pas établis comme étant à l'origine du préjudice. La demande de paiement d'une facture par l'entreprise est également rejetée. **Textes appliqués :** Le jugement s'appuie sur les règles du droit des marchés publics, notamment concernant la prescription de la garantie de parfait achèvement après la réception définitive des travaux (article 1792-6 du code civil, applicable par référence).
Avocat : SELARL BOIZARD - GUILLOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313155
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société OGF visant à annuler un titre exécutoire de 93 092,43 € émis par la commune de Saint-Nazaire pour des travaux de remise en état d'un crématorium. Le tribunal a jugé que la créance était fondée en principe et en montant, considérant que les obligations contractuelles de la société, issues d'un contrat de concession, incluaient la remise en bon état de fonctionnement des équipements à l'expiration du contrat. La fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête a été écartée, la commune n'ayant pas rapporté la preuve de la notification du titre.
Avocat : CABANES - NEVEU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412143
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire pour évaluer la prise en charge d'un patient au CHU de Nantes et les préjudices qu'il estime avoir subis suite à une ischémie aiguë du membre inférieur droit. Le juge a considéré que cette mesure était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à déterminer si les soins ont été conformes aux règles de l'art et à évaluer les préjudices.
Avocat : SELARL BIROT-MICHAUD-RAVAUT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603339
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'injonction de délivrer une carte de résident à une personne reconnue réfugiée. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante détient une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MEDJBER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603844
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique visant à expulser M. C... A... d'un lieu d'hébergement d'urgence géré par l'association Les Eaux Vives. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, l'administration n'ayant pas démontré de perturbations graves dans le fonctionnement du service public d'hébergement. La décision s'appuie également sur la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522434
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Cette ordonnance est motivée par le fait que l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction du recours, accordé le dégrèvement total de l'imposition contestée, rendant la requête sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605647
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le juge a constaté que l'administration avait procédé à l'éloignement du requérant en violation manifeste de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement effectif tant qu'un recours contentieux est pendant devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 722-7 du CESEDA, constatant une atteinte grave et illégale à la liberté individuelle.
Avocat : CHAUVIERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604571
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'ordonnance du versement de sa pension de réversion. Le juge a estimé que les pièces médicales produites ne suffisaient pas à caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure conservatoire. La demande accessoire de provision a également été rejetée, étant jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601015
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Le juge estime que la contestation d'une telle mesure relève exclusivement de la procédure spéciale et accélérée prévue par les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). Par conséquent, la requête est jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Avocat : METIDJI TALBI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301120
Sujet principal : Recours d'une fonctionnaire contre une décision de remboursement d'un trop-perçu de rémunération et une demande d'indemnisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation (devenue sans objet après une régularisation administrative), et rejette la demande indemnitaire comme irrecevable, faute de demande préalable à l'administration. Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (exigence d'une demande préalable pour les conclusions indemnitaires).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304184
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme C... visant à annuler les décisions de la CAF du Pas-de-Calais relatives à un trop-perçu de prime d'activité qualifié de fraude. Le juge a jugé irrecevable le recours contre la notification du 3 mars 2023, car cette décision ne faisait pas grief, et a estimé que l'indu principal du 12 juillet 2022 était légalement justifié par l'omission de déclarer une pension d'invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au contrôle et au recouvrement des indus.
Avocat : MEZINE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308680
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur deux requêtes d'un allocataire du RSA contestant le recouvrement d'un trop-perçu et d'une amende administrative pour fraude présumée. Le tribunal rejette les demandes d'annulation, considérant que les sommes perçues dans le cadre de son activité d'auto-entrepreneur constituaient bien des revenus à déclarer et que la procédure de recouvrement était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au contrôle et à la récupération des indus.
Avocat : WILLOT