Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601122
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une ressortissante comorienne visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de son insertion sociale et familiale en France. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens des articles L. 522-3 du code de justice administrative et 7 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601127
Sujet principal : Demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et demande d'autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête en référé-liberté, considérant que la demande est manifestement mal fondée. La requérante n'apporte pas la preuve des atteintes graves et manifestement illégales à ses libertés fondamentales qu'elle invoque. Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (référé-liberté et rejet pour demande manifestement mal fondée).
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301017
**Sujet principal** : La requérante conteste des rehaussements d'impôt sur le revenu et des pénalités pour manquement délibéré, suite à un contrôle fiscal ayant remis en cause la déduction de certains amortissements et charges liés à ses revenus locatifs. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions et pénalités. Il estime que les amortissements contestés, notamment ceux d'une maisonnette, ne sont pas déductibles car ils n'ont pas été "réellement effectués", c'est-à-dire correctement comptabilisés dans les écritures de l'entreprise de la requérante, conformément aux usages. **Textes appliqués** : L'article 39 du code général des impôts, qui régit la détermination du bénéfice imposable et les conditions de déduction des amortissements.
Avocat : SELARL LEXALTO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303944
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une victime d'une chute sur la voie publique due à une excavation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence est engagée pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Elle est condamnée à indemniser la requérante pour ses préjudices, y compris les frais d'assistance à expertise et l'aide humaine fournie par un membre de sa famille. **Textes appliqués** : Article R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits par défaut de mémoire en défense) et principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : CHICOULAA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305278
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités suite à un contrôle fiscal sur pièces de sa société. Le tribunal a jugé la procédure régulière (contrôle sur pièces ne nécessitant pas d'avis de vérification) et a estimé que les rehaussements des résultats de la société, fondés sur le code général des impôts (notamment l'article 39), étaient justifiés, notamment quant au refus de déduire certaines charges et amortissements. La demande de sursis de paiement a été déclarée sans objet et la demande de condamnation de l'État aux dépens rejetée.
Avocat : GAILLARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306673
La décision concerne un recours en plein contentieux devant le **Tribunal Administratif de Marseille** portant sur la contestation par une société de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. Le tribunal **rejette la demande** de la société Carmila Vitrolles, qui réclamait un abattement de 30% sur la valeur locative de ses locaux professionnels. Il applique principalement les **articles 1518 A quinquies, 1518 E et 1498 du code général des impôts**, en rappelant que la valeur locative non révisée au 1er janvier 2017 doit être déterminée selon les règles en vigueur au 31 décembre 2016, sans que la situation défavorable des locaux par rapport au local-type ne justifie l'abattement invoqué.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308444
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la reconnaissance d'une réduction d'impôt au titre de dons effectués en 2017. La juridiction estime que les requérants ne rapportent pas la preuve que les versements litigieux ont été effectués au profit d'organismes éligibles, les reçus fiscaux produits étant jugés non probants. La décision s'appuie sur les conditions de justification prévues à l'article 200 du code général des impôts et par l'arrêté du 26 juin 2008.
Avocat : IKHLEF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308677
**Sujet principal** : Recours d'une SCI contre un titre de recette émis par la commune de Marseille pour le recouvrement des frais d'hébergement d'urgence d'un locataire évacué. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le recours en annulation. Il estime que le titre de recette est régulier, notamment car il est correctement signé par une personne dûment habilitée et qu'il indique suffisamment les bases de la liquidation de la créance. **Textes appliqués** : L'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales (règles de forme du titre de recette) et l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique (obligation de motivation sur les bases de la liquidation).
Avocat : SAGNA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308770
La SARL La Carta conteste devant le **Tribunal Administratif de Marseille** la reconstitution de son chiffre d'affaires et les redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) qui en découlent pour les années 2016 à 2018. Le tribunal, statuant en **plein contentieux**, rejette la requête de la société, considérant que l'administration fiscale était fondée à rejeter sa comptabilité, jugée non probante, et à procéder à une reconstitution par la méthode des vins. La décision s'appuie sur les dispositions du **code général des impôts** et du **livre des procédures fiscales** relatives au contrôle et à la rectification des déclarations.
Avocat : BOUSCASSE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309030
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'un contribuable contestant des impositions rectificatives et des pénalités pour manquement délibéré au titre des années 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la prime de bilan litigieuse, bien qu'inscrite comptablement en 2018, n'était devenue disponible pour l'associé qu'après la décision de l'assemblée générale en janvier 2019, justifiant son imposition en 2019. Il a également estimé que les conditions d'application de la pénalité pour manquement délibéré étaient remplies, rejetant les moyens du requérant fondés sur les articles 12, 109, 156 et 158 du code général des impôts.
Avocat : BINISTI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309451
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications et pénalités fiscales pour les années 2016 et 2017. Le juge a estimé que l'administration était fondée à qualifier certaines sommes perçues sur leurs comptes de revenus d'origine indéterminée et d'autres de revenus distribués, sans avoir à mettre en œuvre la procédure spécifique de l'abus de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 64 du livre des procédures fiscales et 111-1 du code général des impôts concernant la qualification des revenus et la charge de la preuve.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309452
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de contribuables contestant une taxation d'office sur des sommes perçues sur un compte bancaire aux Émirats Arabes Unis. Les juges estiment que les requérants, soumis à la charge de la preuve en vertu de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, n'ont pas démontré que ces sommes correspondaient à des remboursements d'avances et non à des revenus imposables. En l'absence de pièces comptables probantes, l'imposition de ces montants comme revenus d'origine indéterminée est confirmée.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311585
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation d'un usager ayant chuté sur une voie publique. Le tribunal a estimé que les légères déformations du bitume (3-4 cm) ne constituaient pas un danger anormal et que la chute résultait de l'inattention exclusive de la victime, qui connaissait parfaitement les lieux. La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence n'est donc pas engagée.
Avocat : SCP MOTEMPS & TRIBOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604046
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le silence de l'administration, face à une demande complète et régulière, créait une situation d'urgence justifiant son intervention. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604821
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour traiter une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et délivrer un récépissé provisoire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il constate qu'un rejet implicite de la demande de renouvellement est né au plus tard le 28 février 2026, en application des délais légaux, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (procédure de référé et rejet pour absence d'urgence ou demande mal fondée), et articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai et effets du silence de l'administration sur les demandes de titre de séjour étudiant).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604836
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un récépissé ou une décision expresse sur une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande n'est pas recevable car elle cherche à faire obstacle à une décision implicite de rejet déjà formée. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande ne relevant pas manifestement de la compétence du juge des référés) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA (décision implicite de rejet née du silence de l'administration au terme d'un délai de quatre mois).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604852
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant étranger demandant l'examen de son renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de la préfecture pendant 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604944
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant syrien visant à obtenir une injonction, en référé, pour se voir délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge estime que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en procédure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604951
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet le 4 novembre 2025, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-3, R. 431-12 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604962
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en procédure de référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur ses demandes de renouvellement a fait naître des décisions implicites de rejet. Il considère donc que l'urgence n'est pas caractérisée et que la demande est mal fondée, au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.