Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304099

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de l'association l'Etang nouveau, qui demandait la réparation du préjudice écologique de l'étang de Berre et des injonctions contre l'État et EDF. La juridiction a jugé que l'association n'était pas recevable à agir en l'absence de démonstration d'un intérêt à agir suffisant pour l'ensemble de ses demandes. Elle a également considéré que les conditions de la responsabilité n'étaient pas établies, notamment le lien de causalité entre les rejets du canal EDF et les dommages allégués. Les textes applicables incluent le code de l'environnement et la directive cadre sur l'eau.

Avocat : CABINET TTLA PARIS

12 mars 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404122

**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation juge social). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et confirme le refus de la CMI mention stationnement. Il estime que les éléments médicaux produits ne démontrent pas que son handicap réduit de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, au sens des critères légaux. **Textes appliqués** : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, l'article R. 241-12-1 du même code, et l'arrêté interministériel du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite.

Avocat : SELARL DYADE AVOCATS

12 mars 2026• Juge social
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300608

**Sujet principal** : Recours contre le calcul des taux journaliers de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et contre la mention "fraudeur" dans un dossier administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, est saisi pour examiner le recalcul des droits à l'ASS sur plusieurs périodes (2022-2024) et pour ordonner la suppression d'une mention administrative. Concernant cette dernière demande, le tribunal relève d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer une telle mesure de radiation. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde son examen sur les dispositions du code du travail, du code général des impôts, ainsi que sur le code de justice administrative (notamment les articles R. 611-7 et R. 772-9).

12 mars 2026• 1ère chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302995

Le Tribunal Administratif de Rennes a déclaré le recours irrecevable pour incompétence. Le litige, portant sur le calcul d'une pension de retraite du régime spécial de la SNCF, relève du contentieux général de la sécurité sociale. Par conséquent, il est de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.

12 mars 2026• MSS 6ème chambre M. LE BONNIEC
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205316

Sujet principal : Contestation d'une imposition distincte des époux séparés au titre de l'impôt sur le revenu 2020. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes. Solution retenue : Rejet de la requête du contribuable, confirmant le bien-fondé de l'imposition distincte. Textes appliqués : Articles 6 (4., b) et 196 bis du code général des impôts, fixant le régime d'imposition des époux séparés et la date de prise en compte de la situation familiale (au 31 décembre de l'année d'imposition en cas de changement).

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210376

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé irrecevable sa requête au principal, car elle méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un arrêt antérieur de la Cour Administrative d'Appel de Nantes du 13 février 2024 (n°23NT02726) sur le même litige. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'autorité de la chose jugée.

Avocat : LEFEUVRE

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602519

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'un père visant à enjoindre l'administration d'instruire la demande de carte nationale d'identité de son fils mineur ou de prendre une décision motivée. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. Cette conclusion s'appuie sur le fait que l'administration a indiqué les pièces manquantes pour finaliser le dossier et que l'enfant dispose d'un passeport valide, sans que des circonstances particulières justifiant une célérité exceptionnelle ne soient démontrées.

12 mars 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302538

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. B... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 et 2019. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 47 et L. 48 du livre des procédures fiscales relatifs à l'information préalable et au caractère contradictoire de la procédure de contrôle fiscal, ne sont pas fondés. Il considère que l'avis d'examen contradictoire était régulier et que le contribuable a pu présenter ses observations, validant ainsi la procédure de taxation d'office.

Avocat : SELARL AHMED HARIR

12 mars 2026• 1ère chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302950

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Bobion et Joanin, qui demandait principalement la résiliation judiciaire de son contrat de travaux avec le centre hospitalier de Dax et une indemnisation conséquente. La juridiction a rejeté la demande de résiliation, estimant que les difficultés invoquées par l'entreprise, notamment les nombreux travaux modificatifs et les problèmes liés à un sous-traitant, ne constituaient pas une faute du maître d'ouvrage de nature à justifier cette mesure extrême. Le tribunal a examiné les demandes au regard des clauses du contrat (CCAG Travaux, CCAP) et des principes généraux du droit administratif des contrats, sans retenir la responsabilité de l'établissement hospitalier pour les préjudices allégués.

Avocat : BONNET

12 mars 2026• CHAMBRE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400065

Sujet principal : Contestation du montant des honoraires d'expertise fixé par le président d'une cour administrative d'appel. Juridiction : Tribunal Administratif de Pau. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. B... et maintient le montant des honoraires de l'expert à 2 200 euros, considérant que ce montant n'est pas manifestement disproportionné au regard du travail fourni. Textes appliqués : Articles R. 621-11, R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, relatifs à la fixation et à la contestation des honoraires d'expertise.

Avocat : KNISPEL

12 mars 2026• CHAMBRE 1
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505017

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. Le juge unique a jugé le recours irrecevable car introduit hors délai, la décision ministérielle ayant été régulièrement notifiée par lettre recommandée le 13 septembre 2024. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 223-3 du code de justice administrative concernant les délais de recours et la notification.

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505328

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour conduite sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants. La juridiction a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et du non-respect du contradictoire. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la route, en particulier l'article L. 224-2, et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BOURCHENIN

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505352

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'annulation de la suspension du permis de conduire de M. C... pour conduite en état d'alcoolémie. La juridiction estime que la décision préfectorale, prise dans le délai légal de 72 heures prévu par l'article L. 224-2 du code de la route, est régulière, notamment après avoir écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière. Les autres griefs, dont le défaut de motivation et de procédure contradictoire, sont également rejetés.

Avocat : GUYON

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2511077

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler la décision de la Collectivité européenne d'Alsace refusant un transport scolaire spécialisé pour un enfant handicapé. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer, constatant que la requête était devenue sans objet suite à l'octroi d'un transport spécialisé par une décision ultérieure de la collectivité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment celles relatives à l'extinction de l'instance.

12 mars 2026• Juge Unique
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412346

**Sujet principal** : Recours contre des décisions de récupération d'indu et d'inflation d'une majoration pour fraude de 10 % au titre du revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours contentieux ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois à compter de la notification de la décision d'indu. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (article R. 611-7) pour constater l'irrecevabilité.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

12 mars 2026• JU Chambre Sociale
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310717

**Sujet principal** : Demande en responsabilité de l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est avenir suite au décès par noyade d'un adolescent dans une piscine municipale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête des parents, estimant que l'établissement n'avait pas commis de faute dans l'organisation du service de surveillance ou dans la mise en œuvre du protocole de secours. Les moyens invoqués n'étaient pas fondés. **Textes appliqués** : L'article L. 322-7 du code du sport (surveillance constante des piscines publiques) et les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute en cas d'accident dans un ouvrage public.

Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES

12 mars 2026• 2ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305526

La société Filigrane demande réparation pour des prestations supplémentaires liées à un marché de dépoussiérage, invoquant des manquements contractuels de l'administration (conditionnement et rotation des palettes). Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en plein contentieux, rejette sa demande, considérant notamment que la requête était irrecevable (mémoire en réclamation tardif selon l'article 46.2 du CCAG) et que les manquements allégués n'étaient pas établis. Le tribunal applique les dispositions du code de la commande publique et les principes généraux du droit des contrats administratifs.

Avocat : AARPI BUES & ASSOCIES

12 mars 2026• 8ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306043

La SARL Villennes sur Seine Invest Hôtel contestait devant le Tribunal Administratif de Versailles son assujettissement à la taxe annuelle sur les locaux commerciaux et surfaces de stationnement en Île-de-France pour 2023, concernant les chambres et parkings de son hôtel. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les chambres d'hôtel, en tant que locaux délivrant des prestations de services commerciaux, et leurs surfaces de stationnement annexes, sont imposables au sens de l'article 231 ter du code général des impôts. La demande de condamnation de l'État aux frais d'instance a également été rejetée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP TZA AVOCATS

12 mars 2026• 7éme chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306411

**Sujet principal :** Contestation par la société Shurgard France de l'assiette d'une cotisation supplémentaire de taxe sur les locaux de stockage (article 231 ter du CGI) pour son établissement de Chambourcy, concernant l'inclusion ou non des espaces de circulation et de déchargement. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la demande de la société. Il considère que les espaces de circulation intérieure et de déchargement, bien que permettant l'accès à des unités de stockage individuelles louées, ne constituent pas des "parties communes" au sens de l'article 231 ter du CGI. Ces espaces sont des éléments constitutifs et indissociables du local de stockage unique exploité par le propriétaire et sont donc imposables. **Textes appliqués :** Article 231 ter du Code Général des Impôts (CGI) définissant l'assiette de la taxe sur les locaux de stockage en Île-de-France.

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

12 mars 2026• 7éme chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306421

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la société Shurgard France, qui contestait l'assujettissement de certains espaces de circulation à la taxe sur les locaux de stockage en Île-de-France pour l'année 2016. La juridiction a jugé que, dans le cadre de son activité de location d'unités de stockage en libre-service, les espaces de circulation internes (couloirs et escaliers) ne pouvaient être considérés comme des parties communes exclues de l'assiette de l'impôt. La décision s'appuie sur l'interprétation des dispositions de l'article 231 ter du code général des impôts.

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

12 mars 2026• 7éme chambre