| CELEX | 02024R0738-20240304 |
| Type | Règlement (consolidé) |
| Date | lundi 4 mars 2024 |
| Journal officiel | FR Séries L |
| 2024/738 | 4.3.2024 |
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2024/738 DE LA COMMISSION
du 1er mars 2024
retirant l’acceptation de l’engagement pour tous les producteurs-exportateurs, modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/607 et abrogeant la décision d’exécution (UE) 2015/87 portant acceptation des engagements offerts dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2016 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de l’Union européenne (1) (ci-après le «règlement de base»), et notamment son article 8,
après avoir informé les États membres,
considérant ce qui suit:
1. MESURES EN VIGUEUR
| (1) | Par le règlement (CE) no 1193/2008 (2), le Conseil a institué des droits antidumping sur les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine (ci-après la «RPC», la «Chine» ou le «pays concerné») (ci-après les «mesures initiales»). L’enquête qui a abouti à l’institution des mesures initiales est ci-après dénommée l’«enquête initiale».Les mesures en question ont pris la forme d’un droit ad valorem compris entre 6,6 % et 42,7 %. |
| (2) | Par sa décision 2008/899/CE (3), la Commission européenne (ci-après la «Commission») a accepté les engagements de prix offerts par six producteurs-exportateurs chinois (dont un groupe de producteurs-exportateurs) et par la Chambre chinoise de commerce des importateurs et exportateurs de métaux, de minéraux et de produits chimiques (ci-après la «CCCMC» ou la «chambre de commerce»). Ces producteurs étaient Anhui BBCA Biochemical Co., Ltd. [devenue COFCO Bio-Chemical Energy (Yushu) Co., Ltd.], Laiwu Taihe Biochemistry Co. Ltd, RZBC Co., Ltd. et RZBC (Juxian) Co., Ltd, TTCA Co., Ltd, Weifang Ensign Industry Co., Ltd. et Yixing Union Biochemical Co., Ltd. (aujourd’hui Jiangsu Guoxin Union Energy Co., Ltd.). |
| (3) | Par sa décision 2012/501/UE (4), la Commission a retiré l’acceptation de l’engagement offert par un producteur-exportateur, à savoir Laiwu Taihe Biochemistry Co. Ltd. (ci-après «Laiwu Taihe»). |
| (4) | Par le règlement d’exécution (UE) 2015/82 (5), la Commission a prorogé de cinq ans les mesures antidumping définitives sur les importations d’acide citrique originaire de la RPC à la suite d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (CE) no 1225/2009 (6) et a révisé les mesures à la suite d’un réexamen intermédiaire partiel conformément à l’article 11, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1225/2009. |
| (5) | Par le règlement d’exécution (UE) 2016/32 (7), la Commission a étendu les mesures antidumping concernant les importations d’acide citrique originaire de Chine aux importations d’acide citrique expédié de Malaisie, qu’il ait ou non été déclaré originaire de ce pays. |
| (6) | Par le règlement d’exécution (UE) 2016/704 (8), la Commission a retiré les engagements de deux producteurs-exportateurs chinois supplémentaires, à savoir Weifang Ensign Industry Co., Ltd (ci-après «Weifang») et TTCA Co., Ltd (ci-après «TTCA»), en raison de violations des engagements. |
| (7) | Par le règlement d’exécution (UE) 2021/607 (9), la Commission a étendu les mesures antidumping définitives concernant les importations d’acide citrique originaire de la RPC aux importations d’acide citrique expédié de Malaisie, qu’il ait ou non été déclaré originaire de ce pays, pour une période de cinq ans à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures (ci-après le «précédent réexamen au titre de l’expiration des mesures»). |
| (8) | Par le règlement d’exécution (UE) 2023/2180 (10), la Commission a ajouté un nouveau producteur-exportateur, Seven Star Lemon Ltd. (ci-après «Seven Star»), à la liste des sociétés bénéficiant de taux de droit individuels (ci-après le «réexamen au titre de nouvel exportateur»). |
| (9) | Les droits antidumping actuellement en vigueur sont compris entre 15,3 % et 42,7 % pour les importations en provenance des producteurs-exportateurs ayant coopéré, et un taux de droit de 42,7 % s’applique aux importations provenant de toutes les autres sociétés. |
2. TERMES DE L’ENGAGEMENT
2.1. Piliers de l’engagement
| (10) | La Commission a accepté les engagements de prix offerts par six producteurs-exportateurs chinois conjointement avec la CCCMC. En raison de la violation des conditions de l’engagement, la Commission a retiré l’acceptation en ce qui concerne trois exportateurs. Ainsi, des engagements étaient en vigueur pour les autres exportateurs, à savoir:
|
| (11) | Chacun de ces producteurs-exportateurs a offert conjointement avec la CCCMC des engagements aux termes desquels l’exportateur et la CCCMC s’engageaient à respecter les obligations prévues en conséquence. |
| (12) | Les offres d’engagement ont été présentées en deux versions: une version sensible, contenant des précisions sur le prix minimal à l’importation (PMI) des engagements, qui n’était accessible qu’aux parties signataires des engagements, et une autre non confidentielle, sans précision sur le PMI, accessible uniquement aux parties intéressées enregistrées dans le cadre de la procédure concernée. Par conséquent, les informations relatives au PMI étaient considérées comme strictement confidentielles et ne peuvent, d’un point de vue juridique, être divulguées à d’autres parties. |
| (13) | Les producteurs-exportateurs concernés et la CCCMC ont convenu, entre autres, de consulter la Commission pour toute difficulté ou question, technique ou autre, susceptible de se poser au cours de la mise en œuvre et de l’application des engagements. |
2.2. Violation de l’engagement
| (14) | Conformément à l’article 8, paragraphe 9, du règlement de base, toute violation des engagements par une partie entraîne le retrait de l’acceptation des engagements. |
2.3. Termes autorisant le retrait par la Commission
| (15) | Il est indiqué dans les engagements que l’acceptation de ceux-ci repose sur la confiance et que toute action susceptible de nuire à la relation de confiance établie avec la Commission européenne justifie le retrait de l’acceptation. |
| (16) | De plus, les engagements précisent que la Commission peut retirer l’acceptation des engagements à tout moment au cours de leur période d’application si leur surveillance et leur mise en œuvre se révèlent irréalisables. |
3. RAISONS DE RETIRER L’ACCEPTATION DE L’ENGAGEMENT
3.1. Violation des engagements
| (17) | Lors du dernier réexamen au titre de nouvel exportateur, le producteur Seven Star, conjointement avec la CCCMC, a présenté une offre d’engagement de prix qui mentionnait exactement le même PMI que celui applicable aux trois autres engagements en vigueur. Au cours de l’enquête, ni Seven Star ni la CCCMC n’ont, à aucun stade de la procédure, demandé au préalable à la Commission des informations concernant le niveau du PMI (11). Comme indiqué au considérant 12, les précisions sur le PMI des engagements précédemment acceptés constituent des informations confidentielles, accessibles uniquement aux parties signataires des engagements. La CCCMC était partie aux accords d’engagement initiaux en tant que cosignataire avec les producteurs-exportateurs concernés, compte tenu de son rôle et de ses engagements en matière de mise en œuvre et de surveillance. En revanche, Seven Star n’était pas partie à ces engagements et n’était pas non plus une partie intéressée dans le cadre des procédures antérieures. |
| (18) | La CCCMC n’a jamais informé la Commission qu’elle avait reçu l’offre d’engagements de Seven Star avec le même PMI que pour les autres exportateurs, pas plus qu’elle n’a pris contact avec la Commission au sujet de la divulgation éventuelle d’informations confidentielles. Le fait que le PMI n’était plus confidentiel pour une partie extérieure telle que Seven Star constitue un problème majeur que la CCCMC aurait dû porter à l’attention de la Commission conformément à son obligation de consultation mentionnée au considérant 13 ci-dessus. Au lieu de cela, la CCCMC a cosigné l’offre qui a été soumise au cours de l’enquête de réexamen au titre de nouvel exportateur. |
| (19) | La CCCMC savait déjà que le niveau du PMI et son mécanisme d’ajustement étaient confidentiels, au même titre que toute autre information sensible soumise au cours de l’enquête, ainsi que l’a rappelé la Commission dans sa lettre envoyée le 1er mars 2021, et cette confidentialité devait être respectée tant par la CCCMC que par les sociétés (12). |
| (20) | La Commission a évalué cette constatation et a conclu que le fait de ne pas l’avoir informée immédiatement de la fuite d’informations sensibles concernant le PMI constituait une violation de l’obligation de consultation. |
3.2. Abus de confiance
| (21) | La Commission a également évalué l’abus de confiance à la lumière du rôle de la CCCMC dans la mise en œuvre et la surveillance des engagements. Comme indiqué dans la décision d’exécution (UE) 2015/87 de la Commission (13), l’offre d’engagements a été acceptée car la CCCMC s’était jointe aux sociétés offrant des engagements et devait jouer un rôle actif dans la facilitation du contrôle des engagements. En confirmant directement ou indirectement l’exactitude du PMI au tiers, la CCCMC a non seulement manqué à son obligation de consultation, mais a également porté atteinte à la confiance sur laquelle les engagements étaient fondés. Par conséquent, la Commission ne peut plus s’appuyer sur le soutien de la CCCMC aux fins de la surveillance des engagements. |
3.3. Mise en œuvre et surveillance irréalisables de l’engagement
| (22) | En conséquence des actions susmentionnées de la CCCMC concernant les engagements en vigueur, les producteurs non soumis aux engagements qui disposent d’informations sur le niveau du PMI et son mécanisme d’ajustement peuvent ajuster leurs prix en conséquence. Toutefois, seules les entreprises soumises aux engagements doivent respecter des engagements stricts, y compris l’obligation de déclaration et l’obligation de faire l’objet d’une vérification périodique. Ainsi, la connaissance du PMI sans engagement formel de respecter les dispositions relatives aux engagements peut créer une position avantageuse sur le marché. |
| (23) | La Commission a examiné les constatations ci-dessus et a conclu que le PMI applicable aux producteurs-exportateurs concernés ne pouvait plus être mis en œuvre et que les engagements pour tous les exportateurs étaient devenus irréalisables. |
4. CONCLUSION
| (24) | Les violations constatées des engagements, qui ont porté atteinte à la relation de confiance établie avec la Commission, et le caractère irréalisable de ces engagements justifient le retrait de l’acceptation des engagements pour tous les producteurs-exportateurs en vertu de l’article 8, paragraphes 7 et 9, du règlement de base et en vertu des termes de l’engagement. |
5. OBSERVATIONS ÉCRITES ET AUDITIONS
| (25) | Les parties intéressées ont eu la possibilité de faire connaître leur avis, conformément à l’article 8, paragraphe 9, du règlement de base. |
| (26) | La Commission a reçu, dans le délai imparti, des observations de la CCCMC et de trois producteurs-exportateurs chinois. Un producteur de l’Union a présenté, après l’expiration du délai, une déclaration en faveur du retrait des engagements qui, selon lui, n’offrent pas une protection adéquate contre les importations d’acide citrique en provenance de Chine faisant l’objet d’un dumping. La CCCMC et les trois producteurs-exportateurs chinois ont été entendus par la Commission. |
5.1. Comportement de la CCCMC violant l’engagement
| (27) | Premièrement, la CCCMC et Guoxin Union ont allégué que la CCCMC n’avait pas violé l’engagement et qu’aucun des cas de figure prévus dans les dispositions de l’engagement comme constituant une violation de celui-ci ne correspondait au comportement de la CCCMC tel que décrit précédemment. Bien qu’elle confirme avoir reçu la lettre mentionnée au considérant 19, qui rappelait le caractère confidentiel du PMI, la CCCMC estime que le fait de fournir ou de confirmer le PMI existant à un autre producteur offrant un engagement ne peut constituer un motif de retrait des engagements en cours pour tout exportateur concerné. En outre, les parties ont soutenu que le PMI ne devait pas être considéré comme une information confidentielle. |
| (28) | Bien que la situation décrite à la section 3 du présent règlement ne soit pas expressément mentionnée dans la liste de violations potentielles de l’engagement, la Commission a fait remarquer que la clause comprenant cette liste ne revêtait pas un caractère exhaustif, comme le précise le libellé de ladite clause (14). De plus, dans ses commentaires, la CCCMC elle-même renvoie à l’une des clauses de l’engagement, qui établit l’obligation de consulter la Commission européenne au sujet de toute difficulté ou question, de nature technique ou autre, qui pourrait se poser au cours de la mise en œuvre et de l’application de l’engagement (15). La CCCMC évoque donc elle-même dans ses commentaires les dispositions de l’engagement qui sont applicables aux circonstances qui ont motivé le retrait de l’engagement, à savoir la violation de l’obligation de consultation et l’atteinte portée à la relation de confiance. |
| (29) | Comme indiqué au considérant 18, la CCCMC a omis de consulter la Commission conformément à ce principe. Elle n’a donc pas respecté les clauses de l’engagement (16), ce qui constitue une violation de celui-ci (17). Conformément aux dispositions de l’engagement, en pareil cas, la Commission retire immédiatement l’acceptation de l’engagement (18). |
| (30) | La Commission a rappelé les arguments exposés au considérant 12, selon lesquels l’offre d’engagement avait été présentée en deux versions. La version limitée de l’engagement, comprenant le PMI et la méthode de calcul, repose sur l’article 19 du règlement de base, relatif au traitement confidentiel des informations. Si le PMI n’avait pas été confidentiel, il aurait figuré dans la version non sensible de l’engagement, «consultable par toutes les parties à l’enquête». C’est toutefois le contraire qui s’est produit (il a été inclus dans la version confidentielle). Par conséquent, tout argument des parties selon lequel le PMI ne serait pas confidentiel doit être rejeté. |
| (31) | En outre, conformément à la disposition de l’engagement énonçant son objet et ses principaux éléments, la CCCMC et les exportateurs chinois soumis à l’engagement s’étaient engagés à respecter toutes les autres obligations afin que la Commission européenne puisse surveiller efficacement l’engagement (19). Les règles en matière de surveillance étaient précisées dans l’engagement (20), dont une clause autorise la Commission à fournir les instructions supplémentaires jugées nécessaires au bon fonctionnement de l’engagement (21). C’est donc à tort que la CCCMC a affirmé que les instructions, y compris la lettre du 1er mars 2021, étaient purement techniques et ne sauraient constituer un motif de retrait en cas de violation de l’obligation mentionnée dans lesdites instructions. La Commission a rappelé que le PMI est confidentiel dès l’instant où l’engagement est offert, et que les informations concernant le caractère confidentiel du PMI contenues dans la lettre du 1er mars 2021 n’étaient qu’un rappel de cette disposition. La CCCMC était donc tenue de respecter la confidentialité du PMI et de consulter la Commission lorsqu’elle a reçu une nouvelle offre d’engagement contenant des informations confidentielles, de la part d’un tiers qui ne pouvait et n’était pas censé y avoir accès. Puisqu’elle n’en a rien fait, la CCCMC a violé l’obligation de consultation. |
| (32) | Certains exportateurs ont par ailleurs prétendu que le PMI pouvait être divulgué par les producteurs-exportateurs mentionnés aux considérants 3 et 6 qui n’étaient plus soumis à l’engagement en raison du retrait de l’acceptation de ce dernier par la Commission. RZBC a affirmé que Seven Star était même en droit d’obtenir des informations sur le PMI puisque toutes les parties à l’engagement connaissent ce prix, et que Seven Star devrait avoir les mêmes droits que toutes les autres sociétés soumises aux mesures, au nom des principes d’égalité de traitement et de non-discrimination. Selon RZBC, dès lors que Seven Star était en droit de connaître le PMI, toute erreur éventuellement commise dans la façon de procéder pour l’obtenir ne devrait pas être considérée comme une violation, ou alors uniquement comme une violation de nature purement technique. |
| (33) | Il convient de noter que, bien que Seven Star ne soit pas partie à la présente procédure, il ressort des commentaires présentés par la CCCMC (22) que cette société a fourni à la chambre de commerce des informations relatives à l’enquête dans le cadre du réexamen au titre de nouvel exportateur. Malgré cela, aucune des parties, y compris la CCCMC, n’a présenté d’éléments venant étayer les allégations selon lesquelles Seven Star aurait obtenu le PMI d’un des exportateurs qui avait été soumis à l’engagement par le passé. Les parties n’ont fourni aucun élément démontrant que Seven Star avait demandé le PMI à la CCCMC ou à la Commission. La Commission, quant à elle, n’avait reçu aucune communication de Seven Star ou de la CCCMC sur ce point. |
| (34) | En ce qui concerne l’allégation relative à l’absence d’égalité de traitement et à la discrimination, il y a lieu de rappeler que seules les parties à l’engagement dont les offres ont été acceptées, et non tous les producteurs-exportateurs du produit concerné, sont en droit de disposer d’informations sur le PMI. Seven Star, bien que soumise aux mesures sous la forme de droits, n’a jamais été acceptée en tant que partie à l’engagement. Lors du réexamen au titre de nouvel exportateur, l’offre d’engagement présentée par Seven Star n’a pas été acceptée pour d’autres raisons, à savoir qu’elle n’était pas conforme à la situation particulière de la société telle qu’établie par l’enquête. Cela confirme que chaque cas doit être apprécié séparément, en fonction des circonstances. Il y a lieu d’insister sur le fait qu’il n’appartient ni au producteur-exportateur ni à la CCCMC de décider qui peut avoir accès ou non au PMI. L’acceptation ou le rejet de l’offre d’engagement sur la base des critères énoncés à l’article 8 du règlement de base reste à la discrétion de la Commission. En outre, Seven Star n’était pas tenue de soumettre une offre assortie d’un mécanisme de calcul du PMI identique à celui des trois offres d’engagement déjà acceptées. Seven Star aurait plutôt dû proposer une méthode pour la détermination du PMI et son indexation future, en indiquant les composantes de calcul et les valeurs de référence à utiliser, compte tenu de la situation spécifique de cette société. Seven Star a utilisé la même méthode de calcul du PMI que d’autres producteurs-exportateurs, or celle-ci n’était pas appropriée dans son cas, de sorte que son offre n’a pu être acceptée. Par conséquent, toute allégation de discrimination ou de non-respect de l’égalité de traitement est dénuée de fondement. |
| (35) | Comme indiqué précédemment, un engagement doit permettre d’éliminer l’effet préjudiciable de dumping; le PMI et la méthode appliquée pour le déterminer doivent donc être adaptés aux circonstances propres à l’exportateur. Par conséquent, tant le PMI que sa méthode de calcul sont fondés sur une analyse et une appréciation de l’ensemble des éléments factuels disponibles, qui doivent être menées en coopération étroite avec la Commission. Ainsi, la divulgation d’un PMI convenu dans des engagements déjà acceptés ne saurait être réduite au simple fait de communiquer une information isolée qui aurait de toute façon été mise à la disposition de Seven Star, faisant de cette divulgation une infraction purement «technique». Ce raisonnement est fallacieux pour les raisons déjà exposées dans les considérants précédents. |
| (36) | La Commission a néanmoins rappelé que ce qui avait porté atteinte à la relation de confiance était le fait que la CCCMC ait omis de la consulter avant de confirmer le PMI au nouvel exportateur. |
5.2. Pratique en matière d’acceptation des offres d’engagement de nouveaux exportateurs
| (37) | Deuxièmement, la CCCMC et les producteurs-exportateurs ont voulu s’appuyer sur la pratique antérieure en matière d’acceptation des engagements offerts par de nouveaux producteurs-exportateurs. À cet effet, la CCCMC et Guoxin Union ont renvoyé à la décision de la Commission du 23 mars 2010 (23) (ci-après l’«affaire des pièces de voirie en fonte»), dans laquelle trois exportateurs demandant le statut de nouveau producteur-exportateur ont présenté des offres d’engagement identiques à celle qui avait déjà été acceptée lors de l’enquête initiale. |
| (38) | Un autre exportateur a présenté une offre d’engagement distincte, laquelle a été rejetée par la Commission au motif que sa surveillance avait été jugée irréalisable, dans la mesure où l’offre différait de celle qui avait déjà été acceptée. La CCCMC et Guoxin Union ont conclu de cet antécédent qu’il était impossible, pour de nouveaux exportateurs, de s’associer à des engagements existants puisque leur offre pouvait en toute hypothèse être rejetée, soit parce qu’elle différait de l’offre déjà acceptée, comme dans l’affaire des pièces de voirie en fonte, soit en raison d’une violation de la confidentialité, comme dans le cas de Seven Star. |
| (39) | La Commission a rappelé qu’elle dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour se prononcer sur les offres d’engagement. En outre, les engagements permettent de bénéficier d’une exonération des droits. Par conséquent, ils doivent être interprétés de manière stricte et appréciés au cas par cas. On ne saurait préjuger d’une quelconque pratique ou fonder des attentes légitimes sur la base d’un cas isolé, et encore moins de circonstances distinctes. |
| (40) | Il y a lieu de rappeler que dans la présente affaire, des engagements avaient initialement été acceptés pour cinq exportateurs avec un même PMI et pour un exportateur supplémentaire avec un autre PMI, compte tenu de sa marge de dumping (24). L’affirmation selon laquelle des engagements différents assortis de PMI différents ne peuvent pas être acceptés n’est donc pas valable. En outre, aucune analogie ne peut être établie avec l’affaire des pièces de voirie en fonte. Dans cette affaire, l’engagement était un engagement commun de vingt sociétés regroupées avec la CCCME, aux termes duquel toute violation de l’accord d’engagement par l’une des parties supposait une violation de l’ensemble des signataires (25). Dans le cas d’espèce, il n’y a pas d’engagement commun: chaque exportateur a soumis une offre d’engagement distincte, en s’associant uniquement avec la CCCMC. Par conséquent, toute action menée par la CCCMC a une incidence sur chacun des engagements distincts en vigueur. Qui plus est, dans l’affaire des pièces de voirie en fonte, le représentant légal de la CCCMC a consulté la Commission avant de soumettre l’offre définitive des nouveaux exportateurs, conformément à la procédure relative au statut de nouveau producteur-exportateur. Cette procédure n’a pas été respectée par la CCCMC en l’espèce. Par conséquent, cet argument a été rejeté. |
5.3. Obligation de consultation
| (41) | Troisièmement, la CCCMC a affirmé, en se fondant sur l’affaire des pièces de voirie en fonte, que l’obligation de consultation ne s’appliquait qu’en cas de difficultés ou de questions, que la CCCMC n’a pas eues concernant Seven Star. Selon la CCCMC, Seven Star a informé la Commission de son intention de s’associer à l’engagement dès la visite de vérification effectuée dans les locaux de l’exportateur en juin 2023. En outre, la Commission n’a soulevé aucune objection lorsque Seven Star a présenté une offre comportant le même PMI que les autres exportateurs. Qui plus est, la CCCMC a prétendu que la Commission n’avait pas précisé que les termes de l’engagement offert par Seven Star posaient des problèmes de confidentialité. Elle est partie du principe que la Commission avait fourni, en temps voulu et de manière responsable et active, des orientations et des commentaires sur la proposition d’engagement du nouvel exportateur, de sorte que la CCCMC n’a pas consulté la Commission. |
| (42) | La Commission a rappelé qu’au cours du réexamen au titre de nouvel exportateur, aucune assistance ni orientation ne lui ont été demandées à cet égard. De même, la Commission n’a reçu aucune demande ou communication au sujet du PMI ou de sa méthode d’ajustement. Hormis l’indication par Seven Star, lors de la visite de vérification, de son intention de soumettre une offre d’engagement, la première communication reçue de ce producteur était assortie d’une offre presque définitive comportant un PMI. La Commission a procédé aux autres étapes prévues par la procédure ordinaire afin d’analyser l’offre et a soumis son appréciation finale aux parties à l’enquête. La CCCMC et Seven Star ont toutes deux été informées de cette appréciation et de ses principales conclusions, y compris les problèmes de confidentialité du PMI, et ont eu le temps de faire part de leurs observations et de présenter leurs arguments sur cette question. Toutefois, ni l’une ni l’autre n’ont fait usage de cette possibilité et n’ont formulé d’observations. Les allégations selon lesquelles la Commission n’aurait soulevé aucune objection en matière de confidentialité sont donc infondées. |
| (43) | La Commission estime qu’il n’appartient pas à la CCCMC d’anticiper sur la suite prévue ou présumée des événements. Pour tout ce qui concerne le nouvel exportateur, la CCCMC n’est pas autorisée à fournir des informations sur l’engagement en vigueur à des tiers. Selon les termes de l’engagement, l’obligation de consultation est valable en toutes circonstances, pas seulement en cas de question ou de difficulté mais aussi pour les aspects de nature technique ou toute autre question ayant trait à la mise en œuvre et à l’application de l’engagement. Il ne fait aucun doute que le fait de communiquer des informations sur le PMI à des parties non soumises à l’engagement, sans en référer au préalable à la Commission, relève de cette obligation (26). |
5.4. Incidence sur le marché
| (44) | Quatrièmement, la CCCMC et les producteurs-exportateurs ont contesté le fait que l’accès au PMI par d’autres sociétés non soumises à l’engagement puisse constituer un avantage pour ces sociétés. Ils ont fait valoir que d’autres sociétés connaissaient déjà la formule du PMI et qu’il n’existait aucune preuve que cette situation ait créé une quelconque position avantageuse sur le marché. En outre, ils ont affirmé que le prix de vente réel étant supérieur au PMI, les sociétés non soumises à l’engagement ne pouvaient en déduire le prix réellement appliqué. |
| (45) | La Commission a rappelé que, conformément à l’article 19, paragraphe 1, du règlement de base, toute information dont la divulgation avantagerait de façon notable un concurrent est confidentielle. Comme indiqué précédemment, pour ces mêmes raisons, le PMI est une information confidentielle. Les exportateurs soumis à un engagement ne peuvent vendre leurs produits dans l’Union à un prix inférieur au PMI. Il est donc logique que les prix soient plus élevés que le PMI. Cependant, la différence est généralement négligeable, sauf s’il existe des circonstances de marché extraordinaires, ce qui n’est pas le cas en l’espèce. Tous les exportateurs soumis à l’engagement se sont engagés à remplir de nombreuses obligations, dont la déclaration périodique de toutes les transactions, qui doivent être mises à disposition pour toute vérification, et la consultation de la Commission sur toute question relative à la surveillance et à la mise en œuvre. Les exportateurs qui ne sont pas soumis à l’engagement ne sont pas tenus de respecter ces obligations. Le fait de connaître le PMI et la méthode d’ajustement permettrait à d’autres exportateurs de fixer le prix de leurs produits en dessous du PMI indépendamment de tout contrôle même si des droits sont appliqués, compte tenu de l’absence de toute obligation de déclaration. Ces ventes entraîneraient donc un préjudice supplémentaire pour les producteurs de l’Union. |
| (46) | S’il est vrai que certaines des sociétés avaient été soumises à l’engagement par le passé et connaissaient le mécanisme du PMI, le retrait de leur engagement a fait à la suite du non-respect, par ces sociétés, des termes de l’engagement. Les circonstances en l’espèce sont donc différentes, étant donné que, dans les décisions antérieures, la Commission n’avait pu constater aucune atteinte à la confidentialité. Dans le cas présent, Seven Star a pu accéder à des informations confidentielles sur le PMI, alors même que la Commission avait décidé de rejeter son offre d’engagement. Après avoir apprécié les circonstances de l’espèce et les conséquences de la violation de la confidentialité, comme expliqué au considérant 45, la Commission a conclu que le maintien des engagements n’était plus réalisable. Cette allégation a donc dû être rejetée. |
5.5. Intérêt de l’Union au retrait
| (47) | Cinquièmement, la CCCMC et les exportateurs concernés ont prétendu que le retrait de l’engagement n’était pas dans l’intérêt du marché de l’Union et que, partant, l’équilibre du marché s’en trouverait perturbé. La Commission a estimé que cet argument était dénué de fondement. Dans ses observations, l’industrie de l’Union a clairement indiqué que les mesures, dans leur forme actuelle, n’étaient pas suffisantes. Le retrait de l’engagement n’aura pas d’incidences sur la disponibilité du produit sur le marché ou sur sa qualité. En outre, le retrait de l’engagement n’empêche nullement les exportateurs de vendre le produit concerné dans l’Union. Par conséquent, ces allégations n’ont pas pu être acceptées. |
5.6. Proportionnalité
| (48) | La CCCMC et les exportateurs concernés ont affirmé que le retrait des engagements était abusif et disproportionné par rapport aux actes de la CCCMC et des autres exportateurs. Il convient de rappeler que la Commission dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour apprécier le comportement des parties aux fins d’établir la nature de la violation de l’engagement et de déterminer s’il y a lieu de retirer l’acceptation de ce dernier. Comme expliqué précédemment, la Commission a conclu à une violation de l’engagement par la CCCMC et à une atteinte à la relation de confiance. La Commission a en outre constaté qu’au vu des circonstances, l’engagement et sa surveillance n’étaient plus réalisables, ce qui constitue en soi une raison suffisante pour retirer l’engagement. Il convient également de rappeler qu’un engagement peut être retiré quel que soit le niveau de gravité de la violation constatée. En outre, les offres d’engagement ont été acceptées en raison du rôle de la CCCMC dans la mise en œuvre et la surveillance de l’engagement, ce qu’a rappelé la CCCMC elle-même dans ses observations écrites et lors de l’audition. Par conséquent, lorsque la relation de confiance entre la Commission et la CCCMC, qui s’est associée à l’engagement de chaque exportateur, est rompue, cette rupture s’étend à la relation de confiance avec tous les exportateurs. Aussi la Commission a-t-elle conclu, au terme d’une analyse approfondie, que l’acceptation des engagements devait être retirée. |
5.7. Caractère réalisable des engagements
| (49) | Enfin, la CCCMC et les producteurs-exportateurs concernés ont proposé de traiter la question de l’obligation de consultation et de la divulgation du PMI à d’autres exportateurs. La CCCMC a proposé d’établir une position commune sur l’obligation de consultation, dans le cas où de nouveaux exportateurs souhaiteraient s’associer à l’engagement. Toutefois, comme déjà expliqué au considérant 31, l’engagement offert par les exportateurs concernant l’acide citrique n’est pas un engagement conjoint, et les nouvelles offres sont appréciées à l’aune de chaque situation. Les exportateurs, quant à eux, ont proposé de maintenir leurs engagements moyennant une éventuelle révision. Bien que les parties n’aient avancé aucune solution particulière ou proposition concrète, la Commission a étudié d’éventuelles solutions susceptibles d’être réalisables et acceptables pour la Commission conformément aux termes de l’engagement (27), mais n’a pu en trouver aucune qui permette de satisfaire aux exigences des engagements telles qu’énoncées à l’article 8 du règlement de base. |
| (50) | Pour prévenir entièrement les risques potentiels de fraude douanière et la vente de marchandises à un prix inférieur au prix non préjudiciable par des sociétés non soumises à l’engagement mais ayant connaissance du PMI, la Commission devrait procéder à une surveillance complexe des importations en général, en plus de la surveillance des importations couvertes par les engagements. Dès lors qu’aucune obligation de déclaration n’est prévue pour les exportateurs non soumis à un engagement, la surveillance de leurs importations suppose une contrainte excessive et ne saurait donc être considérée comme efficace. La mise en œuvre d’engagements individuels pour chaque exportateur est également exclue, pour la même raison. En outre, comme cela a déjà été indiqué aux considérants 21 à 23, l’engagement offert par les exportateurs a été accepté en raison de leur regroupement avec la CCCMC et du rôle actif joué par celle-ci pour faciliter la surveillance des engagements. Eu égard aux motifs du retrait de l’engagement, la surveillance plus complexe qu’entraînerait la non-participation de la CCCMC apparaît encore moins acceptable, compte tenu du caractère irréalisable que revêtirait cette surveillance. Par conséquent, la Commission a considéré qu’il n’existait aucun moyen de réparer la divulgation du PMI actuel au nouvel exportateur non soumis à l’engagement, et que l’engagement en vigueur était devenu irréalisable. Il y a donc lieu de retirer son acceptation. |
5.8. Conclusion
| (51) | Pour conclure, il importait à la Commission que la CCCMC ne l’ait pas consultée lorsqu’elle a été contactée par le nouvel exportateur proposant une nouvelle offre d’engagement. Une telle omission constitue une violation de l’engagement, qu’il convient par conséquent de retirer. La CCCMC n’a pas le droit de tirer à elle seule, sans consulter la Commission, de conclusions quant à la pratique de la Commission, surtout s’agissant de mesures exceptionnelles telles que les engagements, qui doivent être appréciés au cas par cas. Ni la CCCMC ni les exportateurs concernés n’ont pu présenter un quelconque antécédent dans lequel un engagement d’un nouvel exportateur aurait été accepté dans les mêmes circonstances que dans le réexamen au titre de nouvel exportateur pour l’acide citrique, et aucune affaire analogue ou pratique antérieure présumée de la Commission ne pourrait remettre en cause le pouvoir discrétionnaire de la Commission de mettre fin aux engagements dans la présente affaire. De même, l’argument avancé par les parties selon lequel le retrait de l’engagement ne serait pas dans l’intérêt de l’Union n’est pas pertinent en l’espèce. Conformément à l’article 8 du règlement de base, l’intérêt de l’Union n’est pas un élément pertinent pour apprécier le caractère réalisable et l’efficacité d’une offre d’engagement. En tout état de cause, les parties n’ont présenté aucun argument étayé démontrant les incidences négatives qu’aurait le retrait de l’engagement sur l’industrie de l’Union ou sur le marché de l’Union. Enfin, aucune autre solution susceptible de rendre la surveillance réalisable n’a été soumise à la Commission. |
| (52) | Compte tenu de ce qui précède, aucune des raisons avancées par la CCCMC et les producteurs-exportateurs n’est de nature à modifier la conclusion selon laquelle l’acceptation de l’engagement doit être retirée. |
6. RETRAIT DE L’ACCEPTATION DE L’ENGAGEMENT ET INSTITUTION DE DROITS DÉFINITIFS
| (53) | Conformément à l’article 8, paragraphe 9, du règlement de base et aux clauses pertinentes des engagements autorisant la Commission à retirer unilatéralement les engagements, la Commission a conclu qu’il convenait de retirer l’acceptation des engagements offerts par COFCO, RZBC et Guoxin Union conjointement avec la CCCMC et d’abroger la décision d’exécution (UE) 2015/87 et la décision antérieure du 2 décembre 2008 (2008/899/CE). En conséquence, le droit antidumping définitif institué par l’article 1er du règlement d’exécution (UE) 2021/607 devrait être perçu pour les importations du produit concerné fabriqué par les sociétés COFCO Bio-Chemical Energy (Yushu) Co. Ltd. (code additionnel Taric A874), RZBC Co. Ltd. (code additionnel Taric A876), RZBC (Juxian) Co., Ltd. (code additionnel Taric A877) et Jiangsu Guoxin Union Energy Co., Ltd. (code additionnel Taric A879). |
| (54) | Compte tenu des engagements contractuels des importateurs de l’Union qui ont acheté des marchandises dans la perspective de recevoir des marchandises couvertes par les engagements, les importations d’acide citrique accompagnées d’une facture conforme émise avant l’entrée en vigueur du présent règlement, conformément aux dispositions des engagements, sont exonérées des droits antidumping. Toutefois, toutes les marchandises dont la déclaration de mise en libre pratique a été acceptée à l’issue d’un délai de 30 jours à compter de l’entrée en vigueur du présent règlement sont soumises aux droits. Ce délai permet à la fois aux importateurs dans l’Union et aux producteurs-exportateurs de finaliser leurs engagements contractuels déjà conclus ou d’être dûment informés des conséquences éventuelles liées au retrait de l’acceptation des engagements, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
L’acceptation des engagements pris par les producteurs-exportateurs mentionnés ci-dessous, conjointement avec la Chambre de commerce chinoise des importateurs et exportateurs de métaux, de minéraux et de produits chimiques, est retirée:
| Pays | Société | Code additionnel Taric |
| République populaire de Chine | COFCO Bio-Chemical Energy (Yushu) Co. Ltd. — No 1 Dongfeng Avenue, Wukeshu Economic Development Zone, Changchun City 130401, RPC | A874 |
| Produits fabriqués par RZBC Co., Ltd. — No 9 Xinghai West Road, Rizhao City, province de Shandong, RPC, et vendus par sa société de vente liée RZBC Imp. & Exp. Co., Ltd. — No 66 Lvzhou South Road, Rizhao City, Shandong Province | A926 | |
| Produits fabriqués par RZBC (Juxian) Co., Ltd. — No 209 Laiyang Road (West Side of North Chengyang Road), Juxian Economic Development Zone, Rizhao City, Shandong Province, PRC, et vendus par sa société de vente liée RZBC Imp. & Exp. Co., Ltd. — No 66 Lvzhou South Road, Rizhao City, Shandong Province | A927 | |
| Jiangsu Guoxin Union Energy Co., Ltd. — No 1 Redian Road, ixing Economic Development Zone, Jiangsu Province | A879 |
Article 2
La décision d’exécution (UE) 2015/87 et la décision 2008/899/CE sont abrogées.
Article 3
L’article 2 du règlement d’exécution (UE) 2021/607 est abrogé.
Article 4
1. Le présent règlement entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
2. Les dispositions abrogées par les articles 2 et 3 continuent de s’appliquer aux importations accompagnées de la facture conforme émise avant l’entrée en vigueur du présent règlement et pour lesquelles les déclarations de mise en libre pratique ont été acceptées dans les 30 jours suivant la publication du présent règlement au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 1er mars 2024.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
(1) JO L 176 du 30.6.2016, p. 21.
(2) Règlement (CE) no 1193/2008 du Conseil du 1er décembre 2008 instituant un droit antidumping définitif et portant perception définitive du droit provisoire institué sur les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine (JO L 323 du 3.12.2008, p. 1).
(3) Décision de la Commission du 2 décembre 2008 portant acceptation des engagements offerts dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine (2008/899/CE) (JO L 323 du 3.12.2008, p. 62).
(4) Décision de la Commission du 7 septembre 2012 modifiant la décision 2008/899/CE portant acceptation des engagements offerts dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine (2012/501/UE) (JO L 244 du 8.9.2012, p. 27).
(5) Règlement d’exécution (UE) 2015/82 de la Commission du 21 janvier 2015 instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine à la suite d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (CE) no 1225/2009 du Conseil et clôturant un réexamen intermédiaire partiel conformément à l’article 11, paragraphe 3, dudit règlement (JO L 15 du 22.1.2015, p. 8).
(6) Règlement (CE) no 1225/2009 du Conseil du 30 novembre 2009 relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de la Communauté européenne (JO L 343 du 22.12.2009, p. 51).
(7) Règlement d’exécution (UE) 2016/32 de la Commission du 14 janvier 2016 portant extension du droit antidumping définitif institué par le règlement d’exécution (UE) 2015/82 sur les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine aux importations d’acide citrique expédié de Malaisie, qu’il ait ou non été déclaré originaire de ce pays (JO L 10 du 15.1.2016, p. 3).
(8) Règlement d’exécution (UE) 2016/704 de la Commission du 11 mai 2016 retirant l’acceptation de l’engagement de deux producteurs-exportateurs et modifiant la décision d’exécution (UE) 2015/87 portant acceptation des engagements offerts dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine (JO L 122 du 12.5.2016, p. 19).
(9) Règlement d’exécution (UE) 2021/607 de la Commission du 14 avril 2021 instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine, tel qu’étendu aux importations d’acide citrique expédié de Malaisie, qu’il ait ou non été déclaré originaire de ce pays, à l’issue d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures effectué conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil (JO L 129 du 15.4.2021, p. 73).
(10) Règlement d’exécution (UE) 2023/2180 de la Commission du 16 octobre 2023 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2021/607 de la Commission instituant un droit antidumping définitif sur les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine, tel qu’étendu aux importations d’acide citrique expédié de Malaisie, qu’il ait ou non été déclaré originaire de ce pays, à l’issue d’un réexamen au titre de «nouvel exportateur» effectué conformément à l’article 11, paragraphe 4, du règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil (JO L, 2023/2180, 17.10.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2023/2180/oj).
(11) Règlement d’exécution (UE) 2023/2180, considérants 149 à 156.
(12) t21.001893 — Technical instructions pursuant to clause 5.10 of the undertaking offered within the framework of the anti-dumping proceeding concerning imports of citric acid originating in the People’s Republic of China (UT44).
(13) Décision d’exécution (UE) 2015/87 de la Commission du 21 janvier 2015 portant acceptation des engagements offerts dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations d’acide citrique originaire de la République populaire de Chine (JO L 15 du 22.1.2015, p. 75), considérant 9.
(14) Clause 7.1 de l’offre d’engagement.
(15) Clause 6.1 de l’offre d’engagement.
(16) Clause 2.3, en combinaison avec la clause 6.1 de l’offre d’engagement.
(17) Clause 7.1 de l’offre d’engagement.
(18) Clause 8.3 de l’offre d’engagement.
(19) Clause 2.3 de l’offre d’engagement.
(20) Clause 5 de l’offre d’engagement.
(21) Clause 5.10 de l’offre d’engagement.
(22) Observations écrites de la CCCMC du 10 novembre 2023, points 13 à 15.
(23) Décision de la Commission du 23 mars 2010 modifiant la décision 2006/109/CE en portant acceptation de trois propositions de s’associer à l’engagement commun de prix accepté dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations de certaines pièces de voirie en fonte originaires de la République populaire de Chine (2010/177/UE) (JO L 77 du 24.3.2010, p. 55).
(24) Considérant 6 de la décision 2008/899/CE.
(25) Décision de la Commission du 19 janvier 2006 portant acceptation d’un engagement offert dans le cadre de la procédure antidumping concernant les importations de certaines pièces de voirie en fonte originaires de la République populaire de Chine (2006/109/CE) (JO L 47 du 17.2.2006, p. 59).
(26) Clause 6.1 de l’offre d’engagement.
(27) Clause 8.5 de l’offre d’engagement.
ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_impl/2024/738/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Règlement délégué (UE) 2020/256 de la Commission du 16 décembre 2019 complétant le règlement (UE) 2019/1700 du Parlement européen et du Conseil en établissant un plan glissant pluriannuel (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
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